11.04.2008
Starsky et Louise.
La crise de la quarantaine. Quelle femme, saine d'esprit, ne la redouterait pas ? Aucune. Elle frappe les hommes mais ses effets dévastateurs, c'est bien la femme, enfin la femme légitime, qui les subit.
Généralement, le Démon de Midi s'empare de l'esprit la libido de Monsieur vers l'âge de 37 - 38 ans. Monsieur résiste .... ou pas, pendant deux petites années, mais, à quarante ans, PAF !!!, ça lui tombe dessus comme la vérole sur le Bas Clergé breton et vous n'avez plus qu'à pleurer toutes les larmes de votre corps ( si vous êtes une femme soumise) ou bien à vous dégotter rapidement un amant histoire de vous venger (ça fait du bien par ou ça passe) et de faire revenir Monsieur la queue basse entre les jambes, ce qu'il ne manquera pas de faire, sa jeune blondasse l'ayant pompé jusqu'à la moelle. (Vous me pardonnerez ces tournures de phrases pour le moins scabreuses, mais la situation l'impose : la crise de la quarantaine n'est hélas qu'une histoire de fesses).
Alex ayant trente neuf ans, la révolte gronde. Il n'a pu s'empêcher de faire comme les copains !
Elle est plus jeune que moi de 5 ans. Elle est massive. Elle a un arrière train des plus prononcés. Je ne saurais déterminer la couleur exacte de sa "chevelure". Elle a une forte contenance. Elle ronronne quand on la titille. Elle a du mal à s'arréter quand elle est lancée. Elle commence sérieusement m'agacer. Et cela va faire un an qu'il entretient sa satanée maîtresse ; pas une semaine ne se passe sans que Monsieur ne lui fasse un petit cadeau : alors que je rêve d'une épilation définitive des jambes, en vain, Alex concède à sa maîtresse de nouveaux pneumatiques. C'est pourtant à la femme qui a allaité ses deux enfants qu'il aurait dû offrir des implants mammaires ... L'ingrat !
Tout ça pour une vieille bagnole !
Car, le fait qu'Alex travaille dans le milieu de la nuit, sa crise de la quarantaine a pris une forme pour le moins inattendue. Point de jeune pimbêche (lassé des stripteaseuses ) ni de secrétaire sévèrement poumonnée, mais une voiture. Oui, vous avez bien lu : une voiture !
Alex n'a jamais été de ces hommes qui ont besoin d'une voiture pour affirmer leur virilité (Enfin, ça, c'est ce que je croyais jusqu'à maintenant. Il m'aura fallu dix sept ans pour me rendre compte que finalement, j'ai épousé un bourrin comme les autres !) Oh, il me disait bien parfois au passage d'un break pour surfeur fauché, qu'il aimait ce genre de grosse vieille voiture américaine des années 70, mais je ne m'étais pas inquiétée outre mesure.
J'aurais dû.
Un soir de l'été dernier, mon mari est revenu avec un grand sourire aux lèvres : " Louise, j'ai acheté une voiture. Elle est géniale, tu vas l'adorer. Et puis elle est suffisamment grande pour transporter toute la famille et plein de valises. "
- Super. Je peux la voir ?
- Et bien, il y a un petit détail : elle est immobilisée dans un hangar en Eure et Loir.
- Heu, c'est un tracteur ?
- Presque ... C'est une Ford Taunus qui a trente ans. Je vais la retaper.
- Une Ford quoi ?
- Une Ford Taunus. C'est un peu la voiture de Starsky et Hutch (celle de Starsky et Hutch, c'est une Ford Torino , mais c'est dans le même genre. On retrouve ce type de voiture dans Hawaï Police d'Etat et plus récemment dans Life on Mars.) Mais la nôtre est un break. Je suis sûre qu'elle va te plaire.
- Crois-tu qu'on pourra se fumer des pet en regardant les vagues et qu'on pourra dormir dedans avec un bon duvet ? Je suis sûre que ton fils de deux ans va adorer. Les enfants, Papa va se laisser pousser les cheveux et va les décolorer avec de l'eau oxygénée et nous allons tous prendre des cours de surf. Cool, man !
Ce furent mes dernières paroles. Je ne lui ai plus reparlé pendant trois jours.
Refusant de priver mes enfants de leur père, j'ai choisi de rester et de faire avec cette pétasse au cul bas. Il a continué son aventure avec elle, allant même jusqu'à parcourir 200 bornes dans un camion afin de la ramener sur un plateau. Elle a eu droit à un relooking, un grand nettoyage, une révision et elle a passé le contrôle technique haut la main. La garce ! Enfin, le 16 mars, Alex et elle ont fêté ses trente ans en tête à tête, dans le garage la garçonnière qu'il s'est empressé de lui louer (place 503, 2ème sous-sol).
Mais, depuis quelques temps, le remord commence à ronger Alex. Hier, il m'a proposé un week end champêtre, en amoureux, au Puy-en-Velay les 5 et 6 juillet. J'ai pensé tout de suite à un petit voyage dans un élégant Coupé Mercedes, un Relais et Château, un dîner aux chandelles. J'ai dit oui, bien évidemment.
Je n'aurais pas dû.
Car, en guise de week end champêtre en amoureux, je vais avoir droit aux Taunus Days : un rassemblement d'amateurs de Taunus, avec barbecue, nuit dans un gîte et soirée bowling ... à moins que je ne crêve les pneus de la taunus d'Alex et que je ne lui défonce l'arrière train.
Mais que peut-il bien se passer dans la tête des hommes de quarante ans ?
07:00 Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, crise de la quarantaine, couple, ford taunus, week end
06.02.2008
Guet apens.
