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31.01.2008

Bulletin de santé.

Rien ne va plus, toute la famille est malade !!! Alex et moi nous relayons pour nous occuper des enfants, pour aller chercher les médicaments, pour faire à manger. Nous allons nous coucher l'un après l'autre. Ah c'est pas la joie !!!

Alors pour une nouvelle note il faudra revenir plus tard.

A bientôt.

28.01.2008

Malaaaaade, complètement malaaaaaaaaaade !

L'absence de notes sur mon blog est dûe au fait que je suis malade ! Un savoureux mélange de grippe ET de pharyngite ! Voilà pourquoi, depuis quelques jours :

  1. L'inspiration m'a quittée : pas le courage.
  2. Je ne réponds plus à vos commentaires : pas le courage.
  3. Je ne vais plus sur vos blogs : pas le courage.

Bref, je suis complètement dans les choux !!! Même pas eu le courage d'aller chez mon toubib. J'ai fait venir le médecin à la maison ... et je n'ai pas honte.

J'ai même eu droit à des antibiotiques, c'est vous dire l'état pitoyable dans lequel je me trouve : yeux de lapin albinos, courbatures, gorge en vrac et température de 36°1 (on ne rit pas SVP !!!)

A part ça, tout baigne !

Je vous embrasse (c'est juste pour le plaisir de vous refiler la grippe !)

Louise.

 

Merci à tout ceux qui se sont inquiétés pour moi. Les autres, je vous en veux à mort, Atchooouumm : bien fait pour vous !

 

 

 

25.01.2008

E-Bay ? Mieux que Meetic !

« E-Bay, mieux que Meetic ? Ouh la la, encore un jour sans pour cette pauvre Louise. Elle ne tourne pas rond Louise aujourd’hui. A moins qu’elle n’écrive cela uniquement pour capter de nouveaux lecteurs, la connaissant elle en serait capable ! Quel rapport entre E-Bay et Meetic ?  Absolument aucun ! L’un est un site de vente aux enchères, l’autre un site de rencontre. Il faudrait être vraiment tordu pour dénicher un quelconque point commun entre ces deux sites internet. »

A première vue, je vous l’accorde, E-Bay et Meetic n’ont pas grand-chose à voir l’un avec l’autre. Pourtant, j’ai vécu une expérience, pas plus tard qu’avant-hier, qui m’a fait voir E-Bay sous un nouveau jour. Laissez-moi vous énoncer les faits.

Mercredi 16 janvier 2008, 18h17 : tandis que mes deux garçons s’abrutissent devant la télévision, j’en profite pour aller faire un petit tour sur E-Bay, catégorie vêtements et accessoires. Je concentre mes recherches sur « sacs, ventes se terminant dans l’heure ». Je déniche un très joli sac Le Tanneur en cuir glacé gold, qui a vraisemblablement l’air tout neuf, à soixante dix euros. Fin de l’enchère dans quinze minutes dix huit secondes. Je clique sur l’objet et constate qu’aucune enchère n’a été faite : les filles ne s’intéressent généralement qu’aux objets débutant à 1 € et qui font l’objet alors d’une multitude d’enchères. Un sac mis à 70 € au départ a moins de chance de partir même si il est parfait. En tout cas, moi, il m’intéresse. Finalement, à 18h32mn18secondes, je remporte le sac à 70€.

Je ne règle pas immédiatement car le vendeur a semble-t-il omis de mentionner les frais de port. Le vendeur, résidant à Paris, acceptera peut-être de me le remettre en main propre ? Le lendemain matin, le vendeur me répond qu’il peut passer me livrer le sac mardi 22 octobre à mon domicile. Parfait ! Je règle mon achat par Pay-Pal et nous nous arrangeons par mail afin de préciser mon adresse exacte et l’heure de la livraison (19H30) et lui donner mon numéro de téléphone pour qu’il m’appelle lorsqu’il sera en bas de la maison.

