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30.11.2007

Enjoy the show, darling ! 2.

                               Chapître II : Bain de foule.

J'attends et je ne regrette pas d'attendre, car le spectacle commence avant même l'ouverture des portes. Les invités arrivent en taxis de luxe, en limousines et autres voitures hors de prix. Ils s'agglutinent le long des barrières, tels les pingouins sur la banquise pour se réchauffer, sous les regards curieux des badauds venus admirer la Tour Eiffel.

Comment se démarque-t-on de ces ploucs de touristes ? En mettant bien en évidence le fameux sésame. Fort heureusement cette année, le carton d'invitation est rose shocking, ce qui permet d'être vu de loin. "Admirez-moi avec mon invitation. Et oui, j'en suis. Et non, pas vous ! Oui, vous avez le droit de me prendre en photo car vous n'avez jamais vu une femme plus belle que moooaaa, une femme plus lookée que mooooaaaaa !" semblent dire ces hordes d'invités au reste du monde. Et le commun des mortels de s'emparer de leurs portables pour effectivement mitrailler cette fashion faune. Au retour de leurs vacances parisiennes, les photos circuleront dans la famille, interdite devant tant de délire vestimentaire. Les moqueries iront bon train.

Je vais tenter un petit classement pour vous. 

Les plus délirantes en matière de mode sont incontestablement les journalistes et acheteuses japonaises. Elles n'ont peur de rien. Du fluo, de l'ultra court à se demander si elles n'ont pas oublier de mettre une jupe, du grand n'importe quoi. Les looks Manga des adolescents qu'on voit dans les reportages sur le Japon ne sont rien à côté. On se croirait à une fête d'Halloween : costume, maquillage, coiffure, tout y est et tout ciglé : du Dior et du Chanel en veux-tu en voilà. Attention à l'indigestion, ça fait vomir parfois !

Ensuite, viennent les clientes, riches forcément. Mais qui dit riche ne dit pas obligatoirement bon goût, élégance et classe, hélas. Imaginez une femme d'une soixantaine d'année, faisant une taille 46 minimum et moulée à en faire pêter les coutures dans un ensemble en soie vert émeraude entièrement rebrodé de pierreries et de perles. Tout en légèreté ! Imaginez une autre du même âge mais affichant avec fierté une taille 34. Elle porte alors une mini jupe en vinyle rouge, un décolleté refait jusqu'au nombril, une chevelure à la Barbie, des ongles à la Cruella et des cuissardes en cuir vernis noir (mais de chez Jimmy Choo, il va sans dire). Ne vous avisez pas de lui dire qu'elle s'est trompée de quartier, que Pigalle c'est dans le XVIIIème arrondissement et non dans le XVIème car, de sa bouche silliconée, elle demanderait à ses deux gardes du corps de vous jeter dans la Seine toute proche.

Je n'oublierai évidemment pas de parler des rédactrices de mode. Entre deux rails de coke, (mais puisqu'on vous dit que les cernes sont dues au stress de la fashion week !) elles s'habillent en noir, en noir et en noir. Elles ont une sale gueule blasée (je n'aime pas être grossière mais aucune autre expression ne me vient à l'esprit pour décrire leur visage). Certaines, visiblement plus fatiguées que d'autres, préfèrent dissimuler leur regard derrière des lunettes noires. Il faut toujours avoir une paire de lunettes sur soi à Paris au mois de février, c'est la base, c'est essentiel, c'est fashion !

Les starlettes aussi ont leurs lunettes noires. Elles ont emprunté pour l'occasion toute la panoplie à la Maison Ungaro, ainsi tout le monde fait sa petite publicité.

Enfin, quelques électrons libres n'appartenant à aucun des groupes précités, ne manquent pas d'attirer l'attention à leur tour : un ancien mannequin venu soutenir le styliste Peter Hyde Dundas, une grande blonde massive à la Penny Lancaster que les vigiles reluquent depuis une heure, des rappeurs enrichis, des call girls venues faire leur petit marché, un homme à cheveux blancs et queue de cheval et vêtu d'une longue robe noire, quelques hommes ... à moins que ce ne soient des femmes, impossible à déterminer.