Au bout de seize ans de vie commune, il faut réinventer le quotidien. On est plein d'attentions vis à vis de son conjoint, on prend soin de soi afin de continuer à plaire et à séduire chaque jour. Pour cela, rien de mieux que de faire l'amour dans des endroits insolites, ça donne un bon coup de fouet au couple. On pense tous aux gros fantasmes de la porte cochère, de l'ascenseur, des toilettes de l'avion ou de la cabine d'essayage d'un grand magasin. Mais combien d'entre nous sont passés à l'acte dans ces endroits précis ? Je ne suis pas sûre que la majorité des couples se soit envoyée en l'air au rayon chemises des Galeries Lafayette. Quant à copuler dans les toilettes d'un avion, l'exercice me semble difficile étant donné l'étroitesse des lieux et le voisinage des sièges des hôtesses de l'air : vous seriez pris avant même d'être entrés tous les deux dans les WC.
Pourtant, vous êtes comme tout le monde et avez besoin de pimenter vos ébats : c'est quand même sympa de changer du très pépère missionnaire du samedi soir dans son lit.
- Etape n°1 : déterminez ce qui est susceptible de vous plaire : La nature ? (personnellement, j'aime bien la nature ...) La peur d'être pris en flagrant délit ? (personnellement, j'aime bien cette petit angoisse qui vous tenaille : pris ? pas pris ?) Les capots de voiture ? (personnelllement, ce n'est pas du tout mon truc : trop froid !) Le canapé du salon ? (personnellement, j'aime bien le canapé du salon : moelleux, confortable ... Mais évitez d'en parler autour de vous, plus personne ne voudrait s'assoir sur votre sofa).
- Etape n°2 : appâtez la proie. rien de mieux qu'un délicieux déshabillé en mousseline noire quand Monsieur rentre du boulot ; pensez à vérifier que c'est bien votre conjoint qui vient de sonner avant d'ouvrir la porte et non votre voisin venu vous demander deux oeufs. Bougies, feu de cheminée, champagne : certes, c'est bateau mais ça marche à tous les coups ! Ces Messieurs aiment toujours autant les Dim'Up !!! Et alors, nue, avec des Dim Up et des talons... Mais attention, il faut être sûre que Monsieur tienne le cap, sinon vous risquez de ne pas beaucoup en profiter. Certains aiment se déguiser : pourquoi pas jouer à l'infirmière et au malade ? Mais moi ça me ferait plutôt éclater de rire. Les accessoires ? Au début, on rigole, mais après ... on rigole beaucoup moins et on en redemande ! (Je déconseille vivement les vraies menottes, cela peut parfois s'avérer dangereux. Allez voir ici http://mesamoursmesenmerdes.hautetfort.com/archive/2007/1... )
- Etape n°3 : sautez-lui dessus. Il est très important de ne pas lui laisser le temps de parler sinon il risque de vous raconter ses problèmes de boulot au lieu de s'occuper de vos seins. Vous le poussez dans le canapé ou bien vous le bloquez contre la porte de la salle de bain (évitez quand même le lit des enfants ) ou, si vous avez choisi la plage, les champs ou la forêt, vous l'allongez sur un plaid que vous aurez préalablement étalé par terre (le sable, ça gratte. Le foin, ça pique. Les orties sont urticantes. La nature c'est bien mais on tient quand même à notre petit confort. Si vous avez choisi la plage, pensez que la mer monte ...Et à la campagne, vérifiez que vous êtes hors période de chasse : du plomb dans les fesses, ça calme les ardeurs. Pour les amateurs de voiture : évitez les petites gâteries pendant que Monsieur conduit, vous risquez de vous fracasser contre un platane ; pensez également à bien serrer le frein à main, d'autres s'y sont essayés là http://mesamoursmesenmerdes.hautetfort.com/archive/2007/1... mais le résultat n'a pas été celui escompté
- Etape n°4 : je vous laisse improviser, vous n'avez plus besoin de moi. Si vraiment vous n'êtes pas très inventifs, regardez les reportages animaliers, ça vous donnera certainement des idées.
- Etape n°5 : Vous avez réussi. Parfait ! Madame est une femme heureuse, Monsieur fume une cigarette l'air pleinement satisfait. Mais attention, tout danger n'est pas complètement écarté. Vous êtes encore dans votre canapé, nus comme des vers ou presque puisque Madame a un Dim Up en accordéon sur la jambe gauche. C'est ce moment que choisit votre fils pour débarquer dans le salon et vous réclamer un verre d'eau : le problème est que vous n'avez pas de drap pour vous dissimuler ; il va falloir trouver une explication crédible mais cela n'empêchera pas Bébé chéri de dire le lendemain tandis que vous faites la queue au Monop du coin : " Maman, pourquoi papa et toi étiez tous nus dans le canapé hier soir ?" Vous avez fait l'amour comme des bêtes dans votre cuisine, sur le bord de l'évier (le vieux fantasme du plombier sexy) : vous relevez la tête et apercevez vos voisins à leur fenêtre : visiblement, ils n'en ont pas perdu une miette. Vous allez devoir affronter les sourires en coin de toute la copropriété pendant dix ans ainsi que le regard lubrique de votre concierge à chaque distribution du courrier. Vous avez fait l'amour bercés par le bruit du ressac : mais vos étreintes ont été si violentes que le plaid s'est fait la malle. Résultat, Monsieur s'est retrouvé pané comme une escalope de veau milanaise et vous avez hérité par conséquent d'une micose qui va vous pourrir la vie pendant plusieurs jours. Pour les adeptes de l'amour champêtre, les choses ne sont pas mieux puisque vous vous êtes faits prendre en flagrant délit par le garde-chasse : et une amende pour atteinte aux bonnes moeurs, une (un sanglier a même fait un malaise en vous voyant copuler !).