Mardi 22 janvier 2008, 19h30 : Alex et moi discutons dans le salon en attendant le sac. Alex plaisante : « Quand tu seras en bas, n’oublie pas de remonter ! Ne me plaque pas ainsi que les enfants pour t’enfuir avec le type du sac ! »  Et moi je lui réponds : « Ah, si il est mignon, je vais hésiter, tu sais. Pas sûre que je sois encore là tout à l’heure ! »

Le téléphone sonne. Alex répond. C’est le vendeur qui appelle pour s’excuser, il aura dix minutes de retard.

« Voilà un type vraiment serviable et bien élevé, tu ne trouves pas Alex ? Premièrement, il traverse tout Paris pour m’apporter un sac qu’il m’a vendu 70€ alors qu’il en vaut 300 en boutique (OK, 225€ en solde), deuxièmement, il prévient qu’il aura dix minutes de retard. Ma foi, il est charmant cet homme là, non Alex ? » « Oui, mais comme c’est moi qui ai répondu, ton vendeur sait dorénavant que tu ne vis pas toute seule, ma chère Louise ! »

19h45 : le téléphone sonne à nouveau. Cette fois, c’est moi qui répond au vendeur qui est arrivé au pied de l’immeuble : « Je descends tout de suite ! »

Au moment ou je quitte la maison, Alex crie : « Tu pourrais au moins dire adieu à tes enfants avant de fuir avec ton nouvel amant ! »

Je descends l’escalier puis ouvre la porte de l’immeuble et me retrouve face à …. à ….. à un super canon, 30 ans, bien habillé, bien coiffé mais pas minet. Brun, plutôt grand, l’air sympathique. Aïe, je craque !!!! Il tient le sac dans ses mains. « Bonsoir, je vous apporte le sac » me dit-il.

 « Merci beaucoup, c’est vraiment très aimable de votre part d’avoir traversé Paris pour me le remettre. »

« Vous ne regardez pas si il vous convient ? « 

Oh oui, vous me convenez très bien, pensé-je en le regardant. Vous êtes tout à fait charmant, il est tout bonnement impossible qu’il y ait erreur sur la marchandise. De face vous êtes parfait, je me dis que côté fesses ce doit être bien aussi ! Rien à faire du sac, c’est vous que je regarde !

Finalement, face à son regard perplexe, je me force à jeter un vague coup d’œil au sac. « Oui, il est très bien. » Pas aussi bien que vous mais bien quand même.

« Au revoir » me dit-il.

« Au revoir ».

Il me tourne le dos (oui, le côté pile vaut le côté face.) et s’éloigne. Je rejoins ma petite famille qui m’attend.

« Alex, tu as eu chaud, mon vendeur (oui, il est devenu MON vendeur, rien qu’à moi ) était des plus charmants. Si j’avais été libre et lui aussi, je l’aurais certainement invité à prendre un pot ! »

« Louise, il a une copine puisqu’il est venu t’apporter le sac dont elle ne voulait plus ! »

 Mais moi, j’ai une autre version des choses : Il a sans doute offert  ce sac à sa copine pour Noël. Mais ils se sont séparés depuis et elle lui a rendu le sac. Comme il ne voulait plus rien d’elle, il a décidé de vendre le sac sur E-Bay. Grâce à cette vente, il connaît mon prénom, mon nom, mon adresse et mon numéro de téléphone : c’est tout bon pour moi ça ! Je suis sûre qu’il est tombé amoureux de moi rien qu’au premier regard et que demain il va m’appeler pour qu’on se revoit !!!

« Louise, il sait que tu es avec quelqu’un et que tu as des enfants car il les a entendu qui faisaient du bruit quand il a téléphoné. De plus, il a toujours une copine à mon avis et il n’a pas grand-chose à faire d’une mère de famille de trente cinq balais."  Alex n’a peut-être pas tort et ce n’est pas très bon pour moi ça !

La prochaine fois, je flasherai sur escarpins, j’aurais peut-être plus de chance de trouver chaussure à mon pied ? Pour moi, dorénavant, ce ne sera plus Meetic, mais E-Bay ! J’en rêve encore …

24.01.2008

Tic tac.

