04.04.2008
Cachez ce sein que je ne saurais voir.
Tandis que je surveillais mes enfants qui s'amusaient dans l'aire de jeux du Jardin des Plantes ou nous nous rendons pratiquement quotidiennement, la Maman d'un ami de mon fils Henri vint me saluer. Ayant accouché il y a deux mois, une de mes amies et moi-même nous extasiâmes, comme il est de bon ton de le faire en pareilles circonstances, sur la petite fille qui reposait dans les linges faisant office de porte-bébé. Alors que je m'inquiétais de savoir ou se trouvaient les bras et les jambes de l'enfant, la mère m'expliqua que le porte-bébé type Baby Bjorn (que j'ai utilisé ) n'était pas bon car il ne respectait pas la posture naturelle de l'enfant ( ah ? je ne connaissais pas le porte-bébé bio ! - la différence entre le baby Bjorn et le Bio, c'est que dans le Baby Bjorn, l'enfant a le coup soutenu, tandis que dans le bio, l'enfant a les cervicales en vrac : ça c'est bio Madame !!! ) Louise 0 - Autre Maman 1.
Le sujet du porte-bébé ayant été " débattu" (pas par moi, je préfère toujours me taire dans un cas pareil. Une mère qui montre les dents est une tueuse ! et moi, je tiens à la vie.), je demandai à la Maman si le grand frère, âgé de quatre ans et demi, acceptait bien la venue de sa petite soeur. Elle me répondit : " Oui, cela se passe bien car mon fils s'est sevré tout juste un mois avant la naissance de ma fille "
Moi : .........................
Je tiquai, pensant avoir mal compris et ne réussis finalement qu'à annoner un banal "Pardon", mais la Maman confirma sa première version.
"J'ai allaité mon fils jusqu'à ses quatre ans et demi. Mon fils s'est sevré tout seul !" clama-t-elle fièrement. (encore une chance, à son âge, pensai-je).
Mon Dieu, bien qu'ayant allaité mes deux fils six mois chacun, je ne peux pas m'imaginer allaiter, non pas un bébé, mais un enfant qui va à l'école.
Moi : "Peut-on allaiter un enfant quand on est enceinte ?"
"Non, me dit la mère, je n'avais plus de lait mais mon fils avait seulement besoin de sucer mon sein. Peu importait pour lui qu'il n'y ait plus de lait."
Juste ciel ! Qu'on allaite un enfant tard dans un pays ou les carences sont encore hélas monnaie courante me semble une évidence mais que, dans un pays développé, une mère laisse son fils de quatre ans et demi aggrippé à son sein vide de lait tandis qu'elle est enceinte de son second enfant me parait ahurissant. Mais que fait le père ? Ou est-il ?
La Maman a dû apercevoir mon regard horrifié car elle est devenu un peu froide à mon égard. Louise 0, Autre Maman 1 ? Mais, ne voulant pas râter la suite de la conversation, j'ai choisi de rester. A mon amie, elle a alors expliqué :
" Nous n'avons qu'une chambre à la maison, donc nous avons mis le lit de notre fils au bout du nôtre (moi, j'aurais laissé la chambre aux enfants et aurais dormis dans le canapé-lit du salon. Mais il ne s'agit pas de moi. Louise, boucle-la.). Mais mon fils escalade son lit et vient dormir entre nous. "
Mon amie : "Et ça ne vous empêche pas de dormir ?" (moi dans mon fort intérieur : En tout cas, ça ne les a pas empêchés de baisouiller puisque le deuxième est né !)
" Oh non, cela fait quatre ans que nous dormons tous les trois dans le même lit. Mon fils se met entre son père et moi."
(je me demande bien comment ils ont réussi à concevoir leur fille. Mais chut Louise, écoute !)
Mon amie : " Comment allez-vous faire quand votre fille va grandir ?"
" Et bien nous dormirons à quatre dans le grand lit ! " s'est exclamé la Maman en riant.
Suis-je la seule a trouvé cela bizarre et pas très sain ? Ce doit être bio ... Louise : 0 0 0 !
07:00 Lien permanent | Commentaires (52) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, journal intime, bébé, allaitement
20.02.2008
Pourquoi n'était-ce pas écrit dans le Pernoud ?
Neuf mois à grossir. Neuf mois à rêver de lui. Neuf mois à l'imaginer.
Et puis ................ la claque !
1) Le physique d'un Ange :
Je me souviens qu'aux cours de préparation à l'accouchement, la sage-femme nous avait demandé une représentation de notre enfant à naître, type dessein, collage, etc ... Jusqu'alors je la trouvais très bien cette sage-femme, mais là elle m'avait prise de cours. J'aurais pu découper la photo d'un bébé dans La Redoute, comme l'ont fait certaines futures Mamans, mais cela m'a semblé tellement aberrant que j'ai préféré m'abstenir. D'autres avaient dessiné au feutre ou peint des enfants : mais ils étaient si laids que même Picasso les aurait abandonnés à la DASS ! Quand ce fût mon tour de présenter mon chef d'oeuvre, les autres mères m'ont regardé d'un sale oeil puisque je n'avais absolument aucune toile, aucun bébé en papier mâché, aucun avorton en pâte à modeler bleue à exiber fièrement à toute l'assemblée.
"Madame, toute mère se représente son enfant d'une façon ou d'une autre !" m'a dit la sage-femme.
"Certes, mais je ne suis pas sûre que montrer un bébé décapité aux futures accouchées serait du meilleur gout ?"
Silence dans la sale.
"Mais pourquoi décapité ?"
"Tout simplement parce que je suis parfaitement incapable de m'imaginer la tête de ce bébé. En fait, quand j'imagine mon enfant, c'est un corps et uniquement un corps que je vois."
Comment voulez-vous leur dire que je n'ai absolument aucune envie que mon bébé ressemble à ces horreurs peinturlurées ? Comment leur expliquer qu'un nouveau-né n'est ni orange, ni vert ?
Mon cas ayant été débattu, (Les Freud ET Dolto en puissance ne sont décidément pas mes copines) on a pu passer à la future maman suivante (vous savez, celle qui vient toujours avec le Papa. Papa qui aimerait bien être la Maman, Papa qui fait la couvade, Papa qui demande : "qu'est-ce-que je fais quand ma femme allaite ? " Je lui aurais bien répondu : "tu bois une bière en regardant un match de foot" mais je ne suis pas sûre que l'assemblée aurait été une nouvelle fois sensible à mon humour. Bon, là, c'était juste pour l'anecdote)
Donc, sur le physique, je n'étais pas très forte. Tout ce que je voulais moi, c'était un bébé en bonne santé, bien rond et chauve. J'avoue, je n'aime pas les bébés avec des cheveux. Le jour de l'accouchement, la sage-femme me dit :
"Encore un tout petit effort, c'est presque fini, je vois ses cheveux."
" Vous êtes sûre ? Je n'aime pas les bébés avec des cheveux !"
" Il n'en a que très peu et ils sont blonds. Vous le gardez quand même ou on lui dit de retourner d'ou il vient ?"
" C'est bon, je pousse."
Finalement est arrivé un petit Henri, pratiquement chauve. Ouf, je n'ai pas été déçue sur ce coup là. C'est bien simple, c'était le plus beau bébé du monde. Et en plus, il avait une tête fournie avec, incroyable !!!
C'est après que nos rêves se transforment en cauchemars.
2) Mais faite-le taire !
Tout le monde sait qu'un bébé pleure. Mais ce qu'on ne nous avait pas dit c'est qu'un bébé peut pleurer, de préférence la nuit, pendant plusieurs heures. Impossible de le calmer, impossible de savoir pourquoi il pleure (hélas, ces petites bêtes ne parlent pas avant plusieurs mois). Et ça énerve. Ca vous énerve et ça énerve Monsieur également. Résultat, à trois heures du matin, Madame engueule Monsieur :
"Mais fais quelque chose bon sang. Tu vois bien qu'il pleure ! Ce n'est pas la faim, il vient de téter."
Monsieur rétorque : "C'est toi sa mère, tu sais mieux que moi. Calme-le, enfin."
Les parents crient et bébé pleure de plus belle. La nuit est foutue, la maman pleure d'épuisement et le Papa berce dangereusement son bébé en chantant : "Les oies sauvages vers le nord ...". Plus que cinq heures et il fera jour.
3) Un petit encas ? Tu parles !
Pour les tétées aussi, la réalité n'est pas toujours rose. On vous parle de fusion entre la mère et son enfant, d'amour incroyable, de sensations magnifiques. Tout ceci est vrai (ayant allaité mes deux garçons pendant six mois chacun, je sais que c'est vrai). Mais je ne suis pas pour autant une intégriste de la Leche League. Et je sais aussi que l'allaitement n'est pas toujours une partie de plaisir.
Commençons par la fameuse montée de lait. Parfois ça se passe bien : ce fût le cas pour mon premier garçon. Mais parfois, ça se passe mal aussi : ce fût le cas pour mon petit Franz. On vous dit :
"La montée de lait peut-être légèrement douloureuse".
Légèrement signifie que la jeune maman pleure tant elle a mal parce que ses seins ont pris des proportions hallucinantes, même pour Pamela Anderson. Des ganglions lui poussent sous les aisselles. Elle ne pense plus qu'à ses seins. Elle les trempe dans des saladiers d'eau chaude, leur fait des masques à l'argile, leur fait prendre des douches pendant des heures. Elle supplierait presque son mari de lui têter les seins tant elle souffre. Et finalement elle ne dit rien quand une puéricultrice de la PMI lui masse les seins afin de la soulager. Et elle s'en fout complètement qu'un papa venu faire peser son dernier-né n'en perde pas une miette. Elle a tellement mal qu'elle en oublie toute pudeur.
La galère ne s'arrête pas là, ce serait trop simple. Vos seins ont dégonflé mais Bébé Chéri est un vorace qui n'arrive pas à téter correctement. Voici venir les crevasses. Je passe sur la douleur fulgurante qu'on ressent à chaque fois que Bébé Chéri happe le mamelon ensanglanté. Tout le monde a compris, pas la peine d'en rajouter. Mais ce qu'on ne précise pas dans les manuels d'allaitement, c'est que votre sang est bu par votre enfant en même temps que votre lait mais qu'il ne ressortira de Bébé Chéri, sous forme de vomi, qu'à la tétée suivante, quand vos seins eux ne saigneront plus. D'ou la panique qui s'empare de vous quand votre enfant de quatre jours crache du sang : ne ferait-il pas une hémorragie ? Bien sûr Monsieur n'est pas là et vous voilà, seule, à six heures du matin en train d'enmener Bébé Chéri et son grand-frère aux urgences de Saint-Vincent-de-Paul, en bus. Elle a oublié de nous le dire ça Laurence ! Ce n'est pas beau de mentir par omission.
Je rassure les futures mamans, une fois cette pénible étape franchie, allaiter son enfant est l'une des choses les plus merveilleuses qu'il m'ait été donnée de faire.
4) Le caca, c'est la vie !
Un bébé fait caca et le changer fait partie des tâches que chaque parent doit accomplir. On le sait tous avant même que Bébé Chéri soit sur terre. Ce qu'on ne sait pas c'est l'importance que revêt la défécation d'un enfant.
Qui ne s'est pas étonné en entendant ces parents s'ébahir devant les cacas de leur progéniture ?
"Mais ils sont dingues !" disions-nous. "Nous ne ferons jamais ça."
Et puis, la roue tourne. Un beau caca, est le signe premier de la bonne santé d'un enfant. Si il est trop mou : attention à la gastro ! Les puéricultrices le savent bien qui vous attendent chaque soir : "Votre fils a eu deux selles molles aujourd'hui !" Façon de vous dire que Bébé Chéri est dorénavant en quarantaine et qu'il va falloir trouver un autre moyen de garde. La gastro ne passera pas par la crêche. Vade retro Bébé Chéri !
Si le caca est trop acide (rapport à l'odeur et à l'irritation qu'il déclenche sur les petites fesses de Bébé Chéri), c'est le signe que votre enfant fait ses dents. A ce souci, s'ajoute les pleurs, car Bébé souffre (retour donc au petit 2, et là, on est vraiment dans la m**** !).
Si le caca est trop dur : Bébé Chéri est constipé. Changez votre alimentation en cas d'allaitement, préparez une purée d'épinards si votre enfant a déjà attaqué l'alimentation solide et tout rentrera dans l'ordre. Dans quelques jours, les cacas de Bébé Chéri seront à nouveau parfaitement moulés.
Si le caca de Bébé Chéri est granuleux, c'est juste que votre enfant a avalé tout le bac à sable. A ce propos, je tiens à saluer l'excellent travail de la Société Playmobil qui a eu l'ingénieuse idée de faire des pièces de trésor de Pirate bien dorées : ainsi, les couches de mon petit dernier brillent de mille feux, le comptage en est facilité et toute la famille s'émerveille des cacas de mon fils : on est fier, ça fait riche !!!
5) Ces petites choses qui nous pourrissent la vie :
a) Papa et Maman sont très fiers de toi ! Bébé Chéri piquera les jouets des autres enfants, il se battra, il piquera des crises et tout le monde se retournera pour voir quel enfant insupportable fait un tel raffût, il refusera d'avancer dans la rue sans raison aucune, juste vous faire tourner en bourrique, il dira à la gardienne de l'immeuble "Dis, pourquoi tu es si grosse ?", il refusera un jour de dire bonjour à sa grand-mère, il mettra les deux mains dans sa purée, il refusera de manger son jambon coquillettes alors qu'il adore ça habituellement .....
Désolée, mais votre enfant n'est pas mieux que les autres. C'est un enfant, tout simplement.
b) Deux grands-mères, deux grands-pères ? Ca fait pas un peu beaucoup tout ça ? : Les grands-parents sont des gens formidables qui vous soutiennent quoi qu'il arrive. NAN ! Les grands-parents sont des gens qui se permettent de commenter vos choix de prénoms d'une manière pas toujours agréable. Les grands-parents sont des gens qui remettent en cause vos principes éducatifs, parfois même devant votre progéniture. Les grands-parents sont des gens qui font le contraire de ce que vous leur avez demandé : "Pas de bonbon ce matin !" " Mais, je ne lui en ai donné que 4 ". Les grands-parents sont des gens qui vous disent " tu es bien contente de nous trouver pour garder tes enfants" uniquement parce que vous avez osé les contredire sur un point. Les grands-parents sont des gens très envahissants : "Tu m'empêches de voir mes petits-enfants ?" "Mais Maman, tu es déjà venue à la maison six fois cette semaine". Les grands-parents savent toujours mieux que vous : "Tu ne vas pas nous apprendre comment élever des enfants. On est passés par là avant toi ma petite." Il ne vous reste que deux choses à faire : couper définitivement le cordon et trouver une bonne baby-sitter !
c) Dors mon ange ! En ce qui conseille le sommeil des bébés, je me contenterai de citer Léo J. Burke : "Ceux qui disent dormir comme un bébé n'en ont pas."
Cette liste n'est pas exhaustive, mais je préfère m'arrêter là afin de ne pas vous saper le moral.
6) Et l'amour dans tout ça ? :
On peut tout écrire sur l'amour parents-enfants, mais les mots ne seront jamais assez forts pour évoquer sa puissance. On peut essayer d'imaginer cet amour pendant neuf mois, ce sera toujours bien en deça de la réalité. Et c'est pour cela qu'on recommence, car on n'est jamais déçu. Nos plus beaux rêves seront toujours bien ternes à côté de la réalité des liens qui nous unissent à nos enfants.
07:00 Lien permanent | Commentaires (25) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, maternité, famille, enfant, bébé, allaitement, caca
18.12.2007
Comme il est mignon !
Nathalie et Stéphane
ont l'immense joie de vous annoncer
la naissance de leur fille
JULIE
le 18 décembre 2007.
Combien de fois avez-vous reçu ce type de faire-part et combien de fois vous êtes-vous rendue à la maternité avec un joli cadeau de naissance pour le nouveau-né, mais sans fleurs car les fleurs c'est mauvais pour les bébés (c'est écrit dans le manuel du savoir-vivre à la maternité) ? Des tas de fois n'est-ce pas ? Réjouissez-vous, vous allez y retourner aujourd'hui, je vous y enmène.
Ca ne vous arrange pas aujourd'hui ? Votre patron vous a surchargée de travail et la nounou vous a appelée en catastrophe au bureau car vos enfants sont malades ? Oui, mais il n'y a qu'aujourd'hui que c'est possible car demain, mercredi, votre copine rentrera déjà chez elle et comme vous aviez promis d'aller la voir à la maternité ... Pour ne rien arranger, vous n'avez pas pu acheter le cadeau en avance car votre amie a eu l'idée lumineuse d'attendre le jour de la naissance pour apprendre au monde entier le sexe de l'enfant. Remarquez, il y avait une chance sur deux pour que ce soit une fille.
Il ne vous reste donc plus qu'à courrir les magasins ce midi tout en avalant un infâme sandwich. Vous appelez aussi votre mari en urgence pour qu'il récupère les enfants chez la nourrice et les enmène en catastrophe chez le pédiatre. Votre époux vous fait une scène au téléphone car il est en plein rendez-vous professionnel : "Elle n'aurait pas pu accouché un autre jour ta copine ? Je fais comment moi ? " A dix sept heures, vous vous eclipsez discrètement du bureau. Direction la maternité qui, bien évidemment se trouve à l'autre bout de Paris et n'est pas sur la ligne de métro : vous avez trois changements à faire plus un quart d'heure de marche.
Vous arrivez à 17h45, épuisée, frappez et entrez dans la chambre de votre meilleure amie. Son teint oscille entre le gris et le orange pour cause d'anémie, mais cela ne vous empêche absolument pas de vous écrier : "Valérie, comme tu es radieuse ! Tu as l'air fraîche comme une rose. On sent la jeune Maman parfaitement épanouie. Tu me donneras ta recette pour paraître aussi fringante après un accouchement !" Malgré vos compliments d'une sincérité touchante, votre amie s'écroule en larmes dans vos bras. Sur ce, son mari Stéphane, que vous n'avez jamais supporté et réciproquement, s'empresse de vous jeter des regards lourds de reproches au lieu de s'en prendre aux transformations hormonales post naissance. Finalement, Valérie cesse de sangloter et de se moucher bruyamment dans votre chemisier en soie sauvage et vous présente son bébé.
Une règle, ou plutôt LA REGLE : toujours, toujours, toujours s'extasier. "Comme il est mignon ! Il est choux ! Je n'ai jamais vu un bébé aussi beau !" Et ce, même si la boule de chair vagissante qu'on dépose dans vos bras est rouge voire bleue, toute plissée et baveuse. Si vous voulez en profiter pour vous accorder un petit plaisir, vous avez le droit de dire avec un grand sourire : "Comme il est beau, il a l'air tellement intelligent ! C'est tout le portrait de son Papa ! " Le Papa en question ne comprendra pas l'allusion et vous gratifiera en prime d'un sourire reconnaissant. Jubilatoire.
Maintenant, il est temps de remettre votre présent à la Maman qui n'en a cure tant elle est épuisée. Elle dépose la ravissante robe en organdi blanc de chez Bonpoint qui vous a couté la peau des fesses sur le plateau repas graisseux puis vous regarde d'un air las, vous signifiant ainsi qu'il est grand temps de la laisser seule avec son époux et son mari. Mari qui, au passage, vous dira : "Mais quelle idée tu as eu aussi de passer si tard. Tu sais pourtant bien que les visites ne sont plus autorisées à partir de dix huit heures." Alors, ce cher Stéphane vous met de dehors en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire.
Vous retournez chez vous, à l'autre bout de Paris. Les trois changements vous font perdre un temps précieux. Quand vous ouvrez la porte de votre appartement, vous êtes bonne à coucher. Aujourd'hui, vous avez donc bossé comme une dingue pour terminer vos dossiers au plus vite, mangé un sandwich dégoutant, dépensé une fortune dans une robe taille trois mois que la petite Julie ne portera que deux fois et passé une heure trente dans le métro afin de voir votre amie qui, finalement, n'avait aucune envie de vous voir tant elle était fatiguée.
L'amitié, c'est beau comme un nouveau-né !
08:00 Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : blabla de fille, famille, bébé, maternité, naissance