Mais rassurez-vous, une fois passée l'humiliation, il ne reste que de bons souvenirs. Si vraiment vous n'osez plus sortir de chez vous, vous pouvez toujours repartir sur de bonnes bases : un missionnaire classique dans son lit un samedi soir, ça a du bon aussi ! (Attendez quand même que Bébé Chéri dorme).
23:10 Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, couple, sexe, amour
05.02.2008
Are you so desperate ?
Alex et moi avons entrepris de regarder Desperate Housewives. Bien sûr, nous nous amusons follement à suivre cette excellente série. Mais il m'arrive souvent parfois de rire jaune car je me reconnais tout le temps de temps à autre. C'est d'ailleurs ce qui explique le succès de cette série : tout le monde s'y retrouve. Alex me dit : "oh, c'est tout toi là !" puis, quelques instants plus tard, c'est à moi de le comparer au mari de Lynette ou au jardinier (je préfère le comparer au jardinier, allez comprendre pourquoi !). Quand on discute avec d'autres personnes de cette série, on choisit de ressembler physiquement à Gabrielle plutôt qu'à Lynette, on s'imagine plus facilement en une Susan gaffeuse mais fort sympathique plutôt qu'en une Bree stricte et coincée. Mais regardons les choses en face et tâchons d'être honnête avec nous-même. Le portrait sera alors certes beaucoup moins flatteur mais beaucoup plus objectif.
J'ai choisi aujourd'hui de tenter l'expérience pour vous. Le portrait que je vais dresser de moi ne sera sans doute pas des plus sympathiques : sans doute, après cela n'aurez-vous plus aucune envie de revenir sur ce blog ou me prendrez-vous pour une dingue, tant pis. Mais avant de partir, vous devrez reconnaitre que c'est courageux de ma part. Les dés sont jetés.
J'ai choisi d'organiser ma démonstration en étudiant le physique des actrices : ce à quoi j'aspirerais puis ce qu'il en est vraiment. Ensuite, j'étudierai les spécificités de chaque personnage puis ce que j'ai réellement en commun avec eux.
Commençons par le physique, c'est le plus facile. Si j'étais d'une totale mauvaise foi, je dirais que Gabrielle a un aussi joli minois que moi, que j'ai le port de tête et le maintien de Bree mais pas son air antipathique, que la coiffure de Lynette ressemble à la fourrure d'un caniche mouillé à côté de ma somptueuse chevelure et que mon corps est un savant mix de ceux de Susan et de Edie. Mais je crois que ce serait arranger légèrement la vérité et que si cela avait été le cas, j'aurais gagné le concours de Miss Univers depuis longtemps et serais première dame de France aujourd'hui (quoiqu'à bien y réflêchir, ce dernier point ne me semble pas plausible : non, je ne suis pas desperate à ce point moi Madame, j'ai mon honneur !)
Car la vérité est ailleurs ! "Pour de vrai", je m'approche plus de Susan car je suis grande, mince, brune et porte, comme elle, des débardeurs en été afin de mettre en valeur mes épaules. Pour le moment, le bilan est plutôt positif mais hélas, ce bilan ne s'arrête pas là. Je n'ai absolument pas l'air sympathique de Susan : personne ne rêve, en me voyant, de me prendre dans ses bras pour me réconforter quand je me rends compte que j'ai fait une bourde. Non, j'ai l'air aussi sympathique que Bree quand elle sermonne son révérend. Rien à voir donc avec le minois de Gabrielle !!! Oubliés aussi les seins et la bouche de Edie et le postérieur de Gabrielle (encore elle, vraiment elle commence à m'agacer ). Je suis sèche comme Lynette et cette dernière n'a absolument pas à rougir de sa chevelure à côté de mes cheveux raides comme des baguettes. En revanche, je bénéficie du port de tête de Bree (danse classique oblige. ) et toc.
Bilan : Oh, il me vient une idée. A vous de mettre une note sur 10, note qui servira de bilan.
Passons au caractère. Une évidence, douloureuse hélas, s'impose. Je ressemble à Bree ! Et oui, je suis limite maniaco dépressive. Si tout n'est pas parfait, ça ne va pas. Pas question que des chaussettes trainent par terre, pas question que la cuisine ne soit pas débarrassée à 9 heures du matin, pas question de ne pas être impeccable et de traîner en vieux pantalon (même le dimanche ), pas question que les enfants s'endorment dans une chambre ou les jouets ne seraient pas rangés. Vous voyez, je suis honnête. Cependant, les choses s'arrangent, notamment depuis que j'ai deux garçons. Alex m'a même dit l'autre jour : "depuis que nous avons Henri et Franz, j'ai le droit de toucher les objets dans la maison." Bien sûr, j'ai pris un air outré mais j'ai du reconnaitre qu'il n'avait pas tort. Maintenant, je vous fais peur n'est-ce-pas ?
Mais rassurez-vous, je ne suis pas la copie conforme de Bree. Je suis une éternelle romantique à la Susan : un bouquet de fleurs, des compliments, et je fonds comme une adolescente prépubère. Hélas, je rougis et bafouille aussi comme une adolescente prépubère dès qu'un homme charmant s'approche de moi. Je fais quelques gaffes également ; un jeudi, un collègue vient me voir et me dit : "Louise, ne compte pas sur moi demain, je serai absent." "Super, il y en a qui ne s'embêtent pas, un petit week end en amoureux !" lui ai-je répondu. "Pas du tout, je vais enterrer ma mère." Ces gaffes me valent quelques grands moments de solitude ... et les regards exaspérés d'Alex. "Louise, tu n'en rates pas une." Malgré ces petites imperfections, Alex, comme Mike (c'est drôle, parce qu'Alex ressemble un peu à Mike. Hé, ho, doucement les filles, il est à moi !!!), semble amoureux et fond dès qu'il me voit (mais si ). En revanche, Alex est moins chaud pour porter des strings à la manière du mari de Lynette pour relancer leur vie sexuelle.
