05.10.2007
La hâche de guerre.
Je venais de renconter Alex et comme au début de toute relation sérieuse, il a fallu me résoudre à rencontrer celle qui deviendrait ma belle mère quelques années plus tard. Voilà que nous débarquons pour le traditionnel repas du dimanche à Dinan, dans les Côtes d'Armor puisqu'à l'époque les parents d'Alex y habitaient.
J'avais 18 ans et un transit intestinal sensible. Le stress aidant, mon estomac était encore plus fragilisé que d'habitude. Je dûs faire bonne figure tout de même, belle maman jugeait ce jour là. Pour honorer ma présence, belle - maman choisit de servir de la galette -saucisse. Si, si, ça existe. Dinan est au coeur du Pays Gallo et dans ce pays, c'est ce qu'on mange. On en trouve d'ailleurs sur tous les marchés du coin, depuis Rennes jusqu'à Saint -Malo et même Saint -Brieuc. Lorsqu'il y a une fête locale, on sort les grills sur les trottoirs et l'odeur de la saucisse se répand dans les villages. On peut parcourir plusieurs kilomètres vers le nord afin de s'approvisionner en saucisse le jeudi matin chez le charcutier Machin Chose, puis on redescend vers le sud pour acheter la bonne galette. Chacun a ses fournisseurs attitrés. La galette saucisse, c'est tout un art.
Mais asseyez -vous donc à notre table. Belle -maman et beau -papa sont là, Alex est assis à ma droite, mon futur beau -frère à ma gauche. L'instant est solennel. On me sert un verre de cidre fermier, beau -papa a fait 16 kilomètres vers l'ouest pour le dégoter. Je n'aime pas le cidre mais quand on est invité, on ne fait pas la fine bouche ma fille; alors, ton verre de cidre, tu le bois, un point c'est tout. Le déjeuner n'est pas encore commencé que déjà mon ventre gonfle. Je souris, je réponds aux questions qui pleuvent, je bégaye, je bafouille. "Louise , encore un petit verre de cidre, ça ira mieux." (Mon dieux, faîtes en sorte que je ne succombe pas avant la fin du dessert !).
Enfin, le moment tant attendu arrive : l'hommage à la galette saucisse ! Cette saucisse est épaisse et a une chair très dense. On la fait griller puis on l'enroule dans , non pas une (on n'est pas des touristes !) mais deux galettes. Cette galette est faîte à base de sarrazin et d'eau au contraire de la crêpe de blé noir qui elle est à base de lait donc moins caoutchouteuse et plus digeste. De plus, la galette ne cuit que d'un seul côté.
Le plat arrive et belle - maman triomphale, me le tend : là, je suis totalement désarçonnée ; que faut -il que je fasse ? Qu'attend -on de moi ? Toute la famille me fixe en silence tandis que je regarde ce plat sans couvert. Je jette un coup d'oeil à mon assiette et, ni couteau, ni fourchette. Mon ventre gonfle, gonfle, gonfle. Je transpire, je rougis et tout le monde patiente. Alors je murmure :
"Faut -il que je me serve avec les doigts ?"
" Louise, parlez plus fort ", me rétorque belle -maman, "je n'ai rien entendu ".
Mais Alex, dans un élan chevaleresque, se sert le premier avec ses doigts, mettant fin du même coup à mon embarras. Je me sers à mon tour et observe l'indigène déguster ce plat roboratif par excellence. Ca se tient comme un jambon -beurre et ça se mange de la même façon. Mais ça se digère beaucoup, beaucoup moins bien qu'un thon -crudités. Reconnaissons que ç'est bon mais ça bourre. Mon estomac a doublé de volume. Parfois, je récupère discrètement un morceau de galette sur mon menton et je respire profondément entre chaque bouchée. Je suis dans l'incapacité totale de soutenir la moindre conversation avec belle -maman ; beau -papa, quant à lui, attaque sa deuxième galette saucisse, imperturbable. Belle -maman, dans un sourire fourbasse, me demande :
" Tu n'aimes pas ma cuisine, Louise ?"
" Oh si belle -maman."
" Alors tu reprendras bien une deuxième galette, toi aussi."
Et elle s'empresse de me servir, mais se garde bien de remplir sa propre assiette. Je comprends qu'elle essaie de m'assassiner à coup de galette saucisse. Désireuse de ne pas mourrir tout de suite, je ne termine pas mon assiette et attends patiemment le dessert. Mon ventre marque sa désapprobation en gonflant de plus en plus m'obligeant à déboutonner discrètement mon pantalon.
Heureusement, le dessert arrive. On s'attend à une salade de fruits ou, au pire, à un sorbet. Mais on voit bien que c'est la première fois que vous rencontrez ma belle -mère et donc que vous n'avez jamais vécu le pire. En guise de dessert, nous avons eu droit à un savarin, le gâteau préféré de fiston. Le savarin est ce gâteau en forme de couronne qu'on trempe dans du rhum et qu'on garnit de crême chantilly et parfois de fruits au sirop afin de le transformer en baba. Mais ça, c'est dans une situation normale. Or, il n'y a rien de normal chez belle -maman. Ici, le savarin, on le mange sec, sans fruit, sans sirop, sans chantilly, sans rhum. On le prend, on ouvre la bouche et on bourre, on bourre, on bourre, jusqu'à ce que la bouche ne puisse plus se refermer. Après, on déglutit un bon coup et ça y est.
