12.12.2007

Good canary.

Hier soir je suis allée au théâtre avec une amie. Je dois reconnaître que cela m'a fait vraiment fait plaisir car

  1. J'étais invitée ce qui veut dire que bien sûr les places étaient gratuites (avantage non négligeable, surtout pour mon porte-monnaie) et que nous étions très bien placées : en orchestre, oui mais pas trop près, oui mais pas trop loin, oui, vraiment bien.
  2. Cela faisait un bail que je n'étais pas allée au théâtre.

Quant à la pièce, c'était ..., enfin c'était ... Disons que c'était dérangeant. Si vous êtes déprimé et / ou suicidaire, un conseil : surtout n'y allez pas car, en rentrant chez vous, vous êtes sûr de vous jeter par la fenêtre. La pièce Good Canary, avec Christiana Reali et Vincent Elbaz, mise en scène de John Malkovitch, n'est pas franchement drôle : cela traite d'anorexie, de drogue et d'écrivain, le tout agrémenté d'une bonne dose de suicide. Il y a plus joyeux. Le langage est particulier : "putain, fait chier, ta gueule" rythment tout le texte, ce qui m'a gonflé car je ne vais pas au théâtre pour entendre le langage de la rue. Ca m'a empêché d'entrer véritablement dans la pièce malgré tout le talent de Christiana Réali, sublime de justesse, impressionnante, excellente. Vincent Elbaz, très bon, est malgré tout écrasé par la présence de sa partenaire.  Une mention spéciale à Ariel Wiesman, que je n'apprécie d'habitude pas plus que ça : il est juste et semble super content de jouer le rôle du dealer, ce qui me l'a rendu fort sympathique, je dois le reconnaître.

La mise en scène est à l'image de John Malkovitch : bizarre mais néanmoins brillante. C'est ultra moderne et cela réveille le théâtre qu'on a l'habitude de voir, un peu de dépoussiérage fait toujours du bien.  

Malgré tout ces talents réunis et les nombreuses pointes d'humour qui ponctuent le texte, la noirceur du sujet est vraiment, pour moi, rhédibitoire. J'aime aller au théâtre pour me distraire et m'amuser et cette pièce n'est vraiment pas faite pour ça. L'affiche, aux couleurs d'Andy Warhol, est un peu trompeuse quand on n'a pas lu comme moi le scénario avant d'y aller : on croit que c'est joyeux alors que ce ne sont que les délires d'une junkie. Faites gaffe, ça défonce ...