Et voilà tout ce petit monde qui se presse et se bouscule pour entrer.

Les VVIP, les very very important people sont dégagés de la foule et ont le droit de rejoindre leur place avant les autres. Cependant, ils n'entrent pas immédiatement, ce serait trop simple. Ils s'arrêtent quelques instants devant l'entrée, face à la foule et à quelques photographes et discutent avec l'attaché de presse tout sourire. Un petit tour à droite, un autre à gauche, un petit sourire surtout pas naturel en direction d'un photographe, à nouveau un petit tour et  seulement après, on passe la porte. Au suivant.

Finalement, après avoir attendu quarante cinq minutes dehors (bon sang qu'il fait froid sur cette place de Varsovie, j'ai les pieds gelés), j'entre dans l'antre du Dieu Mode.

 

La suite, demain !

29.11.2007

Enjoy the show Darling ! 1.

Paris. Fashion week. Février 2007. 14h00. place de Varsovie, Paris XVIème arrondissement. Défilé prêt-à-porter Automne Hiver 2007-2008 Emanuel Ungaro. I I 18.

Et là, toutes les filles sont raides dingues jalouses. Je n'ai plus une seule copine dans la blogosphère. Soit vous voulez me tuer, soit vous vous dites : "elle ment." Et bien, vous avez le droit de me tuer, virtuellement j'entends, car, non, je ne ments pas et oui, j'ai assisté au défilé Ungaro de la Fashion Week de février dernier !

 

             Chapître 1 : Fashion Week, me voilà !

Un ami d'Alex (Alex de la niiiiggghhhttt !) qui travaille dans la mmmooooodddddeeeeee (!), avait réussi à m'obtenir une invitation pour assister à ce défilé. J'ai donc tenté l'expérience, à ma plus grande joie.

La première préoccupation, quand on assiste à un défilé, est de choisir ce qu'on va porter. Vous me direz : "Louise, ce n'est pas toi que les gens viennent voir défiler sur le podium !" D'abord, je tiens à dire que c'est fort désobligeant de votre part. Je ne ressemble certes pas à un top modèle, mais ce n'est pas une raison pour insister sur ce point précis.  Et puis moi, j'ai une belle âme d'abord et la beauté intérieure c'est bien aussi. Je ne veux entendre aucun commentaire, merci. Revenons à notre sujet. Ce n'est pas parce qu'on ne défile pas qu'il ne faut pas être en représentation. J'ai donc fait le tour de mon dressing ma penderie, ce qui ne m'a pas pris plus de trois minutes vingt sept secondes. N'ayant pas de vêtements griffés exceptés deux carrés Hermès rescapés de ma période maxi prout prout de la fin des années quatre vingt, les choses se compliquent. Hors de question que je mette ma plus belle robe, je ne vais ni à un mariage, ni à un déjeuner du dimanche chez Tante Yvonne. Finalement, j'opte pour ce que je porte le plus souvent en hiver, c'est à dire un slim en jean brut, des bottes cavalières, un joli col roulé avec une large ceinture qui tombe (l'hiver dernier le ceinturon se portait encore tombant !) et mon caban long noir. Bref, une tenue dans laquelle je me sens bien et adaptée au froid qui s'est abattu sur Paris ce jour-là.

Malgré mon uniforme hivernal, je suis frigorifiée à attendre le bus qui tarde. L'heure tourne et je suis toujours bloquée à Montparnasse. N'en pouvant plus d'attendre en vain dans le froid, je hèle un taxi qui m'enmène sur le lieu du défilé. Je donne l'adresse au chauffeur de taxi qui ne la connait pas ; ça commence bien. Je lui explique que c'est cette place qui se trouve juste en dessous du Trocadéro et lui me répond qu'il ne savait pas qu'elle avait un nom précis puis se met à discuter. 

- Vous êtes touriste ? Vous allez voir la Tour Eiffel ?

Et là, je ne sais pourquoi, j'ai eu l'envie irrépressible de faire ma pétasse :

- Pas du tout, je vais assister à un défilé de couture.

