28.08.2008

Le chibrocéphale.

images.jpg Mardi 26 août 2008 : Dyns de Ladies Room, me propose. « Louise, cela te plairait d’être un homme jeudi 28 ? »

-          Après m’être mise dans la peau d’une bobo, d’une catho ou encore d’une rédactrice de mode, je suis bien sûr prête à relever le défi pour Ladies Room.

 

 

La différence fondamentale qui existe entre un homme et une femme, c’est le sexe. Alors, en cette journée « Si j’étais un homme », je cesse de réagir avec mes seins, mon clitoris et mon vagin et pense donc avec ma nouvelle b*** toute neuve. N’est-ce-pas là le fantasme suprême de toutes les femmes ?

Au réveil, je connais la douce sensation de mon membre qui se tend sous l’effet de mon subconscient. J’ouvre les yeux et me surprends en considérant ce nouvel appendice qui orne mon bas ventre. Mais je suis rassurée : ce sexe qui a surgi en une seule nuit semble parfait, ni trop grand, ni trop petit ; rien qui ne fasse peur, rien qui ne prête à moquerie. Ce matin, pas de femme dans mon lit pour m’empêcher de me gratter nonchalamment l’entrejambe – TOUS les hommes se grattent, ceux qui prétendent le contraire sont de fieffés menteurs ; mais comme je les comprends maintenant : la sensation est vraiment délicieuse. Je prolonge le moment. Cependant, il devient impératif de me lever. Enfin je sais ce que c’est que de faire pipi debout – j’avais bien tenté l’expérience alors que j’avais 5 ans mais cela ne m’avait guère rapporté que les réprimandes de ma mère à la vue de l’inondation que j’avais produite dans les toilettes. En me rhabillant, je prends grand soin de ne pas coincer cette nouvelle extension anatomique dans la fermeture de mon jean : doucement sur le zip, il en va du bon déroulement de cette journée. C’est que Jésus – oui, j’ai poussé le zèle jusqu’à donner un prénom à mon nouveau sexe, preuve de notre bonne entente : lui et moi, on fusionne – a un programme chargé aujourd’hui ; un accroc à Jésus serait grandement handicapant. Alors, je le rassure Jésus, je lui parle, je le caresse … Oh zut, le voilà qui enfle à nouveau. Je n’avais pas prévu cela, moi ! Soyons honnête, je ne maîtrise pas encore très bien Jésus. Stop !  …. Stop, j’ai dit ! … Mais tu vas t’arrêter, hein ? En voilà des manières !  … Oui, là, c’est mieux.

Jésus et moi pouvons enfin quitter notre appartement. Je marche dans la rue et passe mon temps à loucher sur tous les décolletés que je croise puis à me retourner sur toutes les jolies paires de fesses. Je ne vois qu’une solution pour éviter troubles de la vision et torticolis : s’assoir à la terrasse d’un café. La serveuse vient prendre ma commande : « quels seins ! » ne puis-je m’empêcher de penser. Je ne sais plus où donner de la tête : jambes fuselées, poitrines aguichantes, fesses affolantes. Les tentations sont nombreuses. Jésus commence à s’impatienter. La prochaine qui passera sera pour nous. Une jeune fille blonde décolorée, gironde, ses seins semblant avoir du mal à rester sagement dans leur soutien-gorge, ses fesses moulées dans une mini-jupe racoleuse, se présente à nous. Certes, elle n’est pas du tout mon type, mais là c’est purement sexuel : « je vais me la faire ! » (Ils vont être contents chez Ladies Room ; ma transformation est complètement réussie : en plus d’avoir changé de sexe, je pense dorénavant comme un mec, un vrai, avec des c******* !) « Alors, viens-là ma mignonne, ça va être ta fête ! »

Toute ma journée d’homme se poursuit à draguer de jeunes et jolies filles pas farouches pour deux sous. Quant à Jésus, il s’en sort fort bien pour un débutant.

Mais alors que, vers minuit, je rentre passablement fatigué, je croise une jeune femme tout à fait charmante. Elancée, brune avec une frange, un port de tête altier, cette femme correspond exactement à mes canons de beauté. Je la suis, elle va du même côté que moi. Je n’ose pas l’aborder.  Alors que j’ai pris mon plaisir avec une multitude de jeunes femmes, sans penser un seul instant à leur en donner, cette femme-là, je n’ai pas seulement envie d’elle, j’en suis amoureux. Curieusement, nos pas nous mènent à mon immeuble : vivrait-elle au même endroit que moi ? Alors que j’ouvre la porte afin de la laisser entrer, elle se retourne vers moi et me lance un regard malicieux : je suis pétrifié.  « Bonjour, je m’appelle Louise », me dit-elle.

14.11.2007

Ce n'est pourtant pas la saint Louise aujourd'hui ?