Mais c'est sans doute parce que notre vie sexuelle n'a pas besoin d'être relancée. Car, sous mes aspect Breeniens, se cache une femme chaude comme la braise. Un mix de gabrielle et de Edie. Une femme qui maîtrise l'adultère comme personne. Avant de rencontrer Alex, j'avais décidé de tester l'adultère et de voir combien de temps ce petit ménage à quatre (oui, oui, vous avez bien lu : à quatre ) allait durer. (J'étais jeune, il y a prescription.) J'avais donc un petit ami à la plage, chargé de me mettre de la crême sur le dos, un autre petit ami pour le début de soirée car il devait prendre le train le soir puis revenir un peu plus tard, et enfin un troisième petit ami pour ma soirée en boite de nuit. Jusqu'à minuit, tout s'est bien passé : le relais s'est parfaitement effectué. C'est après que les choses se sont corsées car le n°2 est revenu sans prévenir (quelle idée aussi ). Et quand il a vu le n°3, il n'a pas aimé du tout. Quand ensuite son copain lui a dit qu'il y avait un n°1, il l'a très mal pris. Le malheureux s'est mis à me courser dans la boite de nuit afin de me réclamer quelques explications, explications qui se révélèrent lamentables (je n'ai jamais été très douée pour ce genre de conversations, je préfère laisser pourrir.) Mon double adultère s'est arrété là : le lendemain, j'étais toute seule; aucun du n°1, 2 ou 3, n'ayant souhaité poursuivre cette expérimentation de l'adultère, on se demande bien pourquoi ? Donc, vous voyez, je pourrais montrer à Edie comment appâter ces Messieurs et donner des leçons à Gabrielle, mais je ne suis pas sûre que ce serait du gout d'Alex.
Préfèrerait-il une Lynette ? Je ne suis pas sûre qu'il veuille rester à la maison pour s'occuper des enfants. Préfèrerait-il ses streaptiseuses ?
Bilan ?
15:08 Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, desperate housewives, journal intime, couple
24.01.2008
Tic tac.
Tic tac. Comment en suis-je arrivée là ? Tic tac.
Avant, j'étais tranquille. Tic tac.
Avant, tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes. Tic tac.
Et puis, j'ai rencontré Alex, en 1991, j'avais dix huit ans. Tic tac.
Ma vie a changé. Tic tac. Doucement. Tic tac. Sournoisement. Tic tac.
Pendant la semaine, je vivais ma vie d'étudiante célibataire en province, tic tac, et je rejoignais Alex à Paris le week end. Tic tac. Tout allait bien. Nous faisions des projets d'avenir, tout doucement, à notre rythme : tic tac. Cela a duré cinq ans. Tic tac.
Et puis nous nous sommes mariés et nous nous sommes installés à Paris, tous les deux. Tic tac. Nos études terminées, le rythme ne changea guère : tic tac. Nous prenions toujours notre temps : le temps de vivre, tic tac, de profiter de nous, tic tac, le temsp de nous installer confortablement dans un nid douillet vraiment à nous : tic tac, une petite signature chez le notaire. Tic tac.
Ce rythme nous convenait parfaitement mais semblait déplaire fortement à notre famille. Tic tac tic tac. "Quand allez-vous faire un bébé ? " Tic tac tic tac. "Nous avons envie d'être grands-parents !" Tic tac tic tac. "Louise est stérile, n'est-ce pas ?" (Ce sont toujours les femmes qui sont stériles ! ) Tic tac tic tac. Ce rythme me donnait le tournis à chaque fois, alors je freinais des deux pieds pour retrouver un tempo plus adapté à mon caractère et à mes envies. Tic tac. Ouf, ça va mieux. Tic tac. Ecoutez cette douce musique : tic tac.
Et puis un jour, j'avais vingt neuf ans, sans comprendre tout d'abord ce qui se passait, le rythme s'est accéléré brutalement sans que ce soit la faute de mon entourage. Tic tac tic tac tic tac. Ca allait de plus en plus vite, de plus en plus fort. Tic tac tic tac tic tac. Je ne controlais plus rien. Tic tac tic tac tic tac. Et puis j'ai compris : mon horloge biologique faisait un tic tac infernal ! Tic tac tic tac tic tac. Je n'ai rien vu venir. Tic tac tic tac tic tac. Je me suis mise à avoir envie d'un bébé. Tic tac tic tac tic tac. Moi, Louise, incapable de prendre un enfant dans mes bras sans qu'il se mette à hurler à la mort, je voulais un bébé !!! Tic tac tic tac tic tac. Je n'ai plus pensé qu'à ça. Tic tac tic tac tic tac. Il me fallait enfanter au plus tard à trente ans. Tic tac tic tac tic tac. Alex, qui avait jusqu'alors montré autant d'empressement à devenir père que moi avant la mise en pilotage automatique de mon horloge biologique, a dû se résoudre à me faire un bébé. Tic tac tic tac tic tac. Quelques jours après avoir arrêté la pillule, j'étais enceinte. Et oui, je suis de ces femmes qui n'ont pas le temps de dire "ouf" que déjà elles sont enceintes.
Nous voulions un enfant du printemps ou de l'été ; ce fut parfait : Henri est né le 15 juillet 2003 et en plus j'avais trente ans. Nous voici donc avec un bambin.
