26.06.2008

Si vous n'êtes pas capables d'un peu de sorcellerie, ce n'est pas la peine de vous mêler de cuisine ... (Colette).

4ZLCAUXLM0YCA96APM1CASMOZ3ACA7LQBB4CAUVGR79CAQDKKQ1CAD0PAHRCAVAC0L1CAODBK1MCAHAA3GXCA1Z02FECAKC9IUECAHOSTYFCAYVJA47CAU8LG3TCAODWZIWCA6I799DCATDCGNJCAAMIYJS.jpgAlors que la mode est au désordre alimentaire, je crois pouvoir dire, sans fausse modestie, que j'entretiens un rapport sain avec la nourriture. Ma taille et mon poids me facilitent les choses. Certes, je fais attention à ce que je mange (de la viande en quantité raisonnable, beaucoup de légumes et surtout de fruits, pas de dîner pantagruélique ...) mais j'aime manger. J'aime aussi cuisiner.

 

J'aime cuisiner depuis que je suis toute petite. A quatre ans, je me souviens avoir "préparé" mon premier gâteau à l'occasion de ma fête d'anniversaire avec mes petits camarades. C'était un pythivier Alsa. Il suffisait d'ajouter un peu de lait et des oeufs dans de la poudre, mais ce fût pour moi comme si j'avais cuisiné pendant des heures un plat des plus compliqués. Très fière de ma réalisation, ce gâteau fût pendant de nombreuses années mon préféré. J'ai acheté l'autre jour cette même préparation mais le goût a légèrement changé.

 

Mon envie de cuisiner a été entretenue pendant toute ma vie par trois personnes :

Ma Maman, bien sûr, qui cuisine très bien, m'a initiée et m'a encouragée.

Mon grand-oncle maternel qui nous régala mon frère et moi de langue sauce piquante, de lotte à l'américaine, de timbales de crevettes grises au persil, de tarte d'Yport, de riz aux crevettes et de ses fameux steacks hâchés qu'il ne manquait jamais de nous préparer quand nous venions passer le mercredi chez lui. Il hâchait du filet de boeuf (rien n'était trop beaux pour ses neveux !) qu'il mélangeait avec un jaune d'oeuf, de l'ail hâché et du persil. Un délice que je continue à préparer à la maison pour mes enfants. (ne pas faire ce plat pour son amoureux : bisou impossible par la suite !) 

Enfin, la troisième personne qui m'a donné envie de cuisiner, est mon oncle paternel. Meilleur ouvrier de France, il a fait de son hôtel-restaurant un Relais et Château et une référence en matière de gastronomie  en Bretagne. Au début, son hôtel-restaurant préparait des plats traditionnels. L'été, je me souviens que toute la famille se retrouvait sur la terrasse qui surplombait le port pour goûter après la plage. Il y avait des salons de jardin en bois blanc avec de gros coussins rouges. Puis, deux fois l'an, Papa nous enmenait ainsi que ma grand-mère déjeuner dans la vaste salle de restaurant. Mon oncle nous invitait mon frère et moi à faire un tour dans les cuisines. Nous goûtions aux préparations en cours, regardions les cuisiniers travailler et écoutions les explications du chef et ses inévitables coups de gueule. Ces visites ont toujours été pour moi un vrai plaisir car c'était un privilège de pouvoir accéder aux cuisines d'un grand restaurant. Puis mon oncle a surfé sur la vague de la nouvelle cuisine, décrochant à cette époque ses galons de grand chef. Ma tante s'est occupée de l'hôtel et de l'accueil, transformant doucement l'hôtel en nid douillet et luxueux, avec une véranda confortable à la place de la terrasse en bois. Régulièrement nous étions invités et dégustions des petites merveilles : feuilletés aériens, consommés délicats, filets de boeuf fondants à souhait, tartes fines divines, farandoles de sorbets, que sais-je encore. Notre palais reçut ainsi une éducation haut de gamme. Ces découvertes culinaires n'allant bien évidemment pas sans un service de table irréprochable, je pris goût à la belle vaisselle et à l'argenterie. Tant et si bien qu'aujourd'hui je chine de l'argenterie d'hôtel et de la verrerie et ai du mal à envisager un dîner à la bonne franquette. Je trouve toujours plus agréable de déguster un bon plat dans une jolie assiette et de savoir que ses hôtes ont fait quelques efforts pour vous recevoir. 