Et bien, quelle déception, quelle souffrance ! Alex ne s'est pas fait prié pour me trouver dix défauts. Il est même allé au-delà de mes espérances, j'ai dû l'arréter en cours de route, c'est qu'il était intarissable, le mufle ! A la fin, c'en était vexant. Il n'a même pas eu besoin de se casser la tête pour me dire mes quatre vérités, c'est venu tout seul.

Voilà pour vous dix reproches qui me sont faits par mon horrible charmant époux :

  • Je ne remets jamais de rouleaux de papier dans les toilettes après avoir utilisé la dernière feuille. Ca l'agace !
  • Je n'aime pas passer l'éponge sur la table, c'est lui qui s'y colle toujours. Ca l'agace !
  • Je lui parle alors qu'il est en grande discussion au téléphone : "dis ceci à machin. Hé qu'est-ce-qu'il dit ? N'oublie pas de lui dire ça ..." Ca l'agace !
  • Chaque mois, pendant deux jours je suis à prendre avec des pincettes et je pleure sans raison, et puis je me rappelle  (j'oublie à chaque fois et chaque fois je me demande ce qui se passe !) que ce ne sont  que les symptômes prémenstruels et tout s'arrange d'un coup. Ca l'agace !
  • Quand je sers à manger, je laisse toujours un fond dans la casserole. Ca l'agace !
  • J'enmène toujours plein de choses inutiles dans les valises quand on part en vacances. Ca l'agace !
  • Quand je prépare des pommes de terre, elles ne sont jamais assez cuites. Ca l'agace !
  • Quand le héros du film dit une phrase cruciale pour la suite de l'histoire, je parle à ce moment là. Ca l'agace !
  • Je suis d'une mauvaise foi sans limite. Ca l'agace.
  • Si j'achète un pull en promo, j'en achète un autre en même temps, mais qui n'est pas en promotion. Ca l'agace ! 

Voilà cher lecteur le portrait qui est fait de moi par mon mari. Ca n'est pas glorieux et ça casse un peu mon sex-appeal. 

Non mais c'est vrai hein, de quoi j'ai l'air moi maintenant ?

13.11.2007

Mais qu'est-ce-qu'il peut m'agacer parfois !

Si la note d'hier prouvait à la face du monde que ma vie amoureuse est harmonieuse (enfin je crois. Bien sur, si Alex cache une double vie, ma vie sentimentale est alors un fiasco total mais comme je n'en sais rien et que, généralement, c'est le genre de chose dont est le dernier informé ...) , celle d'aujourd'hui a pour but de relativiser cette félicité conjugale car, soyons honnêtes, tout n'est pas parfait dans le monde de Louise. Alex a quelques défauts. Si, si, Mesdemoiselles, ne rêvez pas !

Il y a des petites choses qui m'agacent.  Pas de quoi fouetter un chat mais énervant quand même. Jugez par vous-même :

  • Le soir, juste avant de se coucher, il tire sur le bout de la couette comme un malade parce qu'il n'aime pas avoir la couette sur le visage alors qu'il sait très bien que moi j'aime n'avoir que le bout du nez qui dépasse. Ca m'agace !
  • Il pique toujours mon coussin pour le mettre sous ses pieds quand on regarde la télé. Ca m'agace !
  • Il envoie plein de gouttes d'eau sur le miroir de la salle de bain quand il se lave les mains alors que la glace vient juste d'être nettoyée. On dirait un chien qui s'ébroue. Ca m'agace !
  • Quand il ne reste plus qu'un seul oeuf Kinder dans le frigidaire, il le mange et me dit : "je pensais que tu n'en voudrais pas." Alors qu'il sait pertinemment que je l'avais volé aux garçons pour le déguster devant un bon film. Ca m'agace !
  • Il faut que je demande vingt fois pour qu'il lave les carreaux (les carreaux, c'est lui), à chaque fois, la plaisanterie dure deux mois.  Ca m'agace !
  • Au moment ou je dis "A table !", il va systématiquement faire pipi, je n'ai pourtant pas dit "Aux toilettes !" Ca m'agace !
  • Il ne demande jamais sa route quand on est perdu quelque part, il préfère tourner en rond pendant des heures. Ca m'agace !
  •  Il a du mal à mettre la couette dans la housse : il se trompe de côté à chaque fois. Ca m'agace ! 
  • Il ne met jamais ses affaires sales dans le panier destiné à cet usage : il plie tout sur une chaise et attend que le linge marche tout seul jusqu'à la machine à laver. Ca m'agace !
  • Il ne met jamais la vaisselle sale dans le lave-vaisselle, il la pose à côté. Ca m'agace ! 

Je m'arreterai à ces dix reproches, la liste serait trop longues. Mais, comme j'ai épousé Monsieur pour le meilleur ET pour le pire, je fais avec. Après tout, ce ne sont que des broutilles et puis Alex aussi pourrait faire une liste de tous mes petits travers ...