Mais le chiffre un ne nous convenait pas. Nous voulions au moins deux enfants et non un enfant unique. Nous avons laissé un peu de temps, que le rythme se stabilise : tic tac.
Puis, en octobre 2004, la machine s'est à nouveau emballée. Tic tac tic tac tic tac. La surprise fut moindre, je commençais à maitriser les aléas de la machine infernale. Tic tac tic tac tic tac. Quelques jours après l'arrêt de la pillule, hop, à nouveau enceinte : l'enfant à venir naîtrait en juillet, nous étions ravis.
Mais c'était sans compter Dame Nature qui décida de faire un peu de tri dans tout ça. Dame Nature ignora le fait que nous avions annoncé ma grossesse à tout le monde et me fit faire une fausse couche le 24 décembre 2004. Un pur moment de bonheur quand l'interne de l'hopital vous assène froidement que vous êtes en train de faire une fausse couche spontanée : "Vous n'êtes pas la première, vous ne serez pas la dernière." Ajoutez à cela une belle-mère qui vous fait la tête parce que votre fausse couche vous oblige à annuler votre voyage : à cause de vous, elle ne va pas pouvoir voir son fils chéri ! Sans oublier le 25 décembre passé à vomir de douleur parce que l'interne n'a pas pensé à vous donner un cachet anti douleur, et à vous vider de votre sang : ce jour-là, le divin enfant est tombé dans les toilettes et c'est moi qui ai tiré la chasse d'eau. Suivant les préceptes de notre bonne vieille église, j'ai enfanté dans la douleur un 25 décembre, et ça, je peux vous dire qu'on n'est pas nombreuses à l'avoir fait !
Mon horloge biologique a été obligée de faire une pause. Plus de tic tac pendant quelques semaines.
Rien. Le silence.
Le silence, c'est épuisant et déprimant.
Mais mon heureuse nature a repris le dessus et, comme le printemps arrivait, Alex et moi avons communié avec elle. Tic tac tic tac tic tac. Il n'en fallait pas plus pour faire redémarrer le mécanisme. Tic tac tic tac tic tac. Et hop, à nouveau enceinte. Quand je vous dis que je suis fertile.
Cette fois-ci, bébé a tenu le coup même si cela a été difficile pour sa maman, couchée de juillet à décembre. Le 29 décembre 2005, nous voici nantis d'un deuxième enfant.
Tic tac. Si mon horloge biologique s'est calmée, tic tac, le rythme à la maison lui s'est accéléré. Tic tac. Depuis, nous sommes crevés. Les rouages de mon horloge se sont un peu grippés et ne comptez pas sur moi pour la faire redémarrer : j'ai atteint mon quota de bambins. Tic tac. Parfois, surtout le dimanche matin, il nous arrive de regretter notre vie d'avant. Hélas, une chose est sûre, une horloge biologique ne peut jamais remonter le temps. Tic tac.
08:00 Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : blabla de filles, journal intime, famille, couple, maternité
13.12.2007
C'est l'amour au bureau, waouh, tcha tcha tcha.
Ne jamais mélanger "amour", ou du moins sexe, et boulot.
Sortez avec un collègue : si ça ne marche pas, vous serez immédiatement cataloguée, que ce soit en bien ou en mal, et votre vie professionnelle deviendra alors un calvaire. J'ai toujours scrupuleusement appliqué cette règle et ce dès le lycée puisque je préférais chasser en dehors de l'établissement. Plus tard, j'ai évité de sortir avec mon responsable bien que celui ci rêvat de me voir à quatre pattes sous son bureau, ce qui expliquait certainement mes cinq convocations hebdomadaires. Je n'ai évidemment pas couché avec mon patron, trop vieux, trop moche, trop marié. Je ne suis pas vénale. Et cela m'a évité bien des soucis, excepté avec mon responsable : j'ai perdu mon boulot car je l'ai menacé de révéler à sa femme son comportement à mon égard afin qu'il me fiche la paix.
Vous voulez quand même tenter le coup ? Deux solutions s'offrent alors à vous :
- Ca fonctionne. Vous roucoulez, vous vous mariez ou vous vous pacsez, vous faites deux beaux enfants, c'est le bonheur, les oiseaux gasouillent. Sauf que maintenant, en plus de bosser avec votre conjoint, vous partagez vos nuits, vos week end, vos RTT et vos vacances. C'est devenu l'horreur d'être ensemble vingt quatre heures sur vingt quatre. Il ne vous reste plus qu'à demander le divorce tellement la vie commune est devenue insupportable et comme maintenant il est pénible de bosser avec son ex, vous êtes obligée de démissionner ! Quand je vous dis que ça ne marche pas .
- Ca ne colle pas du tout entre vous. Vous avez couché avec votre charmant collègue du service recouvrement hier soir mais ce matin, lui ou vous, prenez conscience que ce n'est décidément pas le bon numéro que vous avez tiré (façon de parler !). Votre tranquillité est d'ores et déjà foutue. Toute la boite sait que vous êtes une fille facile qui couche dès le premier soir, Gérard s'en est vanté à la machine à café. Vos collègues féminines cessent de parler l'air gêné quand vous prenez place à leur table à la cafétéria. Quant à vos collègues masculins, ils vous voient comme si vous portiez autour du cou un grand écriteau sur lequel serait inscrit, au choix : "grosse chaude, grosse froide, grosse bonnasse, grosse frigide, grosse salope, grosse coincée." Pour les hommes nous sommes toujours une grosse quelque chose. Une fois j'ai même entendu une "grosse maigre". Si, si.
Vous êtes toujours tentée après cette petite démonstration ? Alors soit vous êtes le chef et vous pouvez vous débarrasser de vos amants quand bon vous semble, soit vous avez envie de vous taper le nouveau petit stagiaire . Dans les deux cas, rien à craindre, si ce n'est une accusation pour harcèlement sexuel ! En revanche, ce sont eux qui devraient avoir peur de vous ...
