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28.02.2008

Le cheveux.

Un matin, alors que je me coiffais devant le miroir de la salle de bain, mon regard fut attiré par un cheveux d'une couleur particulière. Ce n'est pas la première fois que cela m'arrive : de temps à autre, je trouve un beau cheveux blond ou bien un cheveux à moitié noir car pris dans mes cils au moment ou j'appliquais mon mascara, parfois même un cheveux coloré par une petite boule de pâte à modeler venue se ficher alors que je jouais avec mes enfants. Rien d'anormal à tout cela. Hors, ce matin là, ce cheveux n'avait absolument rien à faire dans ma tignasse.Tout d'abord, j'ai pensé à une erreur : il ne m'appartenait pas, Alex l'avait reçu d'une autre femme puis me l'avait malencontreusement transmis. Mais à bien y réléchir, cette solution me chagrinait un tantinet et j'ai préféré écarter cette possibilité d'un geste rageur. Je me décide finalement à prendre le cheveux entre mes doigts, mais il ne vient pas, il reste bien accroché, preuve qu'il fait partie de moi et qu'il n'appartient donc à personne d'autre. Cela a au moins l'avantage de balayer les soupçons d'adultère qui pesaient sur Alex. Un souci de régler.

Je tire un peu plus fort et le cheveux se détache. Je l'observe, perplexe. Ce cheveux est blanc. Mais blanc, comme neige ! Blanc comme les cheveux de mon arrière-grand-mère quand celle ci avait quatre vingt six ans. Comment se fait-il qu'il soit là ? Je n'ai que trente cinq ans et pas plus tard que la veille je paradais auprès d'Alex parce qu'on m'avait dit Mademoiselle toute la journée. Je continue à le regarder ce qui ne semble pas le gêner le moins du monde. Je devrais constater un semblant de confusion, il pourrait avoir la décence de rougir un tout petit peu, s'excuser, me dire qu'il s'est trompé de crâne ... Mais, non, il me nargue et semble me dire : "Et oui, ma fille, tu vieillis, comme les copines !" Comme son attitude désinvolte m'insupporte, je l'abandonne seul dans une coupelle. Puis, je me rapproche du miroir et entreprends de découvrir d'autres petits malins qui auraient décidé eux aussi de prendre racine dans mon cuir chevelu. J'ai beau chercher et chercher encore, mes recherches sont vaines. Ouf, je suis soulagée. Je me tourne alors vers l'exemplaire unique, le reprends en main et vérifie pour la centième fois sa couleur : hélas, il est toujours aussi blanc. Je décide de le conserver jusqu'au soir afin de montrer à Alex le responsable du délit. Puis, je retourne vaquer à mes occupations.

Cependant, mon esprit n'est point tranquille. Ce cheveux me hante. Sournoisement, surgissent en moi des souvenirs de petites choses auxquelles je n'avais jusqu'alors pas prêté la moindre attention. Ces petites choses qui au fil des ans s'immiscent dans votre vie insidieusement. Il y a d'abord ces petits mals de crâne languissants à chaque fois qu'on regarde la télévision,  ces lettres qui se chevauchent quand on lit un livre, ces rides qu'on découvre un jour en regardant des photos qu'on vient juste de faire développer. "Oh, j'avais l'air un peu fatiguée ce jour là", se dit-on simplement. Notre mémoire n'est pas aussi bonne qu'avant mais on n'en a cure : "c'est seulement parce que je ne la travaille pas."

Alors, tout doucement, sans même s'en rendre compte, on prend rendez-vous chez l'ophtalmo qui vous prescrit une paire de lunettes pour lire et regarder la télévision. Au début, on oublie régulièrement de s'en servir, puis un jour, on les sait indsipensables si on veut pouvoir voir le film en entier sans que les yeux nous brûlent. On achète une crême très grasse pour le visage alors que quelques semaines auparavant on essayait désespérément d'assécher sa peau à coup de soins pour adolescents boutonneux.Finalement, on n'arrive plus à se voiler la face, le constat est implaccable : on vieillit !

Certaines rêvent alors d'une voire plusieurs opérations de chirurgie esthétique afin de remonter les poches sous les yeux, redessiner le contour des lèvres ou réhausser ces seins avachis par les années ou le soleil ou plus souvent les deux. D'autres se ruinent en crêmes anti-rides miraculeuses. La dépression nerveuse s'abat sur les plus fragiles d'entre nous. D'autres encore piquent les vêtements de leurs filles, se décolorent ou se teignent les cheveux, se contraignent à des régimes barbares afin de continuer à entrer dans un jean taille 34. Si ces femmes se sentent bien dans leur peau après, pourquoi pas ?

Mais, je n'aimerais pas être ainsi. J'ai même très peur de finir comme ça : paniquée à la vue d'un cheveux blanc ou d'une ride, déprimée par un kilo en trop, se dandinant dans des vêtements pour adolescentes prépubères, les seins tendus remontant jusqu'à un cou frippé par les années, parlant de leurs succès passés, jalousant leur fille plus jeune et plus fraîche. Vous me direz : "c'est facile pour toi qui n'a que trente cinq ans. Mais attends d'en avoir 45, puis 50, puis 60 !" Certes, vieillir n'est agréable pour personne, mais vieillir est quand même mieux que mourrir ! Alors autant vieillir bien. Et pour moi, vieillir bien, ce n'est pas essayer de ressembler à une minette  de 20 ans, mais c'est accepter son âge. C'est accepter ses rides, ses cheveux blancs, c'est porter des tenus élégantes, c'est soigner son corps sans le martyriser. C'est se dire,  "je ne suis plus jeune, et alors ? C'est bien aussi d'avoir 35, 45, 55, 65 .... ans. " 

27.02.2008

No cinema for old Louise.