Tic tac. Comment en suis-je arrivée là ? Tic tac.

Avant, j'étais tranquille. Tic tac.

Avant, tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes. Tic tac.

Et puis, j'ai rencontré Alex, en 1991, j'avais dix huit ans. Tic tac.

Ma vie a changé. Tic tac. Doucement. Tic tac. Sournoisement. Tic tac.

Pendant la semaine, je vivais ma vie d'étudiante célibataire en province, tic tac, et je rejoignais Alex à Paris le week end. Tic tac. Tout allait bien. Nous faisions des projets d'avenir, tout doucement, à notre rythme : tic tac. Cela a duré cinq ans. Tic tac.

Et puis nous nous sommes mariés et nous nous sommes installés à Paris, tous les deux. Tic tac. Nos études terminées, le rythme ne changea guère : tic tac. Nous prenions toujours notre temps : le temps de vivre, tic tac, de profiter de nous, tic tac, le temsp de nous installer confortablement dans un nid douillet vraiment à nous : tic tac, une petite signature chez le notaire. Tic tac.

Ce rythme nous convenait parfaitement mais semblait déplaire fortement à notre famille. Tic tac tic tac. "Quand allez-vous faire un bébé ? " Tic tac tic tac. "Nous avons envie d'être grands-parents !" Tic tac tic tac. "Louise est stérile, n'est-ce pas ?" (Ce sont toujours les femmes qui sont stériles ! ) Tic tac tic tac. Ce rythme me donnait le tournis à chaque fois, alors je freinais des deux pieds pour retrouver un tempo plus adapté à mon caractère et à mes envies. Tic tac. Ouf, ça va mieux. Tic tac. Ecoutez cette douce musique : tic tac.

Et puis un jour, j'avais vingt neuf ans, sans comprendre tout d'abord ce qui se passait, le rythme s'est accéléré brutalement sans que ce soit la faute de mon entourage. Tic tac tic tac tic tac. Ca allait de plus en plus vite, de plus en plus fort. Tic tac tic tac tic tac. Je ne controlais plus rien. Tic tac tic tac tic tac. Et puis j'ai compris : mon horloge biologique faisait un tic tac infernal ! Tic tac tic tac tic tac. Je n'ai rien vu venir. Tic tac tic tac tic tac. Je me suis mise à avoir envie d'un bébé. Tic tac tic tac tic tac. Moi, Louise, incapable de prendre un enfant dans mes bras sans qu'il se mette à hurler à la mort,  je voulais un bébé !!! Tic tac tic tac tic tac. Je n'ai plus pensé qu'à ça. Tic tac tic tac tic tac. Il me fallait enfanter au plus tard à trente ans. Tic tac tic tac tic tac. Alex, qui avait jusqu'alors montré autant d'empressement à devenir père que moi avant la mise en pilotage automatique de mon horloge biologique, a dû se résoudre à me faire un bébé. Tic tac tic tac tic tac.  Quelques jours après avoir arrêté la pillule, j'étais enceinte. Et oui, je suis de ces femmes qui n'ont pas le temps de dire "ouf" que déjà elles sont enceintes.

Nous voulions un enfant du printemps ou de l'été ; ce fut parfait : Henri est né le 15 juillet 2003 et en plus j'avais trente ans. Nous voici donc avec un bambin.

Mais le chiffre un ne nous convenait pas. Nous voulions au moins deux enfants et non un enfant unique. Nous avons laissé un peu de temps, que le rythme se stabilise : tic tac.

Puis, en octobre 2004, la machine s'est à nouveau emballée. Tic tac tic tac tic tac. La surprise fut moindre, je commençais à maitriser les aléas de la machine infernale. Tic tac tic tac tic tac. Quelques jours après l'arrêt de la pillule, hop, à nouveau enceinte : l'enfant à venir naîtrait en juillet, nous étions ravis.