- Oh, vous travaillez dans la mode ?

- OOOUUUUUIIIII !

-  Vous avez un super boulot ?

- Un job formidable, mais c'est très fatigant d'enchaîner les défilés les uns après les autres pendant la Fashion week.

- Bon courage Mademoiselle, et bonne journée.

Âprès ce tour en taxi fort réjouissant (on s'amuse comme on peut), me voilà enfin place de Varsovie, face à la Tour Eiffel. Habituellement, il y a un très grand bassin rectangulaire à cet endroit mais il a disparu aujourd'hui. Une énorme tente a été dressée par dessus le bassin : impressionnant. Tout autour, des barrières et le service d'ordre. A un quart d'heure du début du défilé, nous ne sommes que trois à faire la queue pour entrer. Je vérifie que je ne me suis pas trompée d'heure. Mais non, c'est bien à 14 heures que ça commence. Ou peuvent bien être les autres invités ? Mais à d'autres défilés bien sûr. Sachez qu'on n'arrive JAMAIS à l'heure à un défilé. Zut, je me suis dépêchée pour rien et cela m'a couté une course !

 

La suite, demain !

 

28.11.2007

Une invitation à dîner.

Il y a quelques temps, l'un de mes lecteurs m'a contactée afin de participer à un dîner entre blogeurs. J'ai été surprise et me suis sentie décontenancée. J'ai réflêchi plusieurs jours avant de donner une réponse. Avais-je envie de sortir un peu de l'anonymat de mon blog ? Avais-je envie de mettre des visages sur d'autres blogeurs ? Peut-être seraient-ils déçus en me rencontrant et vice versa ? Quel effet cela fait-il de rencontrer physiquement des gens avec qui l'on discute quotidiennement sans se voir ? Pas facile. Mais étant curieuse de nature, j'ai accepté. (j'ai accepté aussi parce que c'est une fille qui m'a invitée et qu'il y aura plusieurs blogeurs. Bah, oui, je suis très un peu froussarde !)

Et vous, qu'auriez-vous fait à ma place ?

(Je vous ferai bien sûr un petit compte rendu en temps et en heure.)

27.11.2007

Faites-moi plaisir !

Je vais vous demander une petite contribution. Rassurez-vous, ça ne vous coutera rien. Il s'agit de m'aider à faire des choix. En effet, je vais bientôt fêter mon anniversaire et juste après il y aura Noël. Alors, vous vous doutez bien que j'ai des tas de soucis en cette période de l'année : tout le monde me demande des idées cadeaux et je n'en ai aucune, comme tous les ans. Et c'est là que vous intervenez ! Maintenant que vous me connaissez un peu, je voudrais que vous dressiez une liste de cadeaux susceptibles de me plaire, car je peine un peu. La seule chose à laquelle j'ai pensé, ce sont des gants en agneau retourné pour avoir super chaud cet hiver.

Maintenant, à vous de trouver, ça me rendrait vraiment service. Merci d'avance.

P.S. s'il vous prenez l'envie de m'offrir vraiment toutes ces choses, surtout ne vous gênez pas !

26.11.2007

Au passage ...

Au passage, je tiens à vous dire que cette semaine je n'aurais pas forcément beaucoup de temps à vous consacrer (je ferai de mon mieux quand même) pour cause de montée à Paris de Belle-Maman et Beau-Papa. Vous êtes tous jaloux, n'est-ce-pas ?

Mais comme je suis une femme très organisée, mes notes tomberont quotidiennement, je les ai préenregistrées. Hé, hé !

Alors bonne lecture à tous !

La France, fille aînée de l'Eglise.