Et bien, moi, je n'ai jamais réussi à déglutir ce jour -là. J'ai cessé de parler jusqu'au mardi matin, ma bouche étant restée bloquée en position ouverte. J'ai dû enlever mon pantalon et le remplacer par l'un de ces immondes joggings. Belle -maman était aux anges : je n'étais plus aussi mince qu'en arrivant, mon maquillage avait viré sous l'effet de la suée, j'étais habillée comme un sac, je soufflais comme un boeuf et fiston allait se rendre compte avant le soir que je n'étais plus celle qui lui convenait. C'est ce dimanche là que j'ai décidé de déterrer la hâche de guerre, et depuis je l'ai toujours en main quand je rencontre belle -maman.
10:20 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : bla bla de fille, famille, belle-mère, nourriture
04.10.2007
Je poursuis...
Maintenant que nous avons fait un peu plus connaissance, je continue à me dévoiler (pas trop non plus, ce n'est qu'à 40 ans que j'enlèverai ma petite culotte !) à la demande d'Oopsgal via ce questionnaire .
Nom : Louise n'est pas mon vrai prénom, je tiens à garder l'anonymat. J'ai choisi ce pseudo car ma nièce s'appelle Lou.
Ville / Pays : Paris (5éme) / France.
Ou êtes vous née : A Sainte - Adresse, une petite ville charmante qui touche Le Havre. (l'étau se resserre !)
Taille : 1m72.
Couleur des yeux : marron, mais clair.
Signe astrologique : sagittaire (ne me demandez pas mon ascendant, je m'en fous complètement).
Boulot : J'ai arrété de bosser pour m'occuper de mes enfants en bas âge ; et ça me crève.
Frère / soeur : Un frère de 3 ans mon aîné.
Quelle est la chose sans laquelle vous ne pourriez pas vivre : une brosse à dents et du savon.
Bien le plus précieux : une montre qu'Alex m'a offerte a l'occasion de nos 10 ans de mariage.
Film préféré : Le dernier des Mohicans. Breakfast at Tiffany's.
Série préférée : Six feet under.
Chanson préférée : J'adore les chansons de Joe Dassin, ça me met de bonne humeur. Je chante à tue tête l'équipe à Jojo et les petits pains au chocolat avec mes deux enfants dans le salon. J'assume, j'assume !!!
Type de musique préférée : la pop rock, le classique (Bach et Khatchaturian) et l'Opéra (Madame Butterfly de Puccini).
Groupes de musique : The Housemartins, The The, The Silencers, Softcell.
Qu'y a-t-il sur votre tapis de souris : Je n'en ai pas mais si je devais en acheter un, ce serait celui qui est vendu à la boutique du Ritz, il est superbe., et c'est la seule chose que je peux m'offrir là-bas !
Livre préféré : pour mon côté fifille : toutes les oeuvres des soeurs Bronté avec un faible pour Jane Eyre, et les oeuvres de Jane Austen. Sinon, les policiers d'Elisabeth George. A l'adolescence mon livre de référence était les Nouveaux aristocrates de Michel de Saint-Pierre. J'ai découvert récemment Olafur Johann Olafsson avec Retour en Islande.
Jeu favori : en ce moment je joue au chateau hanté de Scoubidou, un jeu de société interdit aux plus de 6 ans.
Magazine favori : je n'en ai pas , j'ai plutôt des périodes mode ou déco. Menteuse ! j'aime bien lire Voici aussi, ce sont les champions du jeux de mot à 2 balles.
Odeur favorite : L'odeur des cheveux de mes enfants quand ils se réveillent.
Odeur détestée : l'haleine d'un fumeur au réveil.
La chose la plus importante de votre vie : les choses ne sont pas importantes, mes enfants et Alex, si.
Qu'est-ce qui vous fait chier : Les gens qui ne disent pas merci quand on leur tient la porte ou quand on leur rend service.
Votre week end type : réveil à 8hOO (un vrai bonheur quand on est crevé de sa semaine), farniente en famille à la maison le matin, déjeuner et sieste pour les enfants et parfois pour les parents (sieste crapuleuse ?), promenade et parc, dîner avec des amis dehors ou à la maison; dimanche matin, un petit tour à Mouffetard et l'après midi, glande.
Destination de rêve pour les vacances : J'ai repéré un somptueux hôtel avec un spa extraordinaire aux Seychelles.
Bruit préféré : mon bébé qui babille dans son lit le matin.
La première chose à laquelle vous pensez en vous réveillant le matin : ce n'est pas encore ce matin que je vais faire la grace matinée !
Une manie particulière : Je vérifie toujours que j'ai bien fermé ma braguette de pantalon.
De quoi êtes - vous fière ? : De la famille que j'ai fondée.
LA honte de votre vie : Un jour, je devais avoir 15 ans, j'avais très très très envie de faire pipi et je n'ai pas eu le temps de trouver des toilettes. Voilà, je l'ai dit !!!!!!!!
Glace préférée : J'aime bien les sorbets aux fruits exotiques.
Des peluches sur le lit : Je n'en ai jamais mis, même enfant, je préférai les poupées.
Couleur préférée : le rouge.
Les orages, sympa ou effrayant ? : super effrayant. Le dernier orage, j'étais seule avec les enfants à l'Ile de Ré, je suis allée me réfugiée dans le lit de mon fils qui dormait comme une souche.