P.S. qui n'a rien à voir avec cette note : mon troisième article pour Ladiesroom est en une. C'est simple, si ça ne va pas en une, je n'envoie rien. Yes, yes, yes !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
08:00 Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, boulot, couple
16.11.2007
C'est pas joli joli.
Approchez-vous. Plus près. Ce que je vais vous dire doit rester entre nous. Je vais vous raconter une histoire. Enfin, pas tout à fait une histoire car tout ce dont je vais vous parler relève de la stricte vérité. Il ne faudrait pas que cela se sache. Pourquoi ? Mais parce que cela concerne des milieux biens sous tout rapport, des gens au dessus de tout soupçon, la crême de la société. Un milieu que vous ne pourrez sans doute jamais pénétrer ... mais c'est peut-être mieux pour vous !
(âmes sensibles, abstenez-vous).
Monsieur et Madame habitent dans le XVIème arrondissement de Paris. Le couple pèse 28 millions d'euros. Lui est patron d'une grande entreprise et négocie ses contrats directement avec les chefs d'état. Il est bien sur très pris par son travail et voyage aux quatre coins du monde. Elle ne travaille pas. Quand elle est à Paris, elle passe ses journées chez le coiffeur et l'esthéticienne, fait du shopping rue du Faubourg Saint-Honoré ou avenue Montaigne et se fait photographier par les journalistes mondains du Figaro dans toutes les grandes soirées parisiennes. Monsieur et Madame se croisent à l'occasion de dîners d'affaires qu'elle organise pour son époux, lors de soirées caritatives à l'Hôtel Crillon ou encore à l'Opéra ou ils sont invités à toutes les premières puisque l'entreprise de Monsieur fait partie des plus grands mécènes de la vénérable maison.
Depuis bien longtemps, Monsieur et Madame font lits séparés, depuis la naissance de leur fils unique en fait. Le divorce n'est pas envisageable : Madame est l'héritière de l'entreprise que dirige son mari ! On appelle cela un mariage de raison : elle apporte l'entreprise de Papa en dot, lui son savoir-faire. Et tout le monde est content. L'amour me direz-vous ? Mais l'amour, quand on pèse 28 millions d'euros, n'entre pas en ligne de compte. Pourtant, quelqu'un en a fait les frais.
Le fils, unique héritier, se sent bien seul entre un père trop pris par sa carrière et une mère dont l'instinct maternel s'est limité à payer une fortune une nurse pour l'élever. L'enfant a mangé seul dans la vaste cuisine high-tech, a joué seul dans les trois cent cinquante mètres carré avenue Foch. A l'adolescence, ses parents lui ont offert un mois de vacances aux States, seul encore. Là bas, il a découvert la drogue qu'il a continué à prendre une fois rentré à Paris. Pas très difficile de s'en procurer dans les boîtes à bac du XVIème arrondissement. Dans les établissements de nuit du VIIIème, il hésite l'air blasé entre une bouteille de Cristal Roederer ou un magnum de Dom Pérignon, va au toilettes accompagné de deux ou trois copains et en ressort le nez plein de poudre. Mais Papa et Maman ne remarquent pas la descente aux enfers de leur rejeton, bien trop occupés.
Pendant ce temps, Monsieur continue ses voyages à travers le monde. Parfois, au retour de l'aéroport, il passe boulevard Ney et se tape, dans sa Mercedes classe S, un travesti nord-africain séropositif : après le stress des négociations commerciales, la montée d'adrénaline procurée par des rapports non protégés avec la lie de la société l'excite au plus haut point. Quant à Madame, elle se partage entre ses obligations mondaines parisiennes, son nouveau pied-à-terre new-yorkais et ses escort boys qu'elle embauche de plus en plus souvent pour combler sa solitude.
Fiston grandit. Il échoue lamentablement au baccalauréat mais poursuit sa plongée dans les profondeurs des stupéfiants. Même ses parents se sont rendus compte de sa dépendance. Papa lui offre cure de désintoxication sur cure de désintoxication, mais rien n'y fait. A trente ans, seul une fois de plus, il s'endort tout doucement devant sa télé pour ne jamais se réveiller.
Papa est contraint de décaler un rendez-vous très important pour assister à l'enterrement, Maman achète une robe noire chez Chanel et va chez le coiffeur pour être présentable à l'église. Ils disent : "Depuis le temps qu'on s'y attendait !" sans verser la moindre larme. Pour la première fois de sa courte vie, l'enfant n'est pas seul.
08:00 Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, Paris, famille, enfant, couple
14.11.2007
Ce n'est pourtant pas la saint Louise aujourd'hui ?
Et bien, quelle déception, quelle souffrance ! Alex ne s'est pas fait prié pour me trouver dix défauts. Il est même allé au-delà de mes espérances, j'ai dû l'arréter en cours de route, c'est qu'il était intarissable, le mufle ! A la fin, c'en était vexant. Il n'a même pas eu besoin de se casser la tête pour me dire mes quatre vérités, c'est venu tout seul.
Voilà pour vous dix reproches qui me sont faits par mon horrible charmant époux :
- Je ne remets jamais de rouleaux de papier dans les toilettes après avoir utilisé la dernière feuille. Ca l'agace !
- Je n'aime pas passer l'éponge sur la table, c'est lui qui s'y colle toujours. Ca l'agace !
- Je lui parle alors qu'il est en grande discussion au téléphone : "dis ceci à machin. Hé qu'est-ce-qu'il dit ? N'oublie pas de lui dire ça ..." Ca l'agace !