Mais c'était sans compter Dame Nature qui décida de faire un peu de tri dans tout ça. Dame Nature ignora le fait que nous avions annoncé ma grossesse à tout le monde et me fit faire une fausse couche le 24 décembre 2004. Un pur moment de bonheur quand l'interne de l'hopital vous assène froidement que vous êtes en train de faire une fausse couche spontanée : "Vous n'êtes pas la première, vous ne serez pas la dernière." Ajoutez à cela une belle-mère qui vous fait la tête parce que votre fausse couche vous oblige à annuler votre voyage : à cause de vous, elle ne va pas pouvoir voir son fils chéri ! Sans oublier le 25 décembre passé à vomir de douleur parce que l'interne n'a pas pensé à vous donner un cachet anti douleur, et à vous vider de votre sang : ce jour-là, le divin enfant est tombé dans les toilettes et c'est moi qui ai tiré la chasse d'eau. Suivant les préceptes de notre bonne vieille église, j'ai enfanté dans la douleur un 25 décembre, et ça, je peux vous dire qu'on n'est pas nombreuses à l'avoir fait !

Mon horloge biologique a été obligée de faire une pause. Plus de tic tac pendant quelques semaines.

Rien. Le silence.

Le silence, c'est épuisant et déprimant.

Mais mon heureuse nature a repris le dessus et, comme le printemps arrivait, Alex et moi avons communié avec elle. Tic tac tic tac tic tac. Il n'en fallait pas plus pour faire redémarrer le mécanisme. Tic tac tic tac tic tac.  Et hop, à nouveau enceinte. Quand je vous dis que je suis fertile.

Cette fois-ci, bébé a tenu le coup même si cela a été difficile pour sa maman, couchée de juillet à décembre. Le 29 décembre 2005, nous voici nantis d'un deuxième enfant.

Tic tac. Si mon horloge biologique s'est calmée, tic tac, le rythme à la maison lui s'est accéléré. Tic tac. Depuis, nous sommes crevés. Les rouages de mon horloge se sont un peu grippés et ne comptez pas sur moi pour la faire redémarrer : j'ai atteint mon quota de bambins. Tic tac. Parfois, surtout le dimanche matin, il nous arrive de regretter notre vie d'avant.  Hélas, une chose est sûre, une horloge biologique ne peut jamais remonter le temps. Tic tac.  

 

23.01.2008

Butin de guerre.

Ainsi que je le mentionnais l'autre jour dans ma note sur le livre "Une semaine de décembre à Audierne", chaque famille de mon coin de Bretagne peut vous conter une anecdote sur la seconde guerre mondiale. Ma famille ne fait pas exception à la règle.

Mon gand-oncle Yves, garde champêtre à Chateaulin, une petite ville à mi-chemin entre Quimper et Brest, avait en charge la surveillance des soldats allemands arrétés en juin 44. L'un de ces soldats n'était pas mauvais peintre (il n'était pas bon non plus !). En échange d'un peu de tabac américain, le soldat peignait pour mon grand-oncle. Les toiles faisant défaut, l'homme utilisait de simples plaques de bois. C'est ainsi qu'Alex et moi avons découvert un jour, alors que nous fouinions dans le grenier de la demeure familiale, tout un tas de planches peintes de paysages et de personnages.

L'allemand était un piètre artiste et ses peintures ne cassent pas trois pattes à un canard, surtout celles représentant des bretons et bretonnes : les proportions ne sont absolument pas respectées et les couleurs jurent. Cependant, l'une des peintures attira notre attention : elle représente la maison de ma grand-mère, dont mon père a hérité. Le prisonnier allemand ne pouvant bien évidemment pas quitter Chateaulin, mon grand-oncle Yves lui avait apporté une photo de la maison afin qu'il la peigne. On y aperçoit même mon arrière-grand-mère, en coiffe, accoudée au muret de pierres qui cerne le jardin.