Lorsque j'invite des amis à dîner, je commence par chercher des recettes une à deux semaines à l'avance. J'aime que tout soit parfait et préparer un dîner de A à Z : même le pain est  une fabrication maison. Les biscuits apéritifs n'ont pas le droit de cité et sont donc remplacés par des amuses-gueule : endives au saumon fumé et crême légère, gougères, tomates-cerise au guacamole, mini-tartelettes aux pommes et au chèvre frais ... Ces merveilles sont présentées dans les coupes en verre moulé que je collectionne et disposées ensuite sur un plateau recouvert d'un napperon brodé blanc sur blanc par mes soins. Les cocktails-dînatoires sont ce que je fais de mieux. Si c'est un dîner, j'aime préparer des salades dans des corolles de brick : l'effet sur une table (table blanche obligatoirement, avec des photophores et de mini-cyclamens blancs disposés sur un tapis de mousse - demandez la mousse à votre fleuriste. C'est somptueux et pas cher du tout comme décor de table) est immédiat. Mêmes exclamations quand je sers mon roulé de saumon aux épinards : "c'est beau et c'est bon, tu me donneras la recette, hein, dis ?" Passons au plat de résistance qui, la plupart du temps sera servi à l'assiette : j'aime qu'un plat soit bien présenté. L'une de mes préparations fêtiches est un carré d'agneau au pistou que j'accompagne de flans individuels aux champignons, de tomates à la provencale et d'un fagot de haricots verts. Si c'est un poisson, ce seront des filets de sole à la normande (une crême avec crevettes, moules et champigons) accompagnés de carottes, courgettes et pommes de terres à la vapeur saupoudrés de ciboulette. Un brie avec une salade seront servis à l'assiette encore, avant un dessert frais et léger : ce peut être une salade de fruit servie dans une tuile géante en forme de corolle, ou un vacherin au caramel en forme de petit dôme. Avec le café, prévoyez une petite place, histoire de faire honneur aux mini-tartelettes aux amandes.

 

Jusqu'alors, je n'ai jamais eu de réclamations. Et le plus beau compliment qu'on m'ait fait a été dit par un ami. Alors que je lui ouvrais la porte parce qu'il venait juste de sonner, il s'exclama : " ah, chez les *****, on mange toujours bien. Où est ma place qu'on attaque le festin ? J'ai faim, moi !"

Bon, alors, quand est-ce-que vous venez dîner à la maison ? Je fais aussi divinement bien le civet de lapin, le cassoulet, la paella, la tarte tatin ... Il y en a pour tous les goûts !!!

 

Oopsgal m'avait taguée, je l'ai fait .... à ma sauce !!!

12.03.2008

A table !

Les français, ainsi que l'affirme Stephen Clark dans son excellent et drôlissime bouquin "God save La France", mettent au même niveau la bouffe et le sexe. Je ne parle pas ici des français qui se goinfrent de pizzas ou de hamburgers, qui confondent cuisiner et mettre un plat sous vide au micro-ondes. Je parle des français qui aiment manger des plats du terroir cuisinés avec amour, qui aiment ou rêvent de gouter les chefs-d'oeuvre des derniers étoilés du Guide Michelin, qui aiment s'installer autour d'une grande table  avec des amis, qui aiment cuisiner et essayer de nouvelles recettes toutes plus apétissantes les unes que les autres ; bref, des bons-vivants amateurs de bonne chère.