Hier soir, Alex m'a traînée au cinéma afin de voir "No country for old men", des frères Cohen, avec Javier Bardem en psychopathe et Tommy Lee Jones en flic fatigué du Texas. Je ne suis pas fan de l'univers froid et pesant des frères Cohen, mais je vais voir leurs films par curiosité. Je reconnais qu'ils sont très forts pour installer cette atmosphère si particulière à leurs films. On retrouve dans leurs oeuvres des paysages américains désertiques et très faiblement peuplés, des lieux ou personne ne s'arrête jamais, des petites villes de l'Amérique profonde ou il ne se passe jamais rien, bien loin des préoccupations des grandes métropoles de l'est ou de l'ouest des Etats-Unis, des bicoques sans charme, des mobil-home. On rencontre un peu toujours les mêmes personnages : dans No country for old men, des habitants qui trainent leur vie en attendant leur fin, des flics sans aucune motivation et dépassés, des personnages laids (sauf la jeune femme du type traqué, qui elle représente la pureté),  Et puis, bien sûr, un dingue.

En maniant tous ces composants avec dextérité, les frères Cohen sont incroyablement bons à donner à leur film une ambiance lourde et pesante ; tellement pesante qu'aux nombreux traits d'humour noir, la salle reste silencieuse, comme tendue. Il semble que les spectateurs retiennent leur souffle pour la scène suivante.  Il faut dire que, question violence, ils n'y sont pas allés de main morte. Violence gratuite dès le départ, scènes de crimes avec une multitude de corps en décomposition (bruits de mouches inclus), opération "chirurgicale" auto-pratiquée, personnage vomissant de douleur : on a le droit à tout.

Tout  cela me gêne un peu. Je comprends qu'on puisse devenir aficionado des films des frères Cohen, mais moi, je n'accroche pas du tout. Si bien que je me suis ennuyée à cent sous de l'heure. Le film est long : deux heures vingt ! Certes, les lenteurs du film sont là pour accentuer l'effet pesant sur le spectateur et, en général, c'est réussi. Mais je n'ai pu m'empêcher de regarder ma montre et de me dire " quand est-ce-que  ça va finir ?" On s'attend à une montée en puissance, à un face-à-face sanglant entre le psychopathe, l'homme qu'il pourchasse et le flic. On attend deux heures vingt pour voir ça et puis finalement ............... RIEN !!! Si l'homme pourchassé est bien tué, ce n'est pas du tout par le psychopathe (elle est bien bonne celle là, il crêve comme un cheveux sur la soupe), et de face à face il n'y aura point : le psychopathe s'en va tout simplement et le flic, craignant pour sa vie, préfère démissionner (ce flic est trop vieux, dépassé par son époque, dépassé par le tueur : d'ou le titre !). Et PAF, le générique !

Silence consterné dans la salle. Je me tourne vers Alex et j'éclate de rire : deux heures vingt de cinéma pour ça, pour cette fin qui n'en est pas une, deux heures vingt à regarder ma montre pour une métaphore sur la place d'un "vieil" homme dans la société.

La prochaine fois j'irais voir Astérix, na !

 

25.02.2008

Test Tub Alien : la chair de ma chair, le sang de mon sang ?

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Louise et Alex

partagent avec Henri et Franz

la joie de vous annoncer la naissance de

Takon Test Tub Alien

le 16 février 2008.

 

 

Oui, la famille s'agrandit. Nous avons en quelque sorte adopté. Après Mère Thérésa et Soeur Angelina Jolie (condamnée, à vie, à adopter des enfants afin de redorer son blason terni par sa propension à piquer les maris des copines), voici Soeur Louise et Père Alex (qui fricotent pas mal ces deux là).

Henri ayant été très sage à l'école et pendant sa semaine avec moi, j'ai décidé d'adopter au Monoprix du coin le Test Tub Alien dont il rêvait depuis qu'il l'avait aperçu à la télévision lors d'une page de publicité sur une chaine pour enfant. Après avoir rempli tous les formulaires d'adoption ( formulaires identiques pour le Monoprix et pour l'Arche de Zoé : une bonne carte bleue visa et le tour est joué), je suis rentrée à la maison avec le nouveau "petit frère" d'Henri et de Franz. Alex étant en vacances à ce moment là (non, pas en prison au Tchad !), le nouveau venu  n'a fait connaissance avec son Papa que trois jours plus tard.

Durant ces trois jours, il a fallu s'occuper de la naissance de Takon (c'est son prénom). Takon se présente d'abord dans une espèce de cocon blanc, lui même déposé dans un gros tube à essai (d'ou son nom : test tub). Pour le faire naître, la Maman (moi ) doit verser de l'eau dans le tube : le cocon se dissout en moussant. Si ça déborde, c'est normal. Que la Maman ne s'inquiète pas, son nouveau-né n'est pas en train de régurgiter. Mon fils biologique m' explique alors : " Regarde Maman, c'est génial. Takon nait. C'est gluant, c'est super !".  J'ai donc tout de suite été rassurée : l'accouchement se passait le plus naturellement du monde, la césarienne façon Sigouney Weaver ne serait pas nécessaire (je tiens à préciser que la naissance d'un alien telle que l'a vécue Sigourney n'arrive que très rarement. Hélas, peu de gens le savent, d'ou le faible pourcentage de naissances d'aliens.)

Ensuite, il faut rincer Takon. "Arrète Maman, tu vas trop vite, tu vas lui faire mal à Takon !" Donc, on rince DELICATEMENT son alien ! et on voit ce magnifique Takon apparaître derrière son tube à essai tel un nouveau-né dans sa couveuse. Comme il est beau Test Tub Alien avec sa tête jaune et rose, comme elles sont mignonnes ses petites antennes ! Comme il est ravissant son petit corps tout gluant et tout boursoufflé ! Si je pouvais, je le sortirais de son tube pour le serrer contre mon coeur.

