07.05.2008
Dur, dur d'être une Maman.
Si je ne suis pas très présente sur la blogosphère, il y a deux raisons à cela. La première est la météo très clémente : je suis donc par monts et par vaux. Un blog, c'est bien en hiver quand il pleut ... La deuxième est un petit souci : les soucis bloquent totalement l'inspiration et ne donnent pas non plus l'envie d'aller voir chez les autres ce qui s'y passe.
Pendant les vacances, mon plus jeune fils, se met à boîter. Sans doute la croissance, pensai-je. Surtout que ce claudiquement diminue plus il marche et qu'il ne semble pas être douloureux pour Franz. Mais cette boiterie perdure et s'accentue. Mon petit garçon a de plus en plus de difficultés à monter et descendre les escaliers, bute dans toutes les aspérités du sol, devient pataud lorsqu'il marche : sa jambe droite le gêne de plus en plus. Mon coeur se serre à chaque fois que je le regarde avancer et je commence à m'inquiéter. Je pourrais aller chez un toubib sur mon lieu de vacances mais je préfère attendre de voir le pédiatre des enfants en qui j'ai toute confiance.
Résultat, c'est l'angoisse totale pour moi, la Maman. J'imagine mon enfant immobilisé par des appareils effroyables afin de traiter sa maladie qui sera peut-être incurable. Comment gérer l'enfant malade sans que cela ne nuise au grand frère ? Comment expliquer à mes petits garçons cette maladie qui bouleverse l'équilibre familial et leur fait perdre tous leurs repères ? Comment, comment, comment ?
En attendant le rendez-vous chez le médecin, j'organise toute la maisonnée au cas ou Franz devrait être hospitalisé en urgence : les courses sont faites pour plusieurs jours, le linge est à jour, je commence même à noter des petits conseils sur des bouts de papier afin de faciliter la vie de ceux qui resteront à la maison. Et puis, la nuit, je cogite encore plus, si cela est possible. Angoisses nocturnes, cauchemards, insomnies. Mes bras me démangent, la faute au psoriasis. Ah non, je ne fais pas les choses à moitié quand je m'y mets !
Mardi, jour de la consultation. L'angoisse me tord le ventre. Par chance, les patients précédents ne se sont pas présentés, nous entrons directement dans le cabinet. Le verdict est sans appel : Franz s'est fait une entorse au genoux. Une semaine à mettre de la crême sur son petit genoux légèrement enflé suffira amplement à le remettre sur pieds, si je puis dire. Acheter de bonnes chaussures et éviter d'autres chutes.
Depuis, je respire à nouveau mais je cours comme un dératé derrière mon fils afin de prévenir les chutes et j'ai dépensé 80 Euros dans une paire de salomés blanches en taille 24 !
13:53 Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, enfants, parents