Alex et moi avons rapporté à Paris la planche, gondolée à cause de l'amplitude thermique qui règne au grenier. Nous avons mis la planche sous une pile d'encyclopédies dans un endroit humide afin qu'elle retrouve sa forme plate, en vain. L'encadreur a pesté lorsqu'il a fallu ajuster un cadre autour de ce qu'il appela une croûte.

Certes, c'est une croûte. Le peintre n'avait visiblement pas le compas dans l'oeil et les couleurs déjà peu judicieusement choisies sont en plus passées depuis le temps. Mais c'est sans aucun doute notre croûte préférée. Elle trône d'ailleurs au dessus d'une commode dont j'ai hérité de mon parrain d'Esquibien. Faites-moi penser à me renseigner à propos de la provenance de cette commode. Peut-être a-t-elle une histoire elle aussi ? Sculptée par les allemands dans les casemates de Locquéran ?

22.01.2008

Perles.

Aujourd'hui, je vais encore énerver ces ploucs de provinciaux (allez-y, ralez !!! En même temps, vous n'avez que ça à faire dans votre province ! Y a rien chez vous !) puisque je vais vous parler de l'une des dernières expos "parisiennes". Enfin, pas tout à fait parisienne puisqu'elle vient de New-York. Les ploucs de province, il ne vous reste plus qu'à monter à la capitale ou bien à aller à New-York. (New-york est une grande ville d'un vaste état fédéral appelé les Etats-Unis. Attention, pour les vraiment ploucs, New-York n'est pas la capitale des Etats-Unis !)

Après tout ça vous êtes encore là les provinciaux ? Soit vous êtes masochistes, soit vous êtes curieux ! Ou les deux à la fois !

La semaine dernière, j'ai enmené mon aîné à la Grande Galerie de l'Evolution du Muséum d'Histoire Naturelle, pour découvrir la nouvelle exposition sur les Perles. Je dois reconnaître qu'Henri, 4 ans, est encore un peu petit pour cette expo. Mais pour les mamans, c'est un bonheur. La première partie explique la culture et la récolte des perles, parle de la nacre et de ses diverses utilisations (objets mais aussi recherche médicale), montre les outils et decrit les techniques de pêche des perles à travers les âges et dans divers endroits du globe : cette partie est plus accessible aux enfants qui admireront scaphandres et espèces de machettes servant aux plongeurs à décoller les huitres. Des perles de différentes tailles, provenances, couleurs sont présentées. Certaines sont extrèmement rares.

La deuxième partie présente des ouvrages, essentiellement des bijoux, mais on peut également admirer des broderies et des vêtements, faits à base de perles. Ces objets précieux sont classés chronologiquement (Antiquité, Moyen-Age, Renaissance ... Années 30 ...) mais aussi en fonction des religions ou des pays.

Enfin, on peut admirer des créations contemporaines toutes plus belles les unes que les autres. L'occasion de faire son petit marché ! Même si les créations, signées Van Cleef & Arpels ou Chanel Joaillerie sont légèrement au dessus de mes moyens.

La dernière vitrine amusera les enfants puisqu'elle présente des perles montées en bijoux représentant des animaux parfois amusants. Henri a beaucoup aimé un petit hippopotame dont le corps est fait avec une grosse perle d'eau douce grise toute boursoufflée. Si l'animal est affectivement très drôle, son prix l'est beaucoup moins.

 

Alors, les provinciaux, vous venez ?

21.01.2008

Stéphane Guillon.

Samedi, Alex (Alex de la niiiiggghhhtt bien sûr !) et moi étions invités à assister à la dernière représentation du spectacle de Stéphane Guillon au Bataclan. Inutile de préciser que nous étions très bien placés, cela va sans dire !

Nous avons passé une excellente soirée et avons ri du début à la fin du spectacle. Ce type est brillant et excellent. Ca dépote, ça décape. Pour les allergiques à l'humour noir, il est préférable de rester chez vous ! En même temps, rien de plus facile puisque le spectacle s'est achevé samedi soir ... Pour les autres, dommage, vous avez râté un spectacle formidablement drôle. Il ne vous reste plus qu'à attendre son prochain spectacle.