"Maman, regarde, il clignote sur le front."

Vite, je prends le manuel "Comment élever son Alien", Chapitre 1 : Lumière rouge qui clignote.

"Si Test tub clignote rouge, tout va bien." Ouf, on est sauvé, Takon est un bébé en bonne santé. C'eut quand même été embêtant et stressant de devoir aller au service néo-natalité de Port-Royal pour Takon.

Mais, alors que nous nous réjouissons de la forme olympique de Takon, voilà que sa tête se met à clignoter vert : Test Tub a faim. Pas une minute à perdre, la vie de Test Tub est en sursis. Mon poul s'accélère, je revois défiler sous mes yeux les moments d'intense bonheur que mon Alien et moi avons vécu ensemble.

Dès que Takon nait, il faut le nourrir : un régime à base de poudre diluée dans de l'eau est nécessaire, sinon Test Tub risque de mourrir. Sachez que, sitôt né, Test Tub Alien est au régime slim fast : on commence par diluer le sachet n°1 et l'on verse dans le tube puis l'on secoue délicatement afin de ne pas traumatiser Test Tub.  Et hop, Takon retrouve ses couleurs normales : clignotant rouge. Je continue à verser le Slim Fast à test Tub mais voilà qu'il passe à l'orange. Merdouille, merdouille, merdouille !!!

"Si Test Tub passe à l'orange, il est mort !" C'est simple, c'est un peu comme les feux de signalisation du code de la route. A l'orange, Test Tub est en train de mourrir par noyade. Je lui ai versé trop de Slim Fast, ses antennes baignent dans la soupe protéinée : la mort est imminente. Henri hurle : "Maman, tu es en train de tuer ton propre fils !" Cet avertissement de mon fils biologique qualifiant mon geste d'infanticide achève de me remetttre les idées en place. Je renverse rapidement un peu de Slim Fast dans l'évier. Zut, Test Tub a manqué partir dans le siphon en même temps. Henri souffle de soulagement quand je récupère Takon par une antenne. (beurk, ça colle).

Nous réinstallons Test Tub dans son petit berceau et vérifions qu'il a la bonne quantité de nourriture. Takon est passé au rouge, ça baigne dans le tube. Mais pas pour longtemps, car Alex est revenu de vacances et, à son tour, a manqué tuer son fils adoptif sous les yeux horrifiés et pleins de colère de son fils biologique. J'ai du reprendre tout depuis le début, lui expliquer que cet être immonde et dégoutant adorable et attachant avait lui aussi droit à l'amour et à beaucoup d'attention.

Et ce, d'autant plus que nous avons découvert que Takon est un gentil alien (enfin, pas tout à fait. Quand Henri a appris que Takon était un méchant Alien, il a rejeté la réalité en bloc : Takon est donc devenu un gentil Alien ) . Alors les choses se compliquent. Un méchant alien, on a le droit de l'exterminer à coup de Viakal, mais un gentil alien, non. Il faut le protéger, le nourrir, l'aimer, lui parler. Et pas question qu'il meurre par négligence ou parce qu'on lui a donné du nettoyant WC à la place du Slim Fast. Nan, nan, nan. Malgré toutes les précautions, il faut savoir qu'un Test Tub Alien a, à peu de chose près, la même espérance de vie qu'un poisson rouge en période de vacances d'été. Alors, préparez les grands frères et soeurs à ce déchirement et ce traumatisme que sera pour eux la mort de leur frère cadet.

Avec la Maman d'un camarade d'Henri à qui nous avons offert un test Tub Alien pour son anniversaire (comme elle était ravie cette Maman en découvrant l'alien dans son paquet cadeau !!!), nous avons déjà pris les choses en main. L'église Saint-Médard est d'ores et déjà réservée afin de célébrer, dans l'intimité, une messe d'adieu pour nos Test Tub Alien (en se mettant à deux familles, on limite ainsi les frais pour l'office). Il ne nous reste plus quà trouver un lieu digne de recevoir la dépouille de Takon.

PS : La famille vous remercie de ne pas envoyer de fleurs et de respecter sa peine.

22.02.2008

A vot'bon coeur M'sieurs Dames !

Je vais vous demander une petite contribution, oui à vous, TOUS mes lecteurs !!!!

Il est très plaisant pour nous bloggers de savoir qu'on est lu dans tel ou tel endroit du globe. J'ai ainsi des lecteurs au Canada, à New York, etc. J'ai peut-être aussi des lecteurs à Massy-Palaiseau, mais avouez que ça fait moins rêver.

J'aimerais donc qu'exceptionnellement, chacun d'entre vous signale sur mon blog son lieu d'habitation. Je sais que la majorité d'entre vous (85% environ) ne laisse jamais de commentaire mais ce serait vraiment sympa aujourd'hui de faire une entorse à vos habitudes.

Vous notez juste votre âge et votre lieu d'habitation (pour les parisiens, laissez votre numéro d'arrondissement.) Pour le sexe, je devinerai certainement à la lecture de votre pseudo. (Il n'y a que pour Ouadelsse que ce ne sera pas évident de savoir). Si en plus vous avez envie de laisser un petit mot (gentil, mais je ne suis pas bégueule, j'accepte aussi les horreurs), ce ne sera que du bonheur pour moi. La famille et les copains, vous avez le droit aussi de laisser une trace de votre passage.

MERCI A TOUS DE BIEN VOULOIR JOUER LE JEU, VOUS AVEZ JUSQU'A DIMANCHE.

 

P.S. : si certains craignent que je remonte jusqu'à eux, je les rassure tout de suite : je suis totalement nulle en informatique. Pourquoi croyez-vous qu'il n'y ait jamais une seule photo sur mon blog ?   .................. Oui, je sais, c'est vraiment lamentable un niveau pareil.

20.02.2008

Pourquoi n'était-ce pas écrit dans le Pernoud ?

Neuf mois à grossir. Neuf mois à rêver de lui. Neuf mois à l'imaginer.

Et puis ................ la claque !

 

1) Le physique d'un Ange :

Je me souviens qu'aux cours de préparation à l'accouchement, la sage-femme nous avait demandé une représentation de notre enfant à naître, type dessein, collage, etc ... Jusqu'alors je la trouvais très bien cette sage-femme, mais là elle m'avait prise de cours. J'aurais pu découper la photo d'un bébé dans La Redoute, comme l'ont fait certaines futures Mamans, mais cela m'a semblé tellement aberrant que j'ai préféré m'abstenir. D'autres avaient dessiné au feutre ou peint des enfants : mais ils étaient si laids que même Picasso les aurait abandonnés à la DASS ! Quand ce fût mon tour de présenter mon chef d'oeuvre, les autres mères m'ont regardé d'un sale oeil puisque je n'avais absolument aucune toile, aucun bébé en papier mâché, aucun avorton en pâte à modeler bleue à exiber fièrement à toute l'assemblée.

"Madame, toute mère se représente son enfant d'une façon ou d'une autre !" m'a dit la sage-femme.

"Certes, mais je ne suis pas sûre que montrer un bébé décapité aux futures accouchées serait du meilleur gout ?"

Silence dans la sale.

"Mais pourquoi décapité ?"

"Tout simplement parce que je suis parfaitement incapable de m'imaginer la tête de ce bébé. En fait, quand j'imagine mon enfant, c'est un corps et uniquement un corps que je vois."

Comment voulez-vous leur dire que je n'ai absolument aucune envie que mon bébé ressemble à ces horreurs peinturlurées ? Comment leur expliquer qu'un nouveau-né n'est ni orange, ni vert ?

Mon cas ayant été débattu, (Les Freud ET Dolto en puissance ne sont décidément pas mes copines) on a pu passer à la future maman suivante (vous savez, celle qui vient toujours avec le Papa. Papa qui aimerait bien être la Maman, Papa qui fait la couvade, Papa qui demande : "qu'est-ce-que je fais quand ma femme allaite ? " Je lui aurais bien répondu : "tu bois une bière en regardant un match de foot" mais je ne suis pas sûre que l'assemblée aurait été une nouvelle fois sensible à mon humour. Bon, là, c'était juste pour l'anecdote)

Donc, sur le physique, je n'étais pas très forte. Tout ce que je voulais moi, c'était un bébé en bonne santé, bien rond et chauve. J'avoue, je n'aime pas les bébés avec des cheveux. Le jour de l'accouchement, la sage-femme me dit :

"Encore un tout petit effort, c'est presque fini, je vois ses cheveux."

" Vous êtes sûre ? Je n'aime pas les bébés avec des cheveux !"

" Il n'en a que très peu et ils sont blonds. Vous le gardez quand même ou on lui dit de retourner d'ou il vient ?"

" C'est bon, je pousse."

Finalement est arrivé un petit Henri, pratiquement chauve. Ouf, je n'ai pas été déçue sur ce coup là. C'est bien simple, c'était le plus beau bébé du monde. Et en plus, il avait une tête fournie avec, incroyable !!!

 

C'est après que nos rêves se transforment en cauchemars.

 

2) Mais faite-le taire ! 

Tout le monde sait qu'un bébé pleure. Mais ce qu'on ne nous avait pas dit c'est qu'un bébé peut pleurer, de préférence la nuit, pendant plusieurs heures. Impossible de le calmer, impossible de savoir pourquoi il pleure (hélas, ces petites bêtes ne parlent pas avant plusieurs mois). Et ça énerve. Ca vous énerve et ça énerve Monsieur également. Résultat, à trois heures du matin, Madame engueule Monsieur :

"Mais fais quelque chose bon sang. Tu vois bien qu'il pleure ! Ce n'est pas la faim, il vient de téter."

Monsieur rétorque : "C'est toi sa mère, tu sais mieux que moi. Calme-le, enfin."

Les parents crient et bébé pleure de plus belle. La nuit est foutue, la maman pleure d'épuisement et le Papa berce dangereusement son bébé en chantant : "Les oies sauvages vers le nord ...". Plus que cinq heures et il fera jour.

 

3) Un petit encas ? Tu parles !

Pour les tétées aussi, la réalité n'est pas toujours rose. On vous parle de fusion entre la mère et son enfant, d'amour incroyable, de sensations magnifiques. Tout ceci est vrai (ayant allaité mes deux garçons pendant six mois chacun, je sais que c'est vrai). Mais je ne suis pas pour autant une intégriste de la Leche League. Et je sais aussi que l'allaitement n'est pas toujours une partie de plaisir.

Commençons par la fameuse montée de lait. Parfois ça se passe bien : ce fût le cas pour mon premier garçon. Mais parfois, ça se passe mal aussi : ce fût le cas pour mon petit Franz. On vous dit :

"La montée de lait peut-être légèrement douloureuse".

Légèrement signifie que la jeune maman pleure tant elle a mal parce que ses seins ont pris des proportions hallucinantes, même pour Pamela Anderson. Des ganglions lui poussent sous les aisselles. Elle ne pense plus qu'à ses seins. Elle les trempe dans des saladiers d'eau chaude, leur fait des masques à l'argile, leur fait prendre des douches pendant des heures. Elle supplierait presque son mari de lui têter les seins tant elle souffre. Et finalement elle ne dit rien quand une puéricultrice de la PMI lui masse les seins afin de la soulager. Et elle s'en fout complètement qu'un papa venu faire peser son dernier-né n'en perde pas une miette. Elle a tellement mal qu'elle en oublie toute pudeur.

La galère ne s'arrête pas là, ce serait trop simple. Vos seins ont dégonflé mais Bébé Chéri est un vorace qui n'arrive pas à téter correctement. Voici venir les crevasses. Je passe sur la douleur fulgurante qu'on ressent à chaque fois que Bébé Chéri happe le mamelon ensanglanté. Tout le monde a compris, pas la peine d'en rajouter. Mais ce qu'on ne précise pas dans les manuels d'allaitement, c'est que votre sang est bu par votre enfant en même temps que votre lait mais qu'il ne ressortira de Bébé Chéri, sous forme de vomi, qu'à la tétée suivante, quand vos seins eux ne saigneront plus. D'ou la panique qui s'empare de vous quand votre enfant de quatre jours crache du sang : ne ferait-il pas une hémorragie ? Bien sûr Monsieur n'est pas là et vous voilà, seule, à six heures du matin en train d'enmener Bébé Chéri et son grand-frère aux urgences de Saint-Vincent-de-Paul, en bus. Elle a oublié de nous le dire ça Laurence !  Ce n'est pas beau de mentir par omission.

Je rassure les futures mamans, une fois cette pénible étape franchie, allaiter son enfant est l'une des choses les plus merveilleuses qu'il m'ait été donnée de faire.

 

4) Le caca, c'est la vie !

Un bébé fait caca et le changer fait partie des tâches que chaque parent doit accomplir. On le sait tous avant même que Bébé Chéri soit sur terre.  Ce qu'on ne sait pas c'est l'importance que revêt la défécation d'un enfant.

Qui ne s'est pas étonné en entendant ces parents s'ébahir devant les cacas de leur progéniture ?

"Mais ils sont dingues !" disions-nous. "Nous ne ferons jamais ça."

Et puis, la roue tourne. Un beau caca, est le signe premier de la bonne santé d'un enfant. Si il est trop mou : attention à la gastro ! Les puéricultrices le savent bien qui vous attendent chaque soir : "Votre fils a eu deux selles molles aujourd'hui !" Façon de vous dire que Bébé Chéri est dorénavant en quarantaine et qu'il va falloir trouver un autre moyen de garde. La gastro ne passera pas par la crêche. Vade retro Bébé Chéri !

Si le caca est trop acide (rapport à l'odeur et à l'irritation qu'il déclenche sur les petites fesses de Bébé Chéri), c'est le signe que votre enfant fait ses dents. A ce souci, s'ajoute les pleurs, car Bébé souffre (retour donc au petit 2, et là, on est vraiment dans la m**** !).

Si le caca est trop dur : Bébé Chéri est constipé. Changez votre alimentation en cas d'allaitement, préparez une purée d'épinards si votre enfant a déjà attaqué l'alimentation solide et tout rentrera dans l'ordre. Dans quelques jours, les cacas de Bébé Chéri seront à nouveau parfaitement moulés.

Si le caca de Bébé Chéri est granuleux, c'est juste que votre enfant a avalé tout le bac à sable. A ce propos, je tiens à saluer l'excellent travail de la Société Playmobil qui a eu l'ingénieuse idée de faire des pièces de trésor de Pirate bien dorées : ainsi, les couches de mon petit dernier brillent de mille feux, le comptage en est facilité et toute la famille s'émerveille des cacas de mon fils : on est fier, ça fait riche !!!

 

5) Ces petites choses qui nous pourrissent la vie :

a) Papa et Maman sont très fiers de toi ! Bébé Chéri piquera les jouets des autres enfants, il se battra, il piquera des crises et tout le monde se retournera pour voir quel enfant insupportable fait un tel raffût, il refusera d'avancer dans la rue sans raison aucune, juste vous faire tourner en bourrique, il dira à la gardienne de l'immeuble "Dis, pourquoi tu es si grosse ?", il refusera un jour de dire bonjour à sa grand-mère, il mettra les deux mains dans sa purée, il refusera de manger son jambon coquillettes alors qu'il adore ça habituellement .....

Désolée, mais votre enfant n'est pas mieux que les autres. C'est un enfant, tout simplement.

b) Deux grands-mères, deux grands-pères ? Ca fait pas un peu beaucoup tout ça ? : Les grands-parents sont des gens formidables qui vous soutiennent quoi qu'il arrive. NAN ! Les grands-parents sont des gens qui se permettent de commenter vos choix de prénoms d'une manière pas toujours agréable. Les grands-parents sont des gens qui remettent en cause vos principes éducatifs, parfois même devant votre progéniture. Les grands-parents sont des gens qui font le contraire de ce que vous leur avez demandé : "Pas de bonbon ce matin !" " Mais, je ne lui en ai donné que 4 ". Les grands-parents sont des gens qui vous disent " tu es bien contente de nous trouver pour garder tes enfants" uniquement parce que vous avez osé les contredire sur un point. Les grands-parents sont des gens très envahissants : "Tu m'empêches de voir mes petits-enfants ?" "Mais Maman, tu es déjà venue à la maison six fois cette semaine". Les grands-parents savent toujours mieux que vous : "Tu ne vas pas nous apprendre comment élever des enfants. On est passés par là avant toi ma petite." Il ne vous reste que deux choses à faire : couper définitivement le cordon et trouver une bonne baby-sitter !

c) Dors mon ange ! En ce qui conseille le sommeil des bébés, je me contenterai de citer Léo J. Burke : "Ceux qui disent dormir comme un bébé n'en ont pas."

Cette liste n'est pas exhaustive, mais je préfère m'arrêter là afin de ne pas vous saper le moral.

 

6) Et l'amour dans tout ça ? :

On peut tout écrire sur l'amour parents-enfants, mais les mots ne seront jamais assez forts pour évoquer sa puissance. On peut essayer d'imaginer cet amour pendant neuf mois, ce sera toujours bien en deça de la réalité. Et c'est pour cela qu'on recommence, car on n'est jamais déçu. Nos plus beaux rêves seront toujours bien ternes à côté de la réalité des liens qui nous unissent à nos enfants.

18.02.2008

Après Meetic et E-Bay .... SOS Médecin. Louise, t'as vraiment une chance de cocue !

Certes, j'aurais pu trouver un autre titre mais celui-là a l'avantage d'être clair pour ceux qui lisent régulièrement mon blog.

 

Il y avait eu le collègue "embrasseur" d'Oopsgal puis le pompier "kidnappeur" d'Oopsgal. Chez moi, il y a les beaux gosses livrés à domicile.

Bon, le toubib, j'avais déjà donné. Vous avez suivi mes aventures "médicales" puisque je vous ai déjà présenté mon dermatologue (vous savez, celui qui prend son pied en m'otant mes grains de beauté) et le pédiatre de mes enfants (celui qui m'érige en mère parfaitement équilibrée qui entretient des relations saines avec ses enfants. Si, si, c'est de moi dont je parle !).

Vous savez également quelle utilisation je fais de Meetic quand Alex n'est pas à la maison. Quant à E-Bay, je me débrouille pour que le sac à main acheté une bouchée de pain aux enchères soit livré à mon domicile par un jeune éphèbe.  

Ce que vous ne savez pas encore, c'est que mon fils aîné a attrapé la grippe ce week-end (je croyais qu'il l'avait eue il y a deux semaines quand sa température est montée à 39°5, mais non, c'était juste un avant gout). Malgré la forte densité de médecins à Paris, il est quasiment impossible d'en trouver un disponible le week-end, ils sont tous au golf avec leur secrétaire : "Admirez-donc mon gros club !" ou en séminaire à la montagne ... J'ai donc dû appeler SOS Médecin (ceux de Port-Royal pour les célibataires qui seraient tentées).

Une heure et demi plus tard, on sonne à la porte. J'ouvre et tombe nez à nez avec un charmant toubib, jeune, brun, bien bâti et sans alliance. Quand il demande : "C'est pour qui ?" je réponds avec regret : "Pour Henri". Quand il ausculte Henri, je l'imagine prenant ma tension ou examinant ma ravissante gorge.

Oh oui, je vous entends de là : "Son fils de 4 ans est agonisant et elle ne rêve que de se taper le docteur. "

Premièrement, Henri n'a que 39°5 de température, je ne vais quand même pas paniquer pour deux malheureuses convulsions. Deuxièmement, Alex n'est pas là alors que nous sommes en pleine semaine de la Saint-Valentin (quand je vous dis que j'ai une chance de cocue) : il pourrait très bien dépanner Alex. Troisièmement, ce n'est pas souvent qu'on voit de jeunes toubibs fort sympathiques. Quatrièmement, cela fait trois jours que j'attends ce moment.

"Comment ça, trois jours que t'attends Louise ?"

Bah oui, Henri n'a pas attrappé la grippe cette nuit, comme je vous l'ai dit tout à l'heure. Il la traîne depuis mercredi soir. Trois nuits à supporter la fièvre d'Henri. Il fallait ça pour voir mon toubib.  

En fait, je n'ai absolument pas été surprise en voyant le médecin derrière ma porte. Il était déjà venu un samedi de décembre à la maison pour soigner Franz. Alors, quand mercredi soir Henri a commencé à avoir de la fièvre, je ne lui ai pas dit : "J'appelle le pédiatre tout de suite. " Mais, "attend samedi mon ange, que le médecin préféré de Maman soit disponible !"

Et voilà comment on force la chance. Certes, ce n'est pas très digne d'une Maman, mais que voulez-vous, passé un certain âge, tous les moyens sont bons pour se mettre quelque chose sous la dent.

Cinquièmement : le beau toubib sans alliance est reparti cinq minutes après être arrivé. Hélas, il a vu que j'avais deux enfants, que je portais une alliance, les affaires d'Alex dans la maison mais surtout, il a vu que je n'étais absolument pas intéressée !

 

 

 

P.S.1 : mon petit chou se repose car il est vraiment mal en point avec cette fichue grippe. Et le voir comme ça me rend toute chose. (mais non, il n'a pas eu de convulsions. Vous pensez bien que s'il en avait eu je ne serais pas là à vous raconter des âneries !)

P.S.2 : penser à vérifier qu'Alex est bien parti une semaine chez sa mère et non en stage de golf avec sa secrétaire. Avec la chance que j'ai en ce moment ...

15.02.2008

Un petit pipi pour commencer.

Avant de commencer cette note, je me demandais combien d'enfants ont été conçus pendant cette nuit de la Saint-Valentin.  Ah, je sens que certains rient jaune maintenant que j'évoque le problème. Vous allez gamberger en attendant que Madame sache ce qu'il en est : deux semaines d'angoisse totale, deux semaines à vous dire "Si elle est enceinte, il va vraiment falloir que je reste avec elle ?" Foutue Saint-Valentin quand même ! Mais si vous avez quelques inquiétudes, lisez donc cette note, elle vous aidera dans vos démarches. Bon, bah, bonne journée quand même.

 

Comment vous en êtes-vous rendu compte ? Suite à des nausées persistantes ? Après plusieurs jours de retard de vos règles ? Dans mon cas, des périodes d'endormissement et l'envie de faire pipi toutes les deux minutes sont les signes avant-coureurs. Alors, entre deux petits pipis, à neuf heures du matin, j'ai filé à la pharmacie du coin acheter un test de grossesse.

De retour à la maison, je me suis précipitée aux toilettes : j'ai bien essayé de diriger le jet de pipi sur la mine absorbante du stylo annonciateur de grossesse, en vain. Je me suis retrouvée avec les doigts trempés et pas une seule petit goutte du divin nectar sur ce foutu stylo. J'ai alors du attendre une nouvelle envie, ce qui m'a pris cinq bonnes minutes. Afin d'éviter une mauvaise manoeuvre, j'ai préféré faire quelques gouttes (au bout d'un moment, la source commence à se tarir) dans un verre et y tremper ensuite le stylo en plastique blanc. Mon coeur se met à battre un peu plus fort, un peu plus vite : une ligne bleue apparait dans la première fenêtre, signe que le stylo fonctionne bien (au prix ou ça côute ces trucs là, manquerait plus que ça ne marche pas !). Puis, une croix dans la deuxième fenêtre. Fantastique, fabuleux, extraordinaire, incroyable (non, je retire incroyable : je sais parfaitement comment j'en suis arrivée là quand même) : je suis enceinte !!!!

Quelle est la première chose que fait une femme quand elle découvre avec plaisir qu'elle est enceinte ? C'est simple, elle se fait greffer sa main droite (la gauche pour les gauchères) sur le ventre. Car, pendant neuf mois, la seule chose digne d'intérêt pour elle qu'elle fera, sera de caresser son ventre dans le sens des aiguilles d'une montre.

Dès la découverte de la bonne nouvelle, la femme enceinte se dandine tel un canard : mais oui, ce foetus de moins d'un centimètre pèse 3kg550 ; d'ailleurs il lui fit déjà mal au dos, ce qui explique que Madame se masse les reins tout en grimaçant. Et puis son corps se transforme : mais si, même au bout de deux semaines. Elle doit changer d'ores et déjà toute sa garde-robe. Elle vous dit, en se tournant de profil : "Regarde comme j'ai grossi. Je ne vois déjà plus mes pieds." Ne vous avisez surtout pas de lui répondre : "Mais non, tu as mangé trop de choucroute ce midi, tu sais bien qu'aérophagie et rétention d'eau ne font pas bon ménage." , vous perdriez une amie. Mais tous ces petits inconvénients ne réussissent pas à mettre à mal sa joie d'être enceinte. A la lecture du diagnostic émis par le fameux stylo en plastique, Madame est tout sourire.

Mais il va falloir patienter toute la journée pour annoncer la bonne nouvelle au futur papa. Certaines d'entre nous font l'erreur d'aller le dire à leur mère en premier. Gare ! Monsieur pourrait en prendre ombrage et ce serait tout à fait légitime : c'est lui le Papa. Gardez cela pour vous tant que vous le pouvez, les Mamies auront bien le temps de venir vous enmerder la vie avec tous les conseils qu'elles se feront un devoir de vous prodiguer. Rongez votre frein et pensez plutôt à la façon d'apprendre à votre conjoint sa future paternité. Pour ma part, j'avais acheté des petits chaussons blancs que j'avais faits emballer dans du papier cadeau. Quand j'ai donné le présent à Alex, il m'a répondu : "Que veux-tu que je fasse de ça ?" Les hommes ont vraiment la psychologie d'un hamster ! Après quelques explications (le papa met la petite graine dans le ventre de la maman, tout ça, tout ça ...), vous vous réjouissez ensemble et tirez des plans sur la comète.

Si j'utilise cette expression, c'est à dessein, car quelle différence entre ce dont on rêve pendant neuf mois et la réalité une fois que Bébé Chéri est né. Attention, je ne dis pas qu'on est déçu ! Au contraire, on est émerveillé une fois que Bébé chéri est là, on est ravi, mais il y a une marge, ou plutôt un gouffre entre ce qu'on imagine et ce qui sera vraiment ... 

14.02.2008

Si quelqu'un pouvait changer la date de la Saint-Valentin, ça m'arrangerait.

14 février oblige, je souhaite une bonne Saint-Valentin aux amoureux.

Pour moi, cette année encore, il n'y aura pas de Saint-Valentin ! Je m'explique ...

J'ai bien un amoureux, Alex, et ce depuis bientôt dix-sept ans. Nous n'avons rien contre la Saint-Valentin mais il s'avère qu'en dix-sept ans de vie à deux, nous n'avons jamais réussi à passer la soirée de la Saint-Valentin ensemble, soit à cause de l'éloignement, soit à cause du boulot d'Alex. Cette année, je me réjouissais car, pour la première fois Alex était libre. Mais au dernier moment, nous avons décidé qu'Alex partirait une semaine avec notre fils en Bretagne.

Ma dix-septième Saint-Valentin se fêtera donc seule, une fois de plus.

Rassurez-vous, je m'en remettrai !

 

Bonne Saint-Valentin à tous.

13.02.2008

Désolée.

Je suis navrée que vous ne puissiez rien lire sur mon blog ces jours-ci (il vous reste quand même mes 138 premières notes à lire, ça risque de vous prendre un certain temps !) mais je suis en quelque sorte en vacances : j'ai envoyé Alex chez sa mère avec le petit dernier et moi je suis restée à Paris avec le grand qui va à l'école. Résultat : je me la coule douce et je me repose , et je profite de ce temps de printemps. Vous comprenez donc aisément pourquoi je n'ai que si peu de temps à vous consacrer. Et avec ce beau soleil, mon esprit bat la campagne : impossible de me consacrer à l'écriture de quelque note.

Attendez qu'il fasse à nouveau un temps pourri ...

06.02.2008

Guet apens.

Au bout de seize ans de vie commune, il faut réinventer le quotidien. On est plein d'attentions vis à vis de son conjoint, on prend soin de soi afin de continuer à plaire et à séduire chaque jour. Pour cela, rien de mieux que de faire l'amour dans des endroits insolites, ça donne un bon coup de fouet au couple. On pense tous aux gros fantasmes de la porte cochère, de l'ascenseur, des toilettes de l'avion ou de la cabine d'essayage d'un grand magasin. Mais combien d'entre nous sont passés à l'acte dans ces endroits précis ?  Je ne suis pas sûre que la majorité des couples se soit envoyée en l'air au rayon chemises des Galeries Lafayette. Quant à copuler dans les toilettes d'un avion, l'exercice me semble difficile étant donné l'étroitesse des lieux et le voisinage des sièges des hôtesses de l'air : vous seriez pris avant même d'être entrés tous les deux dans les WC.

Pourtant, vous êtes comme tout le monde et avez besoin de pimenter vos ébats : c'est quand même sympa de changer du très pépère missionnaire du samedi soir dans son lit.

  1. Etape n°1 : déterminez ce qui est susceptible de vous plaire : La nature ? (personnellement, j'aime bien la nature ...) La peur d'être pris en flagrant délit ? (personnellement, j'aime bien cette petit angoisse qui vous tenaille : pris ? pas pris ?) Les capots de voiture ? (personnelllement, ce n'est pas du tout mon truc : trop froid !) Le canapé du salon ? (personnellement, j'aime bien le canapé du salon : moelleux, confortable ... Mais évitez d'en parler autour de vous, plus personne ne voudrait s'assoir sur votre sofa).  
  2. Etape n°2 : appâtez la proie. rien de mieux qu'un délicieux déshabillé en mousseline noire quand Monsieur rentre du boulot ; pensez à vérifier que c'est bien votre conjoint qui vient de sonner avant d'ouvrir la porte et non votre voisin venu vous demander deux oeufs. Bougies, feu de cheminée, champagne : certes, c'est bateau mais ça marche à tous les coups ! Ces Messieurs aiment toujours autant les Dim'Up !!! Et alors, nue, avec des Dim Up et des talons... Mais attention, il faut être sûre que Monsieur tienne le cap, sinon vous risquez de ne pas beaucoup en profiter. Certains aiment se déguiser : pourquoi pas jouer à l'infirmière et au malade ? Mais moi ça me ferait plutôt éclater de rire. Les accessoires ? Au début, on rigole, mais après ... on rigole beaucoup moins et on en redemande ! (Je déconseille vivement les vraies menottes, cela peut parfois s'avérer dangereux. Allez voir ici http://mesamoursmesenmerdes.hautetfort.com/archive/2007/1...  )
  3. Etape n°3 : sautez-lui dessus. Il est très important de ne pas lui laisser le temps de parler sinon il risque de vous raconter ses problèmes de boulot au lieu de s'occuper de vos seins. Vous le poussez dans le canapé ou bien vous le bloquez contre la porte de la salle de bain (évitez quand même le lit des enfants ) ou, si vous avez choisi la plage, les champs ou la forêt, vous l'allongez sur un plaid que vous aurez préalablement étalé par terre (le sable, ça gratte. Le foin, ça pique. Les orties sont urticantes. La nature c'est bien mais on tient quand même à notre petit confort. Si vous avez choisi la plage, pensez que la mer monte ...Et à la campagne, vérifiez que vous êtes hors période de chasse : du plomb dans les fesses, ça calme les ardeurs. Pour les amateurs de voiture : évitez les petites gâteries pendant que Monsieur conduit, vous risquez de vous fracasser contre un platane ; pensez également à bien serrer le frein à main, d'autres s'y sont essayés  là http://mesamoursmesenmerdes.hautetfort.com/archive/2007/1...   mais le résultat n'a pas été celui escompté
  4. Etape n°4 : je vous laisse improviser, vous n'avez plus besoin de moi. Si vraiment vous n'êtes pas très inventifs, regardez les reportages animaliers, ça vous donnera certainement des idées.
  5. Etape n°5 : Vous avez réussi. Parfait ! Madame est une femme heureuse, Monsieur fume une cigarette l'air pleinement satisfait. Mais attention, tout danger n'est pas complètement écarté. Vous êtes encore dans votre canapé, nus comme des vers ou presque puisque Madame a un Dim Up en accordéon sur la jambe gauche. C'est ce moment que choisit votre fils pour débarquer dans le salon et vous réclamer un verre d'eau : le problème est que vous n'avez pas de drap pour vous dissimuler ; il va falloir trouver une explication crédible mais cela n'empêchera pas Bébé chéri de dire le lendemain tandis que vous faites la queue au Monop du coin : " Maman, pourquoi papa et toi étiez tous nus dans le canapé hier soir ?"            Vous avez fait l'amour comme des bêtes dans votre cuisine, sur le bord de l'évier (le vieux fantasme du plombier sexy) : vous relevez la tête et apercevez vos voisins à leur fenêtre : visiblement, ils n'en ont pas perdu une miette. Vous allez devoir affronter les sourires en coin de toute la copropriété pendant dix ans ainsi que le regard lubrique de votre concierge à chaque distribution du courrier.           Vous avez fait l'amour bercés par le bruit du ressac : mais vos étreintes ont été si violentes que le plaid s'est fait la malle. Résultat, Monsieur s'est retrouvé pané comme une escalope de veau milanaise et vous avez hérité par conséquent d'une micose qui va vous pourrir la vie pendant plusieurs jours.             Pour les adeptes de l'amour champêtre, les choses ne sont pas mieux puisque vous vous êtes faits prendre en flagrant délit par le garde-chasse : et une amende pour atteinte aux bonnes moeurs, une (un sanglier a même fait un malaise en vous voyant copuler !). 

Mais rassurez-vous, une fois passée l'humiliation, il ne reste que de bons souvenirs. Si vraiment vous n'osez plus sortir de chez vous, vous pouvez toujours repartir sur de bonnes bases : un missionnaire classique dans son lit un samedi soir, ça a du bon aussi ! (Attendez quand même que Bébé Chéri dorme).

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