Sexe et bouffe seraient donc à égalité pour nous, Franchouillards aux palais délicats et raffinés ?

Premièrement, vous noterez l'homophonie entre chair et chère. Celle-ci est effectivement très révélatrice. De plus, ainsi que je l'ai noté dans mon introduction, l'on dit " cuisiner avec amour". Pétrir s'applique aussi bien à de la pâte qu'aux seins d'une femme ou aux fesses d'un homme. Ne dit-on pas passer à la casserole ? La grivoiserie gauloise ne s'y est pas trompée qui empreinte également au lexique culinaire : on bouffe, on suce, on lèche, des prunes, des oeufs, des bonbons et autres nourritures corporelles. Donc, d'un point de vue lexical, un point partout, la balle au centre.

Deuxièmement, la bonne nourriture est, pour nous, indissociable du plaisir physique : point d'étreinte charnelle sans bon dîner auparavant. Le mâle le sait bien qui, pour attirer la femelle dans son lit, devra au minimum se fendre d'un repas au restaurant. Il saura évidemment, qu'il convient de ne manger ni escargots, ni tournedos à l'échalotte, ni Munster mais de choisir des mets aux goûts et odeurs moins prononcés s'il veut, ne serait-ce qu'embrasser sa promise. Cette dernière, pour arriver à ses fins, se devra de faire hommage au repas (on suppose qu'une femme s'astreignant à un régime ne saurait apprécier davantage les plaisirs physiques ) et d'éviter les plats parsemés de persil afin de ne pas coincer l'herbe aromatique entre ses dents : son sex-appeal en prendrait un sacré coup.

Troisièmement, l'étude du contenu des assiettes en dit long sur son futur partenaire. Si l'on choisit un plateau de fruits de mer, c'est qu'on n'est visiblement pas pressé : éplucher un tourteau dignement demande du temps et de la maîtrise (ça promet pour la suite ...). Choisir un poulet au gingembre reflète un caractère légèrement superstitieux et inquiet : Monsieur a besoin d'un aphrodisiaque pour vous mettre dans son lit.  Un steack frites ? Soit Monsieur n'est pas très curieux dans le domaine culinaire et la suite risque de manquer de saveur, soit il se moque complètement de ce qu'il a dans son assiette se contentant de savourer votre beauté. Attention, danger si il demande le quatre-quart, le même que celui que lui fait sa Maman, mais en moins bon, forcément : Monsieur, ou devrais-je dire Grand Couillon, est incapable de couper le cordon ombilical et, dès demain, après votre partie de jambes en l'air, vous enmènera chez sa mère qui décidera si oui ou non (et ce sera non, croyez-moi) vous avez les qualités requises pour faire le bonheur de son fiston.

Quatrièmement, une digestion digne de ce nom s'accompagne toujours d'un digestif d'une sieste coquine : les français aiment faire ripaille mais si en plus cela peut déboucher sur une partie de jambes en l'air, alors le plaisir est total.

 

Juste une question : que choisissez-vous quand vous êtes invité au restaurant ?

21.12.2007

Le dîner de Noël.

En cette période de Noël, les recettes de cuisine fleurissent sur les blogs, dans les magazines, à la télévision. Les livres de cuisine se vendent comme des petits pains de chez Kayser. Hermé s'affiche avec Julie Andrieu (à moins que ce ne soit le contraire), Sophie vend par lots ses best-sellers et toutes les "stars" y vont de leur recette de bûche de Noël à la façon d'un simple Robuchon. Quant à la toute nouvelle trois étoilée du Guide Michelin, Anne-Sophie Pic, elle vous fait croire dans le Journal du Dimanche qu'un dîner Trois Etoiles est à la portée de tous. Certes, les photos de tous ces festins sont magnifiques et très agréables à regarder mais ne rêvez pas, vous n'obtiendrai pas un tel résultat. En effet, un chef ne dévoilera jamais LA vraie recette, il manquera toujours LE petit truc en plus, ce petit truc qui fait que chez le chef ce sera exquis tandis que chez vous ce sera ... bof !

Commençons par l'apéritif : vous avez préparé des cocktails au champagne dans des coupes que vous avez préalablement trempées dans du sirop de couleur et dans du sucre puis mises au congélateur . L'effet est superbe mais ... Et oui, il y a un  mais ! Mais l'effet du froid diminue au bout de quelques temps si bien que le sirop se met à dégouliner le long des verres et termine sa descente sur votre kilim. Quant aux amuse-gueule, à force de discuter, ils sont complètement froids. Qu'à cela ne tienne, vous remettez le plat au four mais le champagne commençant à faire son effet, vous oubliez de l'en sortir : tout est brulé !

Il reste quand même tout le dîner ! En entrée, vous avez voulu innover et suivre les diktats de la mode culinaire. Point de dîner réussi sans verrine, vous savez ces petits verres dans lesquels on empile des couches de différentes couleurs et de différentes textures. Vous vous êtes offert pour l'ocasion l'un des nombreux livres de cuisine qui traitent de ce type de plat. Pas de chance, vous n'avez pas acheté le bon : "les recettes ne sont pas bonnes !" c'est d'ailleurs ce que vous donnez comme excuse à vos invités pour expliquer le ratage complet que sont ces verrines au crabe et à l'avocat. Il semblerait que les feuilles de gélatine n'aient pas pris si bien que la mousse d'avocat brunâtre (vous avez oublié bien sur de citronner l'avocat pour qu'il ne noircisse pas !) s'écoule lamentablement sur le crabe et se décompose d'une façon étrange et ragoutante. La prochaine fois, contentez-vous de toasts au foie gras, à condition de ne pas laisser les tranches de pain de mie trop longtemps dans le grille-pain.

Vos invités, qui jusque là n'ont hélas pas mangé grand chose, vont vouloir se rattrapper avec le plat de résistance. Vous avez longtemps hésité entre le traditionnel gigot du dimanche mais, comme cette année, Noël tombe un lundi soir, vous vous êtes rabattue sur le Chapon farci au foie gras et arrosé d'une sauce au champagne. Noël n'ayant lieu qu'une fois par an, vous vous êtes dit : "Cette année, on ne va rien se refuser, on va mettre les petits plats dans les grands et je vais préparer le plus délicieux chapon qui soit à mes invités. Ils en reparleront encore dans dix ans." Pour bien faire, vous avez commandé, un mois à l'avance, votre chapon pour huit personnes chez le meilleur volailler du coin. Jamais il n'avait été aussi aimable avec vous que ce jour là. Et pour cause, quand un mois plus tard vous êtes allée chercher votre commande vous avez manqué vous étrangler tant la note était salée. Et oui, un chapon fermier AOC ça coute bonbons, façon de parler puisque le chapon lui, les bonbons il n'en a plus ! Prévenez votre banquier avant de finir vos courses car il vous reste encore le champagne et le foie gras à acheter. Finalement vous avez tous les ingrédients nécessaires , vous pouvez donc attaquer la recette. Vous préparez tout méticuleusement, mais ... au moment d'enfourner ce pXXXXX de chapon, vous vous rappelez que vous n'avez qu'un four compact, par conséquent, le chapon n'entre pas dans la hauteur ! Votre mari choisit ce moment pour faire un tour dans la cuisine, lui qui n'y passe qu'une fois tous les six moi, et vous assène ses encouragements les plus sincères : "Mais à quoi t'as pensé le jour ou tu as choisi de faire un chapon ? Tu sais pourtant qu'on a un four compact !" Puis, sans vous laisser le temps de répondre et en évitant bien sur de vous secourrir, il retourne voir vos invités et s'empresse de leur raconter vos malheurs, ce qui les amuse beaucoup mais les inquiète aussi quant à la suite de leur dîner. Il ne vous reste qu'une solution : couper le chapon en deux et surveiller la cuisson sans oublier d'arroser la bête, ou plutôt les deux moitiés de bête, de champagne tous les quarts d'heure. Pour la farce au foie gras, ce sera plus difficile : vous moulez deux boules de farce que vous glissez délicatement sous les deux demi-carcasses et vous priez pour que ce soit mangeable. Enfin, le chapon tant attendu est servi à l'assiette (le service au plat est prohibé étant donné l'air pitoyable du chapon scié par le milieu). Vos invités mangent de bon coeur et félicitent la cuisinière : "Fameux ton poulet !" Vous avez le doit de vous rendre dans la cuisine, d'ouvrir la fenêtre et de crier, ça vous détendra. Il vous reste encore le dessert pour vous rattrapper.

Vous avez préparé, avec l'aide de vos enfants, une multitude de desserts différents : bûche roulée à la confiture de fraise, mousse au chocolat, tartelettes aux amandes, soufflés à l'orange et sablés en forme d'étoile ou de lune. Vous avez également acheté une bûche glacée chez Picard et des mini macarons chez Ladurée. Tous ces desserts sont présentés sur la table ou chacun se sert à loisir, tout en buvant une coupe de champagne. Une fois vos invités repus, vous étudiez les restes et constatez que seuls les desserts achetés ont eu du succès, tous les autres sont intacts dans leur plat. Las, vous vous affalez dans votre canapé et vous retenez de ne pas pleurer.

L'année prochaine, c'est décidé : soit vous vous ferez inviter, soit vous commanderez des pizzas !

JOYEUX NOËL A TOUS !!!  et bon appétit ...

09.09.2007

c'est qui Chlorraine ?

Hier soir, Alex et moi étions invités à diner chez un couple d'amis afin de feter l'anniversaire de Monsieur. Madame avait mis les petis plats dans les grands, de sorte que nous avons diner de ... quiches !

Quel est le con qui a inventé la quiche ?

Pourquoi, à chaque fois qu'on est invité, faut-il qu'on nous serve des quiches ?

J'entends déjà vos réponses :

  1. c'est facile à faire.
  2. ca n'est pas cher : pour l'hotesse non. Mais nous, hier soir , notre part de quiche nous a couté une bouteille de très bon champagne pour Monsieur qui est un amateur, un bouquet pour Madame sans oublier une baby-sitter. Et là, c'est très, très cher la part de quiche.
  3. il y a des tas de sortes de quiches différentes : prenez tous les restes de la semaine (on ne va pas jeter quand meme !), ajoutez deux oeufs et de la creme fraiche , mélangez, versez sur une pate brisée Champion  élastique à souhait (Madame n'avait absolument pas le temps de faire sa pate brisée elle -meme) et basta.
  4. tout le monde adore les quiches.   NAN, tout le mode est poli, c'est pas pareil !

Alors voici ce qu'on nous a proposé hier soir :

  1. une quiche lorraine : dans les grandes soirées on met toujous un grand classique, c'est une règle.
  2. une quiche au thon : les invités revenant tous d'un mois à la mer, c'est le clin d'oeil.
  3. une quiche au saumon et aux épinards : les épinards c'est pour le coté light.
  4. une quiche au poulet : parce qu'il restait du poulet dans le frigidaire depuis mercredi.

Et, en dessert, non pas la "Cerise sur le Gateau" de Pierre Hermé (hélas), mais des ... tartes, aux pommes, aux poires et aux abricots, faites par Maman pour l'anniversaire de Papa avec de bons rouleaux de pate sablée Champion ! J'ai fini ma soirée prostrée dans un fauteuil, respirant difficilement, mon ventre pret à exploser.

Résultat, ce matin , j'ai courru jusqu'à la pharmacie de garde qui bien sur se trouvait à l'autre bout de l'arrondissement, pour acheter trois boites de Microlax .