J'avais apprécié ses portraits sur Canal +, mais n'en avais pas assez entendu pour me faire une idée exacte de ce que serait son spectacle. Nous nous attendions à un esprit très gauchiste, mais non, tout le monde en prend pour son grade : aussi bien Sarko que Delanoë. Mais la politique n'est pas omniprésente, heureusement, et ses sketchs s'inspirent aussi de la vie quotidienne (le couple, les magasins bio, les personnes agées ...) : férocement drôle !!! Ajoutez à cela un réel talent d'imitateur : son imitation de Frédéric Miterrand est vraiment impressionnante ! Le spectacle (deux heures non stop !) passe à toute vitesse, preuve qu'on ne s'ennuie pas.

Un humour efficace qui mélange politique, médias, actualité, people, vie quotidienne et imitations, à un rythme endiablé. BRILLANTISSIME STEPHANE GUILLON !!!

18.01.2008

Désolée, ma voisine n'est pas morte.

A l'époque, Alex et moi habitions au cinquième étage d'un immeuble des Gobelins. Au quatrième vivait une grand-mère qui ne sortait jamais de chez elle et n'ouvrait jamais à personne, si ce n'est notre voisin commun du sixième étage qui lui apportait ses courses et son courrier quotidiennement à la même heure. J'avais bien essayé une fois d'aller lui parler mais elle n'avait pas répondu à mes coups de sonnette répétés. Chaque soir vers seize heures elle recevait un appel téléphonique : sans doute sa fille ou sa nièce qui vérifiait que la vieille dame allait bien.

Un soir, j'entendis le téléphone sonner comme d'habitude, mais la vieille dame ne répondit pas. La sonnerie tinta à nouveau, sans plus de succès. Le téléphone sonna plusieurs fois, en vain. Le petit manège dura une heure.

Craignant que la vieille dame ait fait un malaise, je descendis chez elle, sonnai et appelai.  Je collai mon oreille à la porte tentant d'entendre un bruit ou un cri, toujours rien, sauf le téléphone qui continuait inlassablement à sonner. Inquiète, je me décidai à appeler son voisin et ami du sixième. Après avoir sonné une dizaine de fois à la porte du vieux monsieur, celui daigna entrebailler sa porte. Je lui expliquai la situation mais cela ne l'inquiéta pas plus que ça (c'est bien d'avoir des amis sur lesquels on peut compter !). Finalement, je retournai à la maison et me décidai à appeler les pompiers.

Cinq minutes plus tard, deux jeunes pompiers firent leur entrée dans la maison, suivis D'Alex qui se demandait bien ce que ces charmants pompiers en train de s'harnacher comme s'ils allaient escalader le Mont-Blanc faisaient dans sa cuisine un mercredi soir en compagnie de sa femme. Je lui expliquai la situation tout en admirant les fesses sanglées d'un des pompiers tandis qu'il se jetait dans le vide. Le jeune homme cassa un carreaux et s'introduisit dans l'appartement ou il n'y avait absolument aucune trace d'une vieille dame morte ou agonisant dans d'horribles souffrances après avoir été sauvagement torturée par un serial killer.

Alors que les pompiers repartaient, je leur fis toutes mes excuses : "Je suis désolée de vous avoir fait venir pour rien, ma voisine n'est pas morte !"

Le pompier, amusé, me répondit : "C'est peut-être mieux que cette dame soit encore vivante, vous ne pensez pas ?"

Alex leva les yeux au ciel.

 

Une semaine plus tard, ma voisine sonna à la porte. Je crus d'abord qu'elle venait me réclamer la réparation de sa fenêtre. Mais non. Elle m'offrit une bouteille de muscadet tellement ma démarche lui avait fait plaisir et m'apprit qu'elle était juste partie une semaine en vacances chez sa nièce.

17.01.2008

Solidarité féminine.

Je crois que ma coiffure est très réussie. Comment sais-je cela ?