Les personnes que vous auriez aimé ou aimeriez rencontrer : je n'ai jamais été Fan de qui que ce soit. Mais j'admire les danseurs classiques professionnels pour leur acharnement.
Boisson alcoolisée : le champagne.
Boisson non alcoolisée : le jus d'ananas frais.
Si vous deviez vous faire un tatouage, quoi et sur quelle partie du corps : je n'aime pas les tatouages et je suis hyper douillette, alors ...
un verre partiellement rempli d'eau, à moitié vide ou à moitié plein : à moitié vide.
Droitier ou gaucher : droitière.
Si vous étiez une fleur ou une plante ? : une pivoine.
Chiffre porte-bonheur : 7
Végétarienne ou carnivore : carnivore ; à chaque fois que je cuisine de la viande ou du poisson, j'en mange un morceau cru.
Avez - vous déjà pris un bain de minuit ? : en Bretagne, l'eau est à 15° !!!
Acteur, acrice préférée : Daniel Day-Lewis. Audrey Hepburn.
Des animaux de compagnie ? : Deux garçons (je blague !).
Si vous étiez un animal : n'importe quel oiseau sauf un pigeon ou un étourneau.
Plat favori : Les langoustines au chaudron du restaurant L'Etrave, dans la campagne près de la Pointe du Raz ( et oui, elles se méritent ).
Plat que vous détestez : Les plats à base d'abats.
Etes -vous déjà tombée amoureuse ? : oui.
Avez -vous déjà trompé votre conjoint ? : non.
Célibataire, mariée ou divorcée ? : mariée depuis 11 ans.
Endroit préféré dans le monde entier : L' ile de Mooréa, souvenir de mon voyage de noce.
A quelle heure vous couchez -vous d'habitude ? : A 23 heures.
A quelle heure vous réveillez -vous ? :A 7 heures.
Marques de vêtements favorites : Maje, Céline, Ralph Lauren et Jimmy Choo. (pas grand chose dans mes prix !)
Votre matière préférée à l'école : La géographie.
Type d'homme ou de femme : Je n'ai pas vraiment de type particulier, mais il y a des "choses" que je n'aime pas : les blonds que je trouve un peu fades, les barbus. Depuis quelques temps, j'aime bien les cheveux poivre et sel.
La dernière fois que vous avez menti : Je mens chaque jour un petit peu sur mon blog. Pas vous ?
Oopsgal, c'est la dernière fois !!!!!
10:00 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : questionnaire, journal intime, bla bla de fille
02.10.2007
Certaines ne doutent de rien.
Il y a quelques temps, l'une d'entre vous (Gwen) eut ce commentaire : "Toi qui cherches un boulot, chroniqueuse dans un magazine féminin me semble tout à fait indiqué."
Depuis, cette petite phrase a fait son chemin dans mon esprit. Etant dans une phase d'optimisme béat (c'est dû à l'éloge, car on peut parler d'éloge, qu'a fait de moi la charmante Lili sur son blog Lili's world, allez - y et vous verrez que je ne mens pas !) , je passe donc une annonce à ce sujet, dans ce blog qui a pignon sur rue ( si si puisque je vous le dis !).
Pour écrire vos chronique rigolotes sur tout et n'importe quoi, je suis celle qu'il vous faut !!!
" Mais quel toupet, elle est gonflée cette Louise ! Deux, trois petites notes écrites dans un vulgaire blog et elle veut qu'on lui déroule le tapis rouge à Elle ou dans un magazine télé."
D'abord, le vulgaire blog vous êtes de plus en plus nombreux à le lire chaque jour. Ensuite, je n'ai jamais parlé de Elle ou de télé, c'est vous qui en avez eu l'idée en premier et je vous en remercie. Enfin bon, si à Elle ou à la télévision ils sont intéréssés, ce sera avec plaisir. Gros tirages et audimat ne me font pas peur, plus faibles tirages non plus !
Et puis, pour un futur employeur, j'ai plein de qualités :
- Je suis une fille super sérieuse quand je bosse.
- Je ne suis jamais en retard, même le soir au moment de rentrer.
- Je suis toujours de bonne humeur.
- A priori je ne referai pas d'enfant car j'ai atteint mon quota, ce qui veut dire pas de congé maternité à prévoir.
- Mon petit dernier a fait toutes ses dents, donc le matin, j'arrive en forme au bureau.
- Je suis prête à faire subir des tas d'expériences à mon mari,mes enfants et mes copines , si c'est nécessaire pour mes chroniques et qu' en plus c'est rigolo. Rien ne m'arrête, je suis partante.
- J'accepte avec plaisir les tickets restaurant.
- J'adore écrire et je suis pleine d'imagination. Il en faut pour réussir à écrire une note par jour alors même qu'on n'est pas sûr d'être lu.
Plus difficile pour un employeur, mais dans un entretien d'embauche, il faut aussi parler des sujets qui fâchent :
- Je n'aime pas du tout coucher avec le patron, surtout quand il est vieux et chauve, et encore moins avec l'expert comptable, qui lui, en plus d'être vieux et chauve, est fauché.
- J'aimerais être dans un quartier sympa. Le 6éme arrondissement, ce serait pas mal. Vers Sèvres - Babylone, n'y a-t-il pas des bureaux de presse ? Si c'est en Seine-Saint-Denis, on peut quand même s'arranger : vous m'offrez un beau portable Mac (le blanc de préférence, quoique j'aime bien aussi le rouge, il s'harmoniserait ainsi avec les rideaux de ma chambre !) et je travaille à mon domicile (je préfère le 5éme arrondisement au 93), l' arrangement peut également se faire avec des feuilles de choux locales.
- Si c'est pour la télévision, je veux bien passer le périphérique.
Maintenant que vous avez reçu ma lettre de motivation, contactez-moi via mon blog, qu'on fixe un rendez-vous car nous n'avons pas encore parlé salaire. Un chiffre avec plein de zéros me conviendrait parfaitement.
10:30 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : bureau, bla bla de fille, journal intime
01.10.2007
Louise, au rapport !
lundi 1er octobre, 9h30 : réunion hebdomadaire dans le bureau de Big Boss. Thème du jour : les résultats de septembre. (Attention, je ne révélerai pas les chiffres exacts, concurrence oblige .... Enfin, c'est surtout que je n'ai aucun moyen de comparer alors je préfère me et vous dire que tout va bien !!!).
Big Boss : " Nous allons commencé par les points positifs cette semaine, ça nous changera. Honneur à la dernière arrivée dans l'équipe , je parlerai d'abord de vous, Louise, et de votre blog. Un mois à peine que votre blog est en ligne, quels sont les chiffres ? 32 notes en 27 jours, X visites, dont X visites uniques, c'est pas mal pour un début ! 122 commentaires et pas de vacherie ! Vos lecteurs les plus assidus sont Gwen et Oopsgal, et de temps à autre , nous avons la visite éclair de Bougrenette. Faudrait quand même que davantage de lecteurs laissent des commentaires au mois d'octobre, je pense à vous Louise car les commentaires permettent de savoir si vous allez dans la bonne direction, ça encourage à poursuivre son blog, ça stimule. Débrouillez - vous Louise, payez - les si il faut. Bon, j'espère que vous êtes contente avec tout ça Louise ? "
Louise : "Oh oui, Big Boss, je suis ravie."
Big Boss : "Est-ce-que vous vous plaisez parmi nous, Louise ? Vous êtes - vous bien intégrée ?"
Louise : " Je crois Big Boss, je commence à avoir plein de super copines. A la machine à café, elles vont même bientôt commencer à putasser devant moi, c'est vous dire ! "
Big Boss : "Louise, comme tout se passe bien, je vais transformer votre CDD en CDI à compter d'aujourd'hui même. Est-ce-que cela vous convient ? "
Louise : " Oui, merci Big Boss."
Big Boss : " Des suggestions Louise ?"
Louise : "Bah, puisque vous me le demandez, j'ai repéré un stagiaire avec de très jolies fesses à la photocopieuse, il pourrait peut-être me servir de secrétaire ? Comprenez -moi bien, mon imagination a besoin d'être stimulée en permanence. Et si vous pouviez m'augmenter aussi ... "
11:05 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : bla bla de fille, journal intime, bureau, boulot
30.09.2007
les receptions de Monsieur l'Ambassadeur.
Hier soir, Alex et moi étions invités à l'inauguration de la Maison Géorgienne, rue du Sabot, dans le 6ème. A l'angle de la rue du Four, trônait la Rolls Royce grise du propriétaire du restaurant, le tout dernier modèle (du meilleur goût !) et, tout autour on voyait des invités sirotant une coupe de champagne rosé (délicieux), des policiers veillant au bon déroulement de la soirée et des barrières empêchant les véhicules lambda de passer par là. De l'autre côté du cordon, des badauds tentaient de reconnaître telle ou telle personnalité. Mais peu de gens connus hier, surtout des ambassadeurs, des politiques et des géorgiens, venus admirer les lieux.
Vous vous demandez certainement comment je suis arrivée là. Je vous répondrai seulement qu'Alex travaille dans le milieu de la nuit. Et, à Paris, les gens qui bossent la nuit se connaissent tous.
Revenons à nos moutons. L'endroit est réussi, il faut le reconnaître. La façade est magnifique, tout en bois. Avant même d'être entré, on est dépaysé. Passée la porte, il faut descendre quelques marches pour découvrir l'accueil : un bar, des poutres sculptées, des briques roses, des vitraux, une fresque moyennageuse sur laquelle le patron est représenté (le petit détail kitch, il en faut !). Au dessus, deux étages géorgiens ou se restaurer, avec des boxes en bois ou en fer forgé, très jolis puis, encore un étage, français celui -là, très brillant si je puis dire, pour dépayser les géorgiens de passage à Paris. L'endroit est surprenant. Tous les matériaux utilisés ont été importés de Géorgie et le patron a fait venir des artisans locaux afin de réaliser ce décor. L'architecte a multiplié niveaux et recoins, ce qui apporte douceur, châleur et intimité. On s'y sent bien, on a envie d'y rester et d'y diner. On a envie de s'installer dans l'un des boxes pour prendre une boisson chaude avec des tas de pâtisseries au retour d'une promenade dans les rues de Saint-Germain des Prés par une froide après-midi d'hiver. Le décor invite à la détente et à la rêverie.
Au premier étage, un orchestre et des chanteurs géorgiens assuraient l'ambiance musicale. Le patron a su éviter le portrait du géorgien le plus célèbre à défaut d'être le plus fameux : Staline qui vous regarde, ça coupe l'appétit. En revanche, il a su choisir une gérante jeune (mon âge !), tout à fait charmante et parfaitement bilingue. Elle a beaucoup de classe et est adorable et drôle.
Remarquez, il en faut du second degré quand on dirige un établissement comme celui -ci. La soirée avait commencé comme un pince-fesse parisiens des plus classiques : ambassadeurs, politiciens, artistes, coquettes ; un florilège. En bas, au bar, deux jeunes fils à papa enchaînaient cul sec les verres de vodka. Ces deux là n'ont pas dû rester debout longtemps. Dans les escaliers, des semi call girls blondes aguichaient les jeunes conseillers de l'Elysée. Plus haut, les artistes sur le retour exhibaient à qui mieux mieux leurs très jeunes femelles vénales aux yeux bridés. De temps à autre, on apercevait un petit groupe de vieilles fausses blondes passées à de trop nombreuses reprises sous les doigts experts (?) de chirurgiens esthétiques peu scrupuleux.
En revanche, la fin de soirée a dû être difficile à la Maison Géorgienne. Au dernier étage, dans la clinquante salle française étaient rassemblés les géorgiens venus directement de leur Ambassade. Le champagne ou la vodka ayant déjà fait leur travail, les hommes (ou étaient les femmes, je n'en vis aucune dans cette salle ?) n'allaient pas tarder à chanter.Le géorgien, puisque de géorgienne il n'y avait point, a l'air viril, costaud et rougeaud. Avec son coup de taureau, il a le rire sonore, parle fort, doit chanter fort et a l'air de beaucoup s'amuser. Il tient bien l'alcool aussi.
Le géorgien est un sanguin, par le genre à manger des Ferrerro Rochers !
15:20 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Paris, journal intime, georgie, bla bla de fille
28.09.2007
Plus tard, je serai Miss Limousin. / La paix dans le monde.
A l'invitation d'une amie bloggeuse (Oopsgal, pour ne pas la citer. Allez jeter un coup d'oeil sur son site. C'est ma minute pub, profitez- en, y en aura pour tout le monde !), je réponds au questionnaire qui suit.
Je tiens à préciser qu'à chaque question j'ai donné deux réponses. A vous de cocher celle qui vous plait.
Mais avant, respectons la procédure :
Oopsgal : " Louise, levez la main droite et dîtes je le jure."
Louise : "Je le jure."
Oopsgal : "Recommencez Louise, sans croiser les doigts cette fois ! "
Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la quatrième ligne :
1) "Cette année passée loin des soins protecteurs de sa mère avait amené un net changement dans" En ce moment, je n'ai pas un seul bouquin en cours, alors j'ai pris celui d'Alex. Il ne s'agit pas d'une étude pédopsychiatrique mais de la biographie d'Adolph Hitler par John Toland. Mon mari est féru d'histoire contemporaine.
2) La paix dans le monde.
Sans vérifier, quelle heure est-il ?
1) 9h15.
2) La paix dans le monde.
Après vérification :
1) 9h29. Aujourd'hui, je me suis réveillée avec un quart d'heure de retard alors je vais être décalée toute la journée de 15 minutes . CQFD.
2) La paix dans le monde.
Que portez - vous ?
1) Un ensemble pantalon (il me fait un petit cul d'enfer !) - sweat-shirt en laine grise très douillet pour cocooner dans la maison. C'est le temps ! Et des chaussons type sabot Birkenstock en imprimé panthère. (un mythe s'effondre).
2) La paix dans le monde.
Avant de répondre à ce dictionnaire, que regardiez - vous ?
1) La chambre des garçons qui est vraiment en désordre ce matin, je vais avoir du boulot .
2) La paix dans le monde.
Quel bruit entendez - vous à part celui de l'ordinateur ?
1) Les klaxons des voitures parce qu'apparemment, il y a un imbécile qui bouche la rue.
2) La paix dans le monde.
Quand êtes - vous sortie la dernière fois :
1) A 8h15, pour enemner les garçons à l'école et à la garderie.
Et vendredi dernier, avec les copines. Nous sommes allées nous encanailler au Latin Corner. J'ai léché de la crême chantilly sur le ventre de notre serveur pratiquement nu. (J'ai juré de dire toute la vérité, fallait pas m'inviter !).
2) La paix dans le monde.
Avez - vous rêvé cette nuit ?
1) J'ai rêvé que mon aîné pleurait et demandait de l'aide. Je ne rêvais pas, il a fait pipi, j'ai été de corvée de drap à 4 heures du matin et impossible de me rendormir après.
2) La paix dans le monde.
Quand avez - vous ri pour la dernière fois ?
1) Samedi matin avec Alex : j'ai honte !!! J'évoquais ma soirée fifilles de la veille et décrivait la tenue d'une de mes copines qui a le chic pour s'habiller un peu beaucoup comme les putes albanaises qui arpentent les maréchaux. A chaque fois, ça nous fait rire. Je sais , ca n'est vraiment pas sympa de ma part !!!
2) La paix dans le monde.
Qu'y a-t-il sur les murs de la pièce ou vous êtes ?
1) Je suis dans mon salon et il y a un grand miroir genre trumeau. C'est l'un des premiers objets qu'Alex et moi avons acheté en commun. Il y a aussi une gravure représentant des chevaux, deux appliques dorées, une aquarelle du Panthéon et une gravure du Jardin des Plantes. Comme vous le savez déjà, nous aimons beaucoup notre quartier et nous adorons chîner.
2) La paix dans le monde.
Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?
1) Comment savez - vous que je vais gagner le gros lot à Euromillions ce soir ? Alors demain matin, je file à l'agence immobilière Emile Garçin, ils vendent près des quais de Seine une maison de 220 m2 sur deux niveaux avec 130 m2 de jardin, le tout sans vis - à- vis, au calme, exposé sud et surtout, surtout, dans le 5ème arrondissement. Demain après midi, maxi séance shopping, samedi soir je me prends la plus monstrueuse cuite de ma vie, dimanche je cuve, jour du Seigneur oblige et lundi matin je pars faire mon premier tour du monde avec mari et enfants (quoique le mari, ça n'est pas indispensable, je pourrais toujours me payer un gigolo).
2) La paix dans le monde.
Avez - vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?
1) Alex a un bouton rouge sur la fesse gauche. Un gros bouton rouge avec du blanc dedans.
2) La paix dans le monde.
Que pensez - vous de ce questionnaire ?
1) Je pense qu'Oopsgal veut vraiment que je me présente au concours de Miss France.
2) La paix dans le monde.
Quel serait le prénom de votre fille si vous en aviez une ?
1) Quand je me suis retrouvée enceinte la première fois, nous avons pensé à Clara mais il y en a plein des Clara. Enfin, le problème a été vite réglé : je ne sais faire que des garçons.
2) La paix dans le monde.
Avez - vous déjà pensé à aller vivre à l'étranger ?
1) Je devais partir un an en Angleterre quand j'étais plus jeune, j'ai rencontré Alex, je suis venue à Paris. Remarquez, débarquer à Paris quand on vient de province, c'est un peu comme aller vivre à l'étranger, il y a un temps d'adaptation.
2) La paix dans le monde.
Que voudriez - vous que Dieu vous dise quand vous franchirez les portes du Paradis ?
1) " Entre Louise, entre. Pas la peine de regarder autour de toi, c'est bien pour toi que je les ouvre. On va s'éclater ma fille, tu vas voir. Une bonne restauration de la façade et on ne verra plus du tout que tu as 101 ans. Oh, mais je vois qu'Alex t'accompagne, remarque, à 105 ans, il était temps ! "
2) La paix dans le monde. (il a fumé là Dieu, ou quoi ?)
Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la politique et de la culpabilité, que changeriez - vous ?
1) J'enlèverais les poils sur le torse des hommes, je n'aime pas les velus.
2) Et la gagnante est Miss Poitou-Charente qui répond : "La paix dans le monde ! "
Aimez - vous danser ?
1) A trois ans, j'ai fait de la danse rythmique. A 6 ans, j'ai commencé la danse classique. A 8 ans, j'ai attaqué les pointes. A 10 ans et jusqu'à 25 ans, j'ai fait 1h30 minimum de danse classique par jour et en plus, je participais à des stages intensifs les week-end et pendant les vacances. J'ai ainsi sillonné la France de stage en stage, de grand prof en grand prof, pour finir par passer, sans succès, l'audition d'entrée au Jeune Ballet de France. Maintenant, mon corps est fatigué.
2) La paix dans le monde.
Georges Bush ?
1) Même pas aussi costaud qu'Arnold.
2) La paix dans le monde. (Vous êtes sûre Miss Picardie ?).
Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?
1) Jason Bourne dans La mort dans la peau, dimanche soir sur TF1.
2) L' élection de Miss France sur TF1 !!!
Maintenant, à Gwen de Chevaize de prendre le relais peut-être ? Fais pas ta timide Gwen ! A moins que Canard n'ait sa petite idée sur la paix dans le monde ...
Question subsidiaire : Si vous pouviez être quelqu''un d'autre, qui choisiriez - vous ?
Mme de Fontenay !!!
11:05 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : bla bla de fille, concours miss France
25.09.2007
c'est un garçon, madame
C'est un garçon , madame.
Ah. Mais je voulais une fille, moi. Une fille, je sais ce que c'est, j'en suis une. Mais, un garçon ? Je n'y connais rien en garçon, j'ai même pas de zizi.
Et puis, j'ai appris. Un garçon, c'est :
- des petits cailloux dans les poches.
- du sable dans les chaussettes.
- des marrons dans la poussette.
- des branches mortes plus grandes que soi qu'on traîne avec acharnement.
- des tas de feuilles mortes dans lesquels on saute, on shoote.
- des bigorneaux, des crevettes et des crabes dans les seaux de plage.
- des lézards qu'on capture et qu'on observe ensuite dans un verre transparent.
- des os de dinosaures.
- des crânes d'animaux dénichés sous des troncs dans la forêt.
- des cailloux qu'on jette de la digue.
- des cailloux qu'on collectionne.
- des doigts qu'on trempe dans la colle et puis des mains entières qu'on trempe dans la colle.
- des points de suture sur le front.
- des joues rouges d'avoir trop courru.
- des croutes aux genoux.
- des culottes courtes et des chaussettes en accordéon.
- une chemise qui sort du pantalon.
- des vêtements tâchés de boue et d'herbe.
- des vroum vroum et des pin pon.
- des pirates, des corsaires, des pompiers, des chevaliers.
- un zizi.
- des mouches qu'on observe au microscope.
- des bains qu'on ne veut pas toujours prendre.
- des fantômes, des squelettes, des momies et des monstres.
- des épées lazer et des pistolets.
- des engins de chantier.
- des fourmis qu'on observe accroupi.
- des gâteaux à la boue.
- des légo et des playmobil.
- des oeufs Kinder fauchés dans le frigidaire.
- des lampes de poche cachées sous la couette.
- de la glace au chocolat tout autour de la bouche.
- des bouquets de paquerettes cueillis pour Maman.
- des dessins pour Papa.
- des "Maman, plus tard, je me marierai avec toi."
- des "Maman, t'es la plus belle des Mamans.
- des bisous, pleins de bisous.
- des calins, pleins de calins.
- de l'amour, que de l'amour.
10:30 Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : famille, journal intime, bla bla de fille
24.09.2007
une soirée toute simple entre filles
Vendredi soir, alors que le pays tout entier se passionnait pour le match France - Irlande et soutenait ardemment l'équipe nationale au son de la Marseillaise, mes copines et moi-même avons, et nous le reconnaissons honteusement, apporté tout notre soutien à d'autres mâles que Chabal et ses acolytes mais presque aussi musclés et beaucoup moins velus.
( Je tiens à préciser l'aide exceptionnelle d'Alex : Monsieur, bien qu'ayant reçu d'un client un billet pour aller assister au fameux match au Stade de France, l'a donné à un ami afin de rester à la maison pour garder les enfants malades tandis que Madame se jetait corps et âme dans une nuit de débauche. Ca, c'est de l'abnégation !)
20h15 : j'abandonnai ma petite famille pour me rendre avec quatre amies à Odéon ou nous avons dîné. Trouver un restaurant ne fût pas chose facile, la plupart des établissements ayant choisi de diffuser le match, y manger était impossible, les lieux étant envahis par des hordes de fous furieux vociférant une pinte de bière à la main. Finalement, après un petit tour dans une rue de Buci aux terrases bondées, nous avons trouvé refuge chez Pères et Filles, rue de Seine, un bistro agréable ou l'on a plutôt bien mangé mais surtout, ou nous avons papoté, papoté, papoté.
Une seule règle, ne pas aborder le sujet des enfants. De quoi voulez - vous que des femmes seules qui souhaitent s'amuser parlent ? Littérature, philosophie, politique ? Mais après l'apéritif et le vin, vous croyez vraiment qu'on avait l'esprit encore suffisamment clair pour débattre de l'influence de la pensée kantienne dans la société actuelle ? Certes, Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre ont façonné la Rive Gauche depuis Saint-Germain des Prés jusqu'au quartier latin, mais nos centres d'intérêt furent très éloignés de ces préoccupations philosophiques. Plutôt qu'à l'existentialisme, nous préférâmes nous intéresser à des choses beaucoup plus terre à terre : les hommes et tout ce qui s'ensuit. A ce stade, la discussion devint beaucoup, beaucoup, beaucoup plus débridée. Nous parlâmes vibromasseur, godemichet, boules de geisha, lingerie coquine. Je crois bien que j'ai tout entendu ce soir là. (j'espère que ma mère ne lira jamais ce blog !) Nous avons même parlé taille des sexes de ces messieurs : l'une des célibataires du groupe ayant eu un ex avec un sexe de vingt trois centimètres (la moyenne nationale, c'est treize !), nous voilà toutes les cinq écartant les deux mains afin de nous représenter les fameux vingt trois centimètres . "Ouh la la. Tout ça, tu crois ? Non, un peu plus. Non, un peu moins. Ah oui, quand même. "
Le dîner fût ponctué d'éclats de rire et de confidences. Ce fût un repas de trentenaires qui s'assument. Pas de tabous, pas de frustrations, pas de complexes,. De la joie de vivre, de la rigolade, de la franche camaraderie féminine. Des filles pleines de vie et bien dans leurs escarpins. A 23h, après que la France eut remporté le match, le restaurant s'est rempli. Il était temps pour nous de quitter les lieux.
Direction la rue de la Huchette. La promenade par la rue Saint -André des Arts fût des plus agréables. Supporters français et irlandais réunis dans une ambiance sympathique. J'eus l'impression de me retrouver quinze ans en arrière, lorsque j'étais étudiante à Rennes et que je sortais rue de la soif. Nos pas nous menèrent jusque devant le Latin Corner. Des groupes de filles attendaient que le visio daigne les laisser entrer. Vous pensez vraiment que nous avons attendu comme tout le monde ? Nan, nan, nan ! Nous avons fendu la foule : "pardon, pardon, pardon", l'air dégagé. "Monsieur X a réservé une table au nom de Louise." "Deux minutes, j'appelle le patron. " Le patron est arrivé, nous sommes entrées. Jouissif, tout simplement jouissif.
Le bar étant plein, nous avons patienté quelques instant au comptoir , ce qui nous a permis de siroter un premier cocktail tout en matant les serveurs en boxer short. Je ne vous avez pas dit que les serveurs étaient torse nu et en slip ? Désolée, c'est un oubli de ma part. Et oui, la particularité du Latin Corner est le service par de jeunes hommes de 20-25 ans à tout casser, au corps d'athlète, des sortes de gogo danseurs en plus soft. Je n'ai jamais été très amateur de ce genre de "show", mais l'ambiance ici n'est ni pesante, ni trash. Les filles viennet là pour s'amuser et se défouler. Ca piaille, ça rigole. C'est sexy mais très bon enfant (si, si, c'est possible). Ca danse, ca chante, ca monte sur les chaises. Attention cependant, le second degré est OBLIGATOIRE, sinon passez votre chemin.
Ayant prévenu le patron que c'était l'anniversaire de mon amie Drit, celle-ci a été particulièrement choyée par notre serveur attitré, qui n'a pas hésité à la monter sur le bar et ... Je ne vous en dirai pas plus, elle m'en voudrait. Et puis, faîtes travailler votre imagination bon sang ! Un peu plus tard dans la soirée, nous avons chacune eu droit à notre petite gâterie, il n'y avait pas de raison. Profitant d'un léger moment d'accalmie, nous sommes allées remercier le patron qui est un jeune type sérieux, sympa et très discret, adorable.
Puis, nous avons décidé de terminer la soirée au Roméo, boulevard Saint-Germain, juste avant Maubert Mutualité. Je ne connaissais pas cette boîte de nuit et là aussi ce fût un grand moment. Attention, quinzième degré OBLIGATOIRE. C'est une petite boîte style années 80 qui fait très dancing de province. On se croirait en vacances. Mais, surprise, oh surprise, nous nous retrouvons au milieu ... d'un car de CRS. Que des gardiens de la paix, des bacmen, des gendarmes et autres pompiers. Que du pur, du dur, du tatoué, des hommes, des vrais, avec des xxx. Tout un poème, que de la finesse. Mon dieu, mon dieu, ou sommes nous ? Il va vraiment falloir que je raconte ça à Alex !
Armées de notre quinzième degré, mes copines et moi nous élançâmes sur la piste de danse. Tu poses le pied sur la piste, tu as cinq chauves ( dans ces professions, le chauve costaud est à la mode) qui se mettent tout autour de toi en te regardant avec des yeux de merlan frit. Mais, ces messieurs, qui défendent la veuve et l'orphelin, te laissent tranquille dès qu'ils voient que tu n'es pas attirée comme un aimant par leur virilité et leur puissance, et ça c'est plutôt sympa. Surtout sourire sinon on passe pour une bécheuse. Je suis là, autant m'amuser. Et moi, j'adore les situations complètement décalées comme ça. On a bien ri, on a dansé. On s'est fait un super souvenir, mais pas sur qu'on y retourne.
Enfin la fatigue s'est faite sentir. 4h30 du matin. Il était temps de rentrer. Nous sommes revenues en noctambus en évoquant les moments forts de la soirée. Nous nous sommes dit bonsoir nous promettant de nous appeler le lendemain, pas trop tôt . Je me suis couchée et ai dormi deux heures, jusqu'à ce que mes fils viennent me réveiller en fanfare. Le réveil fût des plus difficiles.
Ouh la la, j'ai un mal de tête à gogo ce matin !
14:45 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : bla bla de fille, journal intime, paris
23.09.2007
La réunion.
Hier avait lieu à l'école de mon fils Franz la réunion de rentrée. 9h30, briefing dans le préau en commun avec les autres classes ; 10h, dans la classe, la maîtresse expose son organisation et le programme de l'année scolaire.
L'année dernière, dans le préau, ça avait été un vrai bordel, le mot n'est pas trop fort. Tous les parents étaient debout serrés comme des sardines et discutaient pendant que la directrice faisait son petit spitch d'accueil d'une voix faible. Au fond, on n'entendait rien. Puis, les représentants des parents d'élèves avaient prêché la bonne parole afin de recruter quelques inconscients (les mêmes qui lorsqu'ils avaient onze ans s'étaient présentés à l'élection d' élève délégué de la classe de sixième ! ) pour prendre le relais.
Alors, cette année, j'ai décidé d'arriver un peu plus tard dans le préau. Pas folle la guêpe. C'est donc à 9h30 au lieu de 9h15 que j'ai laissé mari et enfants à la maison afin de me rendre tranquillement à la fameuse réunion. A 9h45, j'arrive en même temps qu'un papa que je connais. Nous entrons dans l'école et nous félicitons mutuellement de notre clairvoyance. Mais au moment ou nous nous présentons devant la porte vitrée du préau, quelle n'est pas notre surprise de constater que le bordel de l'an passé a laissé place à des rangées de parents assis bien sagement sur des bancs et écoutant religieusement la directrice.
Un vent de panique souffle sur nos deux têtes. Une solution, demander à la gardienne à passer discrètement par la cour, mais celle-ci, avec un plaisir non dissimulé, ouvre grand la porte et nous pousse en avant. Cinquante têtes se tournent et nous dévisagent tandis que la directrice nous jette un regard noir. Nous esquissons un sourire gêné et nous avançons sur la pointe des pieds. Ayant repéré un énorme poteau, je choisis de me cacher derrière en attendant qu'on m'oublie.
L'année prochaine, je viendrai à 9h20.
10:15 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : ecole, journal intime, bla bla de fille, famille
21.09.2007
Grosse gaffe.
Vendredi 3 août 2007, huit heures du matin . Alex me réveille en m'enlaçant tendrement puis me sucurre à l'oreille :
- Bon anniversaire mon amour.
- Hein ? Quoi ? Quel anniversaire ?
- Bah, notre anniversaire de mariage.
- Oh, zut, j'ai complètement oublié. C'est vrai que nous fêtons nos six ans de mariage aujourd'hui.
- Ah non Louise, ce sont nos onze ans de mariage !
Consternation.
10:00 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : bla bla de fille, mariage, famille, journal intime