- Chaque mois, pendant deux jours je suis à prendre avec des pincettes et je pleure sans raison, et puis je me rappelle (j'oublie à chaque fois et chaque fois je me demande ce qui se passe !) que ce ne sont que les symptômes prémenstruels et tout s'arrange d'un coup. Ca l'agace !
- Quand je sers à manger, je laisse toujours un fond dans la casserole. Ca l'agace !
- J'enmène toujours plein de choses inutiles dans les valises quand on part en vacances. Ca l'agace !
- Quand je prépare des pommes de terre, elles ne sont jamais assez cuites. Ca l'agace !
- Quand le héros du film dit une phrase cruciale pour la suite de l'histoire, je parle à ce moment là. Ca l'agace !
- Je suis d'une mauvaise foi sans limite. Ca l'agace.
- Si j'achète un pull en promo, j'en achète un autre en même temps, mais qui n'est pas en promotion. Ca l'agace !
Voilà cher lecteur le portrait qui est fait de moi par mon mari. Ca n'est pas glorieux et ça casse un peu mon sex-appeal.
Non mais c'est vrai hein, de quoi j'ai l'air moi maintenant ?
08:00 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, famille, couple, journal intime, homme, femme
13.11.2007
Mais qu'est-ce-qu'il peut m'agacer parfois !
Si la note d'hier prouvait à la face du monde que ma vie amoureuse est harmonieuse (enfin je crois. Bien sur, si Alex cache une double vie, ma vie sentimentale est alors un fiasco total mais comme je n'en sais rien et que, généralement, c'est le genre de chose dont est le dernier informé ...) , celle d'aujourd'hui a pour but de relativiser cette félicité conjugale car, soyons honnêtes, tout n'est pas parfait dans le monde de Louise. Alex a quelques défauts. Si, si, Mesdemoiselles, ne rêvez pas !
Il y a des petites choses qui m'agacent. Pas de quoi fouetter un chat mais énervant quand même. Jugez par vous-même :
- Le soir, juste avant de se coucher, il tire sur le bout de la couette comme un malade parce qu'il n'aime pas avoir la couette sur le visage alors qu'il sait très bien que moi j'aime n'avoir que le bout du nez qui dépasse. Ca m'agace !
- Il pique toujours mon coussin pour le mettre sous ses pieds quand on regarde la télé. Ca m'agace !
- Il envoie plein de gouttes d'eau sur le miroir de la salle de bain quand il se lave les mains alors que la glace vient juste d'être nettoyée. On dirait un chien qui s'ébroue. Ca m'agace !
- Quand il ne reste plus qu'un seul oeuf Kinder dans le frigidaire, il le mange et me dit : "je pensais que tu n'en voudrais pas." Alors qu'il sait pertinemment que je l'avais volé aux garçons pour le déguster devant un bon film. Ca m'agace !
- Il faut que je demande vingt fois pour qu'il lave les carreaux (les carreaux, c'est lui), à chaque fois, la plaisanterie dure deux mois. Ca m'agace !
- Au moment ou je dis "A table !", il va systématiquement faire pipi, je n'ai pourtant pas dit "Aux toilettes !" Ca m'agace !
- Il ne demande jamais sa route quand on est perdu quelque part, il préfère tourner en rond pendant des heures. Ca m'agace !
- Il a du mal à mettre la couette dans la housse : il se trompe de côté à chaque fois. Ca m'agace !
- Il ne met jamais ses affaires sales dans le panier destiné à cet usage : il plie tout sur une chaise et attend que le linge marche tout seul jusqu'à la machine à laver. Ca m'agace !
- Il ne met jamais la vaisselle sale dans le lave-vaisselle, il la pose à côté. Ca m'agace !
Je m'arreterai à ces dix reproches, la liste serait trop longues. Mais, comme j'ai épousé Monsieur pour le meilleur ET pour le pire, je fais avec. Après tout, ce ne sont que des broutilles et puis Alex aussi pourrait faire une liste de tous mes petits travers ...
08:00 Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime, famille, femme, homme, couple
12.11.2007
Famille, je vous aime.
Certains disent "Je t'aime" à tout bout de champ, je n'en suis pas. Je fais partie de ces gens qui, à la mort de leurs parents, regretteront de ne pas le leur avoir dit, ne serait-ce qu'une fois. Est-ce de la froideur ? Plutôt de la pudeur. L'écrire est déjà plus facile, surtout pour moi qui manie avec plus de facilité la plume que la parole. Je me dis que peut-être un jour ils liront ce petit texte et comprendront à quel point je les aime. Et en même temps, j'ai peur ; encore cette foutue pudeur.
Alex est le seul homme à qui j'ai dit "Je t'aime" et je peux compter sur les doigts de la main les fois ou je l'ai fait. Lui même ne me le dit pas souvent mais cela ne me gêne aucunement, ses regards et ses gestes sont autant de déclarations d'amour. Banaliser les "Je t'aime" reviendrait pour moi à les transformer en "J'adore". Ce "J'adore" qu'on emploie à tout propos, qu'on peut lire une ligne sur deux dans certains blogs, signifie actuellement : "Cette chose me plait, je la veux, je l'achète, je la possède". Mais je n'oublie pas pour autant les "J'adore quand tu te coiffes comme ça" ou encore "J'adore ta petite moue quand tu n'es pas content", toutes ces phrases qui donnent du sens à la vie de couple. Cependant, ce ne sont que des petits plus à un grand "Je t'aime" pesé et mûrement réfléchi. La sobriété et la simplicité d'un "Je t'aime" lui confèrent une certaine sacralisation. On n'est plus dans la consommation de masse ni dans la parole touchante et complice. On donne, on s'efface même pour donner sans condition, et ainsi l'on divinise l'objet de notre amour. Pas de méprise, on ne s'avilit pas en portant l'être aimé aux nues, simplement on le rend et on le sait digne de notre amour ; notre amour vaut bien ça lui qui n'a jamais été aussi fort. Voilà pourquoi je préfère utiliser ces trois mots avec parcimonie, ils n'en auront que plus de valeur.