Je vais vous apprendre une chose pour savoir si une coiffure est bien ou une tenue réussie :

Quand je suis allée à l'école de mon fils pour la première fois après mon changement de tête, trois Papas sont venus me voir pour me dire que ma coiffure me rajeunissait et m'allait vraiment bien. -je me suis bien sûr empressée d'aller répéter cela à Alex ! Ca fait plaisir, j'étais toute contente. Mais, en même temps, les hommes ne s'y connaissent pas toujours en matière de mode et d'ethétique : ces trois papas pourraient très bien s'être trompés.

Non, pour être certain que c'est une réussite, il faut savoir analyser la réaction des autres femmes. Plusieurs cas sont possibles :

 Vos amies, vos véritables amies j'entends, vous rassurent : "Très bien ta nouvelle coiffure ! Tu as eu raison de changer, tu es très jolie comme ça !"

Et puis il y a les autres, les femmes en général, les jalouses, les perfides, les ... bref, LES FEMELLES (ouh la la, ça va râler sur mon blog !!! Désolée Mesdames, j'ai beau être féministe, je reconnais nos petits défauts et la jalousie en fait partie. Je ne parlerais même pas de la perfidie tant ...   Avouons-le : nous sommes toutes des garces !!!)  

Revenons-en à nos femelles :   

  1. celles qui vous dévisagent l'air de rien et notent tous les détails afin de les reproduire par la suite. (à moins qu'elles n'observent la scène consternées en se disant "Mon dieu, quelle horreur !" J'ai choisi de censurer ce cas de figure, il ne peut en aucune façon s'adapter à moi. A vous, si ! Mais pas à moi !)                  
  2. celles qui vous disent bonjour et font semblant de ne rien remarquer : elles sont jalouses mais tentent de le dissimuler.
  3. celles qui ne vous disent plus bonjour. Elles sont tellement jalouses qu'elles s'en étranglent.

Et bien j'ai eu droit aux trois, preuve que ma nouvelle coiffure est une parfaite réussite !!! Je suis ravie.

PS : ne vous fatiguez pas à me demander des photos !!! C'est NAN.

 

16.01.2008

Mon coiffeur, je l'aime !

Je déteste aller chez le coiffeur ... sauf chez mon coiffeur. Oui, cela demande quelques clarifications.

Je n'aime pas aller chez les coiffeurs parisiens car ce sont généralement des gens fort désagréables. Ils sont tout de blanc vêtus tels des astronautes de films porno, coiffés comme des iroquois, piercés et tatoués partout et vous réclament 75  € pour un massage dont vous n'avez que faire et une coupe aux antipodes de ce que vous avez demandé. Dès que vous entrez dans le salon, le plus souvent une franchise, on vous regarde des pieds à la tête, puis on tripote vos cheveux, vous assénant : "Il va falloir faire quelque chose de beaucoup plus fashion ! ca ne va pas du tout !" Déjà, ça commence mal. Puis, on vous répète trois fois -à cause de la musique à fond, on n'entend rien dans ces salons- de vous rendre à l'espace shampooing.

Hop, LE fameux petit massage ! "C'est offert par la maison", vous dit la shampooineuse au décolleté à faire rougir de confusion les stripteaseuses d'Alex. A 75 € la coupe, c'est la moindre des choses qu'on vous masse la tête. A ce prix là, ils pourraient également masser mes pieds et mon banquier -il va en avoir besoin le pauvre homme en apercevant mon découvert.

Passons à l'espace coupe : je patiente quelques instants en lisant les potins du Match de juin 2005. Puis une coiffeuse arrive en se dandinant suivant ainsi le rythme de la musique qui va finir par me rendre sourde tellement le son est fort. Sans cesser de danser, elle prend mes cheveux entre ses doigts : "Mais comme ils sont fins vos cheveux ! Je n'en ai jamais vus d'aussi fins. Ca va être difficile de faire quelque chose avec ça ! Et puis la couleur ! Il faut vraiment tout changer. Si vous voulez, je peux vous relooker, ce sera beaucoup mieux. On coupe environ quarante centimètres, on teint certaines mèches, on en décolore d'autres, on effile, on modèle et vous ressortirez avec un look comme le mien !"