Monsieur et Madame de Montenac quittent leur appartement familial gracieusement prêté par le Ministère des Armées, avenue Duquesne. Mais je devrais dire Général car Monsieur a fait Saint-Cyr puis toute sa carrière dans l'Armée de Terre, comme l'avaient fait son père, son grand-père et son arrière-grand-père avant lui. En fin de carrière, il a été muté à l'Ecole Militaire voisine en remerciement des bons services rendus à la Patrie. De ses nombreuses missions à l'étranger, il garde quelques photos, des souvenirs, des amitiés viriles indestructibles et des médailles qu'il arbore fièrement au revers de son uniforme les jours de cérémonie aux Invalides. Avant, les missions duraient trois ans, on enmenait toute la famille en Afrique ou en Guyane, on avait des boys qui se chargeaient des repas et de l'amidonnage des uniformes blancs de rigueur dans les pays chauds. C'était le temps béni des colonies. Alors que maintenant, les militaires partent seuls quelques mois en entraînement au CEFE (Centre d'entraînement à la forêt équatoriale) pendant que Madame reste avec les enfants en métropole.

Mais il est temps d'aller à la messe. Ils pourraient très bien se rendre à Saint-François-Xavier, toute proche mais ils préfèrent la rigueur de Saint-Nicolas du Chardonnet, dans le Vème arrondissement. Certes, c'est plus loin mais aujourd'hui, la famille n'étant pas au grand complet, ils pourront s'y rendre en voiture. L'aîné, qui a brillament réussi le concours d'entrée à Saint-Cyr, suit déjà les traces de son père. Le week-end, il reste à Rennes avec quelques amis avant de rejoindre l'école de Coetquidan le lundi. Les trois garçons suivant se préparent à faire de même : ils sont internes au Prytanée national militaire de La Flêche. Ils ne reste donc à Paris que quatre filles sur cinq (l'aînée, Jeanne-Gabrielle est entrée dans les ordres il y a déjà deux ans de cela) et le petit dernier, encore trop jeune pour être envoyé à l'internat. Le Renault Espace peut démarrer. Ce soir, ils ne rencontrent même pas de difficulté pour se garer dans le quartier, les gauchistes ayant déserté la Mutualité ce week-end.

Sur le parvis de l'église, les enfants retrouvent leurs amis. Les garçons ont les cheveux rasés sur les tempes et en forme de petit steack sur le haut du crâne. Ils portent un chino biege, une chemise en vichy bleu ciel aux manches roulottées, des mocassins Weston sur des chaussettes en jacquard Burlington et une veste Barbour. Les filles semblent s'être également arrêtées aux années quatre vingt avec leur chemisier au col relevé qui retient un carré Hermès, leur jupe bleu marine droite ou carrément plissée, leurs mocassins plats toujours bleu marine et leur duffle-coat sans âge qui a appartenu aux soeurs aînées. Les plus petits sont en total look Cyrillus avec knickers en velour côtelé ou robe à smocks en flanelle rose pâle. Le Général et Madame saluent des connaissances puis entrent dans l'église suivis de leurs enfants, les grands tenant la main des plus petits.

La messe, en latin, débute. Les fidèles sont plein de ferveur. Certains s'allongent face contre terre. Tous chantent, même les plus petits qui connaissent comme les grands toutes les paroles sur le bout des doigts. Tous vont communier et prient pour le salut de Monseigneur Lefèbvre, excommunié par Rome en 1988 et décédé en 1991. A y regarder de plus près, certains semblent être entrés en transe. Puis, la messe prend fin. La foule sort exsangue de s'être tant donnée à Dieu.

Sur le parvis, des petits groupes se forment. Certains évoquent cette messe magnifique. Les parents discutent entre eux des dernières bulles de sa Sainteté. Les enfants prévoient une retraite au Monastère de Prouilhe ou un pélerinage à Notre Dame de la Salette cet hiver, avant de filer dans l'appartement d'un des leurs. Chaque samedi soir, une fête est organisée par les parents à tour de rôle. Les enfants y rencontrent ainsi leurs futurs époux et épouses. C'est comme ça que Yolaine de Montenac, la deuxième fille du Général, a fait la connaissance de Charles-Gustave de Clévy, cinquième fils d'un Amiral à la retraite. Les fiancailles auront lieu dans quelques semaines, juste avant que le futur marié, médecin militaire, ne parte en mission au Kosovo pour six mois. A son retour, les jeunes gens se marieront. Le frère cadet du Général, le Père de Montenac, uniera sa nièce au jeune militaire en son église. Le nouveau couple n'aura pas le temps de partir en voyage de noces, une nouvelle mission est d'ores et déjà prévue. Ils ne passeront que quatre jours ensembles mais cela suffira pour que la toute nouvelle Madame de Clévy tombe enceinte. La future maman passera les neufs mois de sa grossesse chez sa mère et accouchera chez les soeurs, sans son époux retenu en Afghanistan. Le Papa fera connaissance avec son fils trois mois plus tard, lors d'un bref séjour en France. Yolaine tombera à nouveau enceinte, juste avant que son époux ne soit rappelé sous les drapeaux. Ils auront ainsi cinq enfants en six ans. Et tous suivront à leur tour le même parcours que leurs parents : camps Scout, La Flêche ou Notre-Dame des Oiseaux, le mariage pour les filles, la carrière militaire pour les garçons, les Ordres pour certains d'entre eux.

Le Général de Montenac, au crépuscule de sa vie, posera pour la postérité dans son uniforme impeccable au milieu de ses trente sept petits enfants. Il partira fier d'avoir mené à bien sa mission, d'avoir donné à la France et à l'Eglise des serviteurs zélés et droits dans leurs bottes. Ses fils, ses petits-fils et ses gendres formeront une haie d'honneur de leurs sabres au passage de son cercueil sur le parvis de cette église ou il a tant et tant prié pour les siens. 

25.11.2007

Big brother.

Aujourd'hui, vous êtes concernés au premier plan par cette note car c'est de vous dont je vais parler, vous mes lecteurs mais surtout vous, mes commentateurs.

Tout d'abord, je tiens à dire que vous êtes tous très sympas (un peu de lèche, ça ne mange pas de pain) : jamais je n'ai eu de commentaires désagréables, méchants, cyniques ou insultants. Surtout, ne changez rien !

Mais ce qui m'intéresse davantage, c'est ce que je réussis à apprendre sur vous grâce à ce blog. C'est surprenant tout ce qu'on sait ainsi. Je vais étayer mon propos avec quelques exemples. Vous ne pensiez quand même pas vous en sortir aussi facilement ? Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, vous avez tous vos petites habitudes qui sont très révélatrices.

Gwen (il faut bien que je commence par quelqu'un !), en semaine, lit mon blog très tôt, soit avant d'aller bosser soit en arrivant au travail et le week end, c'est généralement  après le déjeuner, peut-être quand ses filles font la sieste ? Gwen  boit du Sancerre, chasse la birette dans les bois et a du mal à s'acclimater à la mentalité berrichonne, mais c'est peut-être que Madame fait de la résistance. Me trompe-je ? Le soir, avant de se coucher, Gwen revient vérifier que tout va bien chez moi avant de s'endormir. Gwen dort avec son appareil photo en bandouillère.

Oopsgal, c'est généralement au retour de la pause déjeuner, quand elle reprend le travail, qu'elle blogge. Je remarque d'ailleurs que c'est au boulot essentiellement que vous tous bloggaient, il suffit de constater la baisse des statistiques le week end. Revenons à Oopsgal, nous n'allons pas la laisser s'en tirer à si bon compte.  Le vendredi, elle sort toujours une note sur son blog, cela correspond au début de son week end : le vendredi après midi, elle cocoone avec son chat. Au programme, bain, blog, masques hydratants, blog. Le dimanche, Oopsgal cuisine pour l'homme, regarde des documentaires animaliers et cocoone une fois encore avec son chat. J'allais oublier : Oopsgal est une vraie piplette !!!!!! Et Oopsgal a plein de collègues masculins fort sympathiques qu'on lui envie toutes.

Jeanne n'a pas d'heure pour lire en chantant et commenter en chantant : entre deux bijoux qu'elle conçoit en chantant dans sa véranda avec ses chats (qui chantent ?) , elle blogge en chantant. Toujours un mot gentil, enchanté. P.S. pensez à ne jamais embrasser Jeanne, elle n'aime pas ça du tout, du tout, du tout : Jeanne est atteinte de bisouphobie !  

Soum, qui grossit à vue d'oeil, écrit toute la journée en ce moment, elle écrit tellement qu'on n'a plus le temps de tout lire et qu'on se retrouve en retard de cinq ou six notes: c'est une bonne occupation quand on est alitée pour cause de bébé à venir, mais faudrait quand même se calmer. On lui souhaite tous une bonne fin de grossesse ! Soum aime bien la salade, mais son mari, beaucoup moins.

Sarmentanne et Lili n'ont pas toujours le temps d'écrire leurs propres notes (leurs notes sont toujours drôles, on aimerait qu'elles en écrivent d'autres !) mais passent toujours nous faire un petit coucou amical et bien senti.

Les400clics lit, lit, lit et parle, parle, parle. Je soupçonne qu'avec Oopsgal elles se tirent la bourre. Laquelle des deux est la plus bavarde ? Les 400clics est amoureuse de José BOvé, les moustaches sans doute ! 
 

Frederic n'a pas de blog mais vient quand l'une de mes notes lui rappelle quelques souvenirs, même si ceux ci ne sont pas toujours agréables. On sent qu'il y a du vécu.

Scheharazade, passe après ses cours, laisse des ^^^^^^^^^^^et des chu chu chu ? Sans doute des formules magiques qu'elle a piquées à Carabosse.

Anne, lit depuis New York (yes !), donc avec le décalage horaire, là bas, il est à peu près ... heu ... Dis, Anne, quelle heure est-il chez toi en ce moment ? Faut-il dire good morning ou good night ?

Marc écrit beaucoup, beaucoup, beaucoup, depuis des années, alors parfois il a aussi le droit de se reposer. Reviens quand même de temps en temps. Plus on est de fous plus on ri

Et puis il y a vous aussi, ceux qui laissent de plus en plus de commentaires et que je découvre tout doucement, ceux qui passent de temps en temps, ceux qui lisent mais ne commentent pas. Je vous aiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiimmmmmmmmmmmmmmmmeeeeeeeeeeeee !!!!!

 

 

24.11.2007

Fini le quart d'heure culturel. Du cul, du cul, du cul !

Heu, oui, c'est tout.

A demain !

23.11.2007

La mort du Maître.

Ayant fait de la danse classique qoutidiennement pendant vingt ans, je ne peux que me sentir triste en apprenant la mort de Maurice Béjart. L'un des plus grands chorégraphes de notre époque. Je me souviens avec émerveillement de La Luna, ce solo qu'il avait créé pour Sylvie Guillem, et de son Boléro, les deux ballets que je préfère du Maître. Je pourrais faire l'éloge de ses nombreuses créations, toutes plus sublimes les unes que les autres, mais les journalistes s'en chargeront ces jours-ci. Je préfère m'attarder sur l'homme professeur. Un homme d'une profonde humanité, ce qui est extrêmement rare dans ce milieux de requins. La danse n'est pas faite pour les perdants et il faut avoir les dents longues pour réussir. Quant aux enseignants, l'une des techniques qu'ils adoptent volontiers est d'humilier les élèves pour pouvoir décourager les plus faibles psychologiquement et alimenter ce qu'ils appellent une saine (?) émulation. On brime dès le plus jeune âge : épingles à linge accrochées sur tout le long de la jambe d'une enfant de six ans car celle ci a le malheur d'avoir une petite échelle à son collant, coups de baguette sur les genoux quand ceux-ci ne sont pas bien placés, phrases assassines et blessantes devant toute la classe,  j'en passe et des meilleures. On appelle cela l'école de la vie. Or, chez Béjart, point de tout cela : un pédagogue qui respecte (je ne me résouds pas à parler de lui au passé) le danseur, qui l'aime, qui lui parle correctement, qui lui transmet tout ce qu'il possède avec amour, qui n'a qu'une envie le mettre en valeur et non lui faire payer le fait que lui-même soit trop vieux pour danser. Un homme unique dans le microcosme de la danse. Hélas, Maurice Béