07.01.2008
Mes vacances de Noël !!!
J'avais décidé de prendre des vacances, comme vous avez pu le constater. Deux semaines sans vous, à me la couler douce. Deux semaines de pur bonheur. Deux semaines merveilleuses, calmes, tranquilles, paisibles ...
Tout d'abord, cinq jours délicieux et archi reposants au côté d'une mère hystérique pour cause de :
- Arrivée des ses deux petits-fils en vacances, petits-fils un peu remuants et excités du fait des cadeaux de Noël sur le point de dégringoler de la cheminée : "Comment se fait-il que tes enfants soient dans cet état Louise ? " Moi dans mon fort intérieur : "Ils sont fatigués de leur trimestre, ils ont hâte de voir les cadeaux, il fait 26° dans le salon, ils ne sortent pas car tu es débordée, ils se couchent à pas d'heure car tu es débordée, ils te voient t'agiter, courir dans tous les sens et brasser de l'air car tu es débordée. Forcément, au bout d'un moment ça énerve tout le monde !"
- Dîner du 24 décembre chez mon frère quelque peu perturbé du fait que ma belle-soeur a été malade comme un chien : Maman se sent obligée de faire la garde-malade et va enmerder ma belle-soeur qui fait l'effort de rester allongée dans le canapé du salon alors qu'elle serait dix mille fois mieux dans son lit .... sans ma mère.
- Petit-fils malade comme comme un chien du fait d'une gastro : "Louise, tu n'as pas peur qu'il se déshydrate ? Louise, tu ne veux pas qu'on appelle le médecin ? Louise, tu ne veux pas qu'on l'enmène à l'hôpital ? Louise, tu ne veux pas t'en occuper ?" Moi dans mon fort intérieur : " AAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!!"
- Préparation du déjeuner du 25 décembre du fait que c'est Maman qui invitait : "Louise, comment vais-je faire pour le pain, j'en ai commandé trop ? " Moi : "Tu le mets au congélateur !" "Mais, je n'ai plus de place au congélateur ! Je vais téléphoner à la boulangère pour annuler la commande. Ou bien, tu apporteras une baguette à tes grands-parents. Oui, mais si tes grands-parents ont déjà du pain ? Je suis embêtée avec ce pain ! " Moi dans mon fort intérieur : "On s'en fout de ton pain en trop, tu le jèteras aux oiseaux dans le jardin !"
- Annulation de la venue de mon frère et de sa petite famille pour le déjeuner du 25 décembre du fait de l'état semi-comateux de ma belle-soeur, toujours malade comme un chien et donc obligée d'aller passer des examens à l'hôpital l'après-midi du 25 décembre : Coup de fil à mon frère : "Comment va Céline ? La pauvre, elle est mal ! Tu nous appelles dès que tu as du neuf ! La pauvre, elle est mal ! Veux-tu de l'aide ? La pauvre, elle est mal ! Tu nous rappelles bien dès que vous avez les résultats. La pauvre, elle est mal !" Moi dans mon fort intérieur : " Pitié, pauvre de moi, je suis vraiment mal !!! et ma belle-soeur encore plus, si Maman continue, on va être obligés d'appeler le service réanimation ! "
- Non venue de mes grand-parents au déjeuner du 25 décembre du fait de la chute dont a été victime mon grand-père quelques temps plus tôt : "Louise, il faut que tu passes chez tes grands-parents ! Tu vas voir, ils sont de mauvaise humeur. A chaque fois que je passe, ils bougonnent et font la tête. " Moi, dans mon fort intérieur : "A chaque fois que TU passes, ils font la tête. Tu m'étonnes !"
- Départ de ma petite famille et moi même le soir du 25 décembre du fait de la reprise de boulot d'Alex. Alex et moi dans notre fort intérieur : "YYYYEEEEESSSS !!!!!! "
Bref, un Noël somme toute banal et joyeux. Nous sommes rentrés épuisés et avons dû appeler SOS Médecin pour Franz le 26 décembre car son état ne s'était pas amélioré. Nous sommes restés à Paris jusqu'au samedi, date de notre départ pour la Bretagne. Un temps de chien, une mère avec un caractère de chien et un enfant malade comme un chien : super cette première semaine de vacances de Noël !!! Enfin, voyons les choses du bon côté : à Paris, ma mère n'était pas là et ça ce sont des vacances !
La deuxième semaine des vacances a été bien plus réussie, bien que je sois allée chez belle-Maman. Enfin, pas tout à fait chez elle : nous habitons dans leur deuxième maison, ce qui nous laisse autonomes. Certes, le simple fait de dire "chez Belle-Maman" compromet le bon déroulement de nos vacances, mais force est de reconnaître que cette semaine fut particulièrement agréable. Ca s'est tellement bien passé que j'ai même discuté toute la journée et me suis promenée avec ma belle-mère, un exploit ! A nouvelle année, nouvelle Louise !
Il a fait beau en Bretagne lors de ces vacances, ce qui nous a permis d'enmener les garçons jouer à la plage et à la toute nouvelle aire de jeux en contrebas de la maison. Nous avons respiré l'air iodé, dégusté huitres et bar pêché par beau-Papa, bu du cidre et du champagne plus que de raison et fait des orgies de crêpes au petit-déjeuner et à l'incontournable gouter. Je crois que la promenade côtière en Bretagne ne sert finalement qu'à préparer son estomac en prévision du prochain repas, ce qui explique pourquoi il y a toujours "foule" sur le chemin douanier, quel que soit le temps et l'heure ! Nous avons également beaucoup lu dans la véranda face à la mer, relevant de temps à autre le nez de notre livre pour regarder les ligneurs partir pêcher le bar dans le Raz de Sein, la proue heurtant violemment les vagues une fois le Môle passé. Le jour de l'an, profitant du beau soleil, j'ai enmené mon aîné faire un tour sur le front de mer. Une ambiance particulière s'était emparée des lieux. D'habitude, les retraités viennent parier au café-PMU qui surplombe la plage, mais 1er janvier oblige, le troquet habituellement plein était fermé. Nous avons rencontré quelques promeneurs et tout le monde se disait bonjour et se souhaitait une bonne année. Nous avons prolongé la promenade jusqu'à l'Hotel de ma tante qui avait fait le plein pour le réveillon de la Saint-Sylvestre : les clients, nombreux (l'hôtel affichait complet) venaient déjeuner tardivement, la fête s'étant terminée à 5h30. Les visages étaient heureux même si fatigués par une nuit de danse. Nous avons marché face au vent pour rentrer à la maison et avons pu alors attaquer le premier déjeuner de l'année 2008. Le vent, ça creuse !!!
Certes, ces vacances sont belles et bien terminées mais je suis ravie de retrouver mes petites habitudes de parisienne et surtout de ... VOUS retrouver pour de nouvelles aventures bloguesques, de lire vos blogs et vos commentaires. Parce qu'il faut que je vous avoue une chose : vous m'avez manqué ... mais un petit peu seulement hein ! Enfin, je suis revenue : allez, c'est reparti !!!
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21.12.2007
Le dîner de Noël.
En cette période de Noël, les recettes de cuisine fleurissent sur les blogs, dans les magazines, à la télévision. Les livres de cuisine se vendent comme des petits pains de chez Kayser. Hermé s'affiche avec Julie Andrieu (à moins que ce ne soit le contraire), Sophie vend par lots ses best-sellers et toutes les "stars" y vont de leur recette de bûche de Noël à la façon d'un simple Robuchon. Quant à la toute nouvelle trois étoilée du Guide Michelin, Anne-Sophie Pic, elle vous fait croire dans le Journal du Dimanche qu'un dîner Trois Etoiles est à la portée de tous. Certes, les photos de tous ces festins sont magnifiques et très agréables à regarder mais ne rêvez pas, vous n'obtiendrai pas un tel résultat. En effet, un chef ne dévoilera jamais LA vraie recette, il manquera toujours LE petit truc en plus, ce petit truc qui fait que chez le chef ce sera exquis tandis que chez vous ce sera ... bof !
Commençons par l'apéritif : vous avez préparé des cocktails au champagne dans des coupes que vous avez préalablement trempées dans du sirop de couleur et dans du sucre puis mises au congélateur . L'effet est superbe mais ... Et oui, il y a un mais ! Mais l'effet du froid diminue au bout de quelques temps si bien que le sirop se met à dégouliner le long des verres et termine sa descente sur votre kilim. Quant aux amuse-gueule, à force de discuter, ils sont complètement froids. Qu'à cela ne tienne, vous remettez le plat au four mais le champagne commençant à faire son effet, vous oubliez de l'en sortir : tout est brulé !
Il reste quand même tout le dîner ! En entrée, vous avez voulu innover et suivre les diktats de la mode culinaire. Point de dîner réussi sans verrine, vous savez ces petits verres dans lesquels on empile des couches de différentes couleurs et de différentes textures. Vous vous êtes offert pour l'ocasion l'un des nombreux livres de cuisine qui traitent de ce type de plat. Pas de chance, vous n'avez pas acheté le bon : "les recettes ne sont pas bonnes !" c'est d'ailleurs ce que vous donnez comme excuse à vos invités pour expliquer le ratage complet que sont ces verrines au crabe et à l'avocat. Il semblerait que les feuilles de gélatine n'aient pas pris si bien que la mousse d'avocat brunâtre (vous avez oublié bien sur de citronner l'avocat pour qu'il ne noircisse pas !) s'écoule lamentablement sur le crabe et se décompose d'une façon étrange et ragoutante. La prochaine fois, contentez-vous de toasts au foie gras, à condition de ne pas laisser les tranches de pain de mie trop longtemps dans le grille-pain.
Vos invités, qui jusque là n'ont hélas pas mangé grand chose, vont vouloir se rattrapper avec le plat de résistance. Vous avez longtemps hésité entre le traditionnel gigot du dimanche mais, comme cette année, Noël tombe un lundi soir, vous vous êtes rabattue sur le Chapon farci au foie gras et arrosé d'une sauce au champagne. Noël n'ayant lieu qu'une fois par an, vous vous êtes dit : "Cette année, on ne va rien se refuser, on va mettre les petits plats dans les grands et je vais préparer le plus délicieux chapon qui soit à mes invités. Ils en reparleront encore dans dix ans." Pour bien faire, vous avez commandé, un mois à l'avance, votre chapon pour huit personnes chez le meilleur volailler du coin. Jamais il n'avait été aussi aimable avec vous que ce jour là. Et pour cause, quand un mois plus tard vous êtes allée chercher votre commande vous avez manqué vous étrangler tant la note était salée. Et oui, un chapon fermier AOC ça coute bonbons, façon de parler puisque le chapon lui, les bonbons il n'en a plus ! Prévenez votre banquier avant de finir vos courses car il vous reste encore le champagne et le foie gras à acheter. Finalement vous avez tous les ingrédients nécessaires , vous pouvez donc attaquer la recette. Vous préparez tout méticuleusement, mais ... au moment d'enfourner ce pXXXXX de chapon, vous vous rappelez que vous n'avez qu'un four compact, par conséquent, le chapon n'entre pas dans la hauteur ! Votre mari choisit ce moment pour faire un tour dans la cuisine, lui qui n'y passe qu'une fois tous les six moi, et vous assène ses encouragements les plus sincères : "Mais à quoi t'as pensé le jour ou tu as choisi de faire un chapon ? Tu sais pourtant qu'on a un four compact !" Puis, sans vous laisser le temps de répondre et en évitant bien sur de vous secourrir, il retourne voir vos invités et s'empresse de leur raconter vos malheurs, ce qui les amuse beaucoup mais les inquiète aussi quant à la suite de leur dîner. Il ne vous reste qu'une solution : couper le chapon en deux et surveiller la cuisson sans oublier d'arroser la bête, ou plutôt les deux moitiés de bête, de champagne tous les quarts d'heure. Pour la farce au foie gras, ce sera plus difficile : vous moulez deux boules de farce que vous glissez délicatement sous les deux demi-carcasses et vous priez pour que ce soit mangeable. Enfin, le chapon tant attendu est servi à l'assiette (le service au plat est prohibé étant donné l'air pitoyable du chapon scié par le milieu). Vos invités mangent de bon coeur et félicitent la cuisinière : "Fameux ton poulet !" Vous avez le doit de vous rendre dans la cuisine, d'ouvrir la fenêtre et de crier, ça vous détendra. Il vous reste encore le dessert pour vous rattrapper.
Vous avez préparé, avec l'aide de vos enfants, une multitude de desserts différents : bûche roulée à la confiture de fraise, mousse au chocolat, tartelettes aux amandes, soufflés à l'orange et sablés en forme d'étoile ou de lune. Vous avez également acheté une bûche glacée chez Picard et des mini macarons chez Ladurée. Tous ces desserts sont présentés sur la table ou chacun se sert à loisir, tout en buvant une coupe de champagne. Une fois vos invités repus, vous étudiez les restes et constatez que seuls les desserts achetés ont eu du succès, tous les autres sont intacts dans leur plat. Las, vous vous affalez dans votre canapé et vous retenez de ne pas pleurer.
L'année prochaine, c'est décidé : soit vous vous ferez inviter, soit vous commanderez des pizzas !
JOYEUX NOËL A TOUS !!! et bon appétit ...
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28.11.2007
Une invitation à dîner.
Il y a quelques temps, l'un de mes lecteurs m'a contactée afin de participer à un dîner entre blogeurs. J'ai été surprise et me suis sentie décontenancée. J'ai réflêchi plusieurs jours avant de donner une réponse. Avais-je envie de sortir un peu de l'anonymat de mon blog ? Avais-je envie de mettre des visages sur d'autres blogeurs ? Peut-être seraient-ils déçus en me rencontrant et vice versa ? Quel effet cela fait-il de rencontrer physiquement des gens avec qui l'on discute quotidiennement sans se voir ? Pas facile. Mais étant curieuse de nature, j'ai accepté. (j'ai accepté aussi parce que c'est une fille qui m'a invitée et qu'il y aura plusieurs blogeurs. Bah, oui, je suis très un peu froussarde !)
Et vous, qu'auriez-vous fait à ma place ?
(Je vous ferai bien sûr un petit compte rendu en temps et en heure.)
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23.10.2007
Manuel de survie à l'attention de mes futurs invités.
Tandis que je lis, avec quelques difficultés, il me faut l'avouer (mon unique année de philosophie est hélas loin derrière moi), Le Manuel de survie dans les dîners en ville (ne vous fiez pas au titre, c'est ardu) des brillants philosophes Sven Ortoli et Michel Eltchaninoff, sur les conseils avisés d'un de mes lecteurs, une idée de note me vient à l'esprit : écrire en quelques lignes un manuel de survie à l'attention de mes futurs invités.
Le propos est évidemment moins philosophique (moi, à part la philosophie de comptoir ... Il n'est point question ici de chien situationniste (?) ou de principe de Popper, depuis mon 3/20 lors d'un exposé sur L'Existentialisme, j'ai compris que la philosophie n'était vraiment pas pour moi) mais peut-être plus humoristique. Ne vous méprenez pas, je ne remets aucunement en question le côté drôle du manuel original, je me délecte au contraire de leur second degré. Je conçois seulement un bref manuel que tous mes invités se devront d'apprendre par coeur si :
- ils veulent rentrer vivants chez eux.
- ils veulent être réinvités à la maison.
- La première chose quand vous êtes invité chez moi, c'est d'arriver à l'heure. Bonnemine, que vous connaissez tous maintenant et qui a la facheuse habitude d'arriver la gueule enfarinée avec deux heures de retard, est interdite de séjour. C'est pour l'exemple.
- Merci de m'offrir un bouquet de fleurs (j'adore les pivoines), cela va de soi. C'est moi qui cuisine (Alex risquerait de vous empoisonner), il est donc normal de me remercier. Pas de palmier qui font la taille du salon, ni de cactus, je les ai en horreur. Si vous amenez du vin à Alex, choisissez un bon Bordeaux plutôt qu'un vulgaire rosé, cela nous évitera le mal de crâne. Sachez que j'apprécie toujours autant le champagne.
- Quelques règles de base qu'il est toujours utile de rappeler : pensez à manger la bouche fermée. / N'accaparez pas la conversation, laissez les autres s'exprimer. / Cessez de dire : "Et bien moi je , selon moi je, moi je ". Mais oui, tout le monde sait que vous, c'est toujours mieux.
- Ne ramenez pas vos photos de vacances : Jean-Claude et sa bedaine en Tunisie, Jean-Claude et sa bedaine dans un souk, Jean-Claude et sa bedaine sur un dromadaire, Jean-Claude et sa bedaine par dessus son maillote de bain. C'est long, c'est pénible et la bedaine de Jean-Claude coupe l'appétit à tous les invités.
- Ne parlez pas de vos enfants : des enfants, j'en ai deux, ça me suffit amplement et ce sont les seuls que je supporte. Je me fous complètement de vos gosses, de leurs beaux dessins, de leurs magnifiques vélos et de leurs extraordinaires cacas.
- Evitez les discussions santé : vous avez un cancer, certes je suis ravie pour vous, mais la description en long, en large et en profondeur de votre colonoscopie m'empêche de bien digérer mon saumon à l'oseille.
- Epargnez-nous la liste de toutes les catastrophes et horreurs que vous avez vues au journal télévisé cette semaine : non, on ne parle pas du petit Etienne agé de six mois, atteint de mucoviscidose, abandonné par sa mère dans une benne à ordure, battu par son père alcoolique, violé à la DASS et écrasé par un camion.
- Vous souhaitez parler culture, alors évitez de me dire d'un ton pédant : "Le Requiem de Fauré est mon Requiem favori." car je vous demanderai alors : "Quels sont les autres requiems que vous aimez ?" Ce à quoi vous répondrez : "Bah, heu, j'sais pas, j'en connais pas d'autre ". Un petit conseil : quand tu passes pour un con, passes vite.
- Vous avez le droit de putasser : tous les invités adoreront. Sauf si, étant la toute nouvelle femme du copain d'Alex, vous putassez sur l'ancienne épouse qui se trouve être mon amie. Dommage.
- Le bon dîner et les bons vins font leur effet, les esprits s'échauffent. Vous allez parler sexe : qui couche avec qui, qui saute qui. Comme les putasseries, le sexe est un sujet qui fédère. Mais essayez d'être léger, d'en parler finement et avec un minimum d'humour. Les grossièretés et les lourdeurs sont prohibées. (Elles sont tolérées uniquement dans un contexte décalé).
- Enfin, si vous me voyez bailler, après le digestif, partez, j'ai envie de dormir.
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