Finalement, c'est avec mes enfants que je suis la moins avare de "Je t'aime" et je me contredis effrontément avec ce que j'ai écrit précédemment. Avec eux, j'abandonne la pudeur que connaissent mes relations avec mes parents. A mes enfants je dis tous les jours "Je vous aime", je veux qu'ils grandissent bien. Parfois, ils s'arrêtent dans leurs jeux, le plus grand me répond : "Moi aussi Maman je t'aime", le plus petit blottit sa tête dans mes jambes à défaut de pouvoir l'exprimer oralement. Nous nous étreignons.
Je me souviendrai de ces étreintes quand je serai vieille et que mes fils auront à leur tour perdu cette spontanéité à me dire leur amour. Je les regarderai couvrir leur femme du regard et dire à leurs enfants : "Papa t'aime très fort mon ange."
08:00 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime, famille, enfants, couple
04.11.2007
ELLE et lui.
ELLE l'a dit. Alors si ELLE l'a dit, c'est que c'est forcément vrai. Et si ELLE l'écrit dans son numéro du 29 octobre, il faut que je le fasse, que nous le fassions. Mais nous qui ? Vous et moi ? Impossible, même par blogs interposés. Nous, c'est Alex et moi, ce pourrait également être vous et votre conjoint(e) si vous avez le cran de le faire. Mais faire quoi à la fin ? Mais échanger ses vêtements bien sûr. Virer tous les vêtements du placard, en faire un grand tas et piocher au hasard. Alex prend mes vêtements et moi les siens. ELLE l'affirme, c'est LE phénomène de l'automne.
De l'automne ? Alors je n'ai pas bien compris, moi. J'ai cru que c'était le phénomène d'Alloween 2007 : cette année, pas de costume de sorcière ou de vampire mais un slim taille 36, une blouse Maje et des low boots rose fluo pour lui, un bleu de travail et des bottes de chantier pour elle. Nan, nan, nan, Louise ! C'est Le new phénomène mode. Et c'est vrai. Habitant à proximité des facultés Censier, Jussieu et La Sorbonne, j'ai constaté le phénomène. De dos, il devient difficile de distinguer les filles des garçons, c'en est troublant. (Au passage, je constate que l'anorexie est en train de faire de plus en plus d'adeptes parmi les jeunes garçons, ce n'est pas possible autrement.)
Ces considérations mises à part, en professionnels (de la mode ?), Alex et moi avons relevé le challenge pour vous. En revanche, en ce qui concerne le salaire on est plutôt des amateurs, on n'a même pas été payés pour ça ! Alors ce matin, nous nous sommes postés devant le placard et avons testé pour vous. Vous nous direz merci plus tard.
Nous commençons par les sous-vêtements : je ne suis pas convaincue en me regardant dans la glace avec le slip de monsieur (bah oui, il préfère les slips aux caleçons et moi aussi parce que ça moule ses petites fesses et .... bon, bon, oui je m'égare), comment dire ... ça baille et c'est quand même beaucoup moins sexy qu'une petite culotte en plumetis. Comme on joue le jeu, la culotte rose sera pour Monsieur et là j'ai un pincement au coeur car Alex risque de la déchirer ma petite culotte. Certes mon mari n'est pas Rocco Siffredi mais je ne fais que du 38 et même pour Alex le 38 va être juste. Pour le soutien-gorge, on fait une petite entorse au règlement. J'ai le droit de le garder car il ne sera d'aucune utilité à Alex.
Passons aux hauts : pour moi, c'est plus simple. Une belle chemise blanche d'homme sied toujours à une femme. Mais pour un homme, c'est plus difficile de trouver son bonheur entre les petits hauts à bretelles et les tops de toutes les couleurs. Finalement, son choix se porte sur un col roulé noir. Rien de tel qu'un peu de sobriété. Cependant, le résultat est décevant, une fois enfilé le pull fait ressembler Monsieur à un personnage de Star Trek. Seul avantage, on dirait qu'Alex a fait de la musculation pendant dix ans. Pas trop mal.
Mettons le bas : le jean de mon époux ne tient à ma taille que si je passe une ceinture et à part me faire un popotin énorme et des hanches de sumo, je ne vois vraiment pas en quoi il m'avantage. Quant à Alex, mon slim ne dépassera pas le stade de ses mollets. Marcher avec ne sera pas chose aisée et pourrait même s'avérer gênant voire dangereux. Si il descend dans la rue comme ça, sûre qu'une petite mamie va porter plainte pour attentat à la pudeur, au mieux il se retrouve interné à Sainte-Anne. Bah oui, un homme en petite culotte en plumetis avec un slim aux genoux et marchant comme un pingouin place du Panthéon, ça fait toujours désordre.
J'allais oublié les chaussures : je prends des derbys noirs qui me vont comme ... des palmes, tandis que Monsieur ne réussit à glisser son 44 fillette que dans mes tongs à fleurs taille 38. Bizarres les tongs avec le col roulé.
Enfin, il est indispensable d'accessoiriser nos tenues : une écharpe rayée pour protéger mon cou est du meilleur effet. Ce qui manque à Alex ? Une plume rose ... serait l'idéal, ils l'ont dit dans ELLE. Et comme ils l'ont dit dans ELLE, ALex ...
NOOOOON !!!!!!!!
08:00 Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : mode, blabla de filles, journal intime, couple, magazine