Je la regarde effarée et lui suggère de ne couper que les pointes sur un centimètre grand maximum. Surtout pas de couleur, surtout pas de brushing, surtout rien, rien, rien et rien. La coiffeuse ronge son frein, je règle les 75€ et je file, certaine ne ne jamais revenir.

 

Alors, j'ai attendu les vacances de Noël pour aller chez mes coiffeurs préférés à Audierne. A chaques vacances, nous nous rendons, en famille, dans le salon de la place des halles. Dès que vous entrez, quelques petits chocolats vous sont offerts, Noël oblige - le reste de l'année, ce sont des bonbons. Le patron fait la bise à toute la famille (s'il vient et que je suis en train de me faire coiffer, il dépose un baiser sur mon front), nous discutons pendant un bon quart d'heure. Il est toujours content de nous voir et de papoter car ça le change de ses petites mamies qui ont perpétuellement mal quelque part et veulent toujours la même mise en plis, bleue ou violette, au choix. Une petite soixantaine, les cheveux blancs, faisant très attention à rester jeune, un peu dragueur, un bagout pas possible, toujours le mot pour rire. Même quand on n'a pas besoin d'une coupe, on va tailler le bout de gras avec lui. Si un de ses copains débarque, il fait l'article, comme cela a été le cas avec l'huissier de justice du coin.

- Tu connais Louise ?

- Heu, non.

- Moi, je vous connais, je viens tous les ans à vos ventes mobilières !

- Comment ? Tu as une client ravissante comme ça qui vient à tes ventes et tu ne t'en souviens même pas ?

Puis il tourne mon visage, relève mon menton d'un doigt et dit : "Quand même, elle est un peu plus jolie que la normale, non ?"

L'huissier tangue d'un pied sur l'autre, ne sachant que répondre tandis que je me demande si le coiffeur ne va pas entrouvrir ma bouche afin de vérifier le bon état de mes gencives.

- J'espère que tu ne lui feras pas payer les frais en sus si elle t'achète quelque chose la prochaine fois ! Les petites grands-mères, tu leur fais payer, mais Louise, certainement pas.

- Heu, d'accord, à très bientôt Madame.

- Au revoir, Maître.

Une autre fois, c'est le cuisinier du Goyen, l'hôtel chic du coin, qui a presque été obligé de nous céder un foie gras qu'il venait de préparer.

Cette fois-ci, je n'ais pas été présentée comme la plus belle pouliche du coin à l'un de ses copains et nous sommes repartis sans foie gras. Mais ma coiffeuse attitrée - le patron ne coupe plus, il parle, c'est déjà pas mal ! - , Laeticia, m'a coupé une frange, ce qui ne m'était pas arrivé depuis l'âge de six ans.

Depuis quelques temps, j'avais envie de changement. Comme je ne pouvais décemment pas changé de mari, j'ai préféré changer de coiffure, ça coute moins cher. Laeticia est un ange : elle me dit que j'ai de beaux cheveux pas si fins que ça, qui ne nécessitent aucune coloration. Elle me coiffe exactement comme je le lui demande et coupe juste à la bonne longueur, le tout en un temps record et sans danser autour de moi ! Elle a été ravie de me faire une frange et j'ai été ravie du résultat.

Alors le patron est arrivé : "Magnifique Louise, ça te rajeunit ! regarde Alex comme elle est belle. Ah, si j'avais ton âge ! " Il faut dire qu'avec ma frange bien raide qui arrive juste en dessous des sourcils, je ressemble plus à Lola, danseuse au Crazy Horse, qu'à Tante Yvonne ou Mamie Soizic. Et en plus, je n'ai payé que 30€ ... mais c'est parce qu'il n'y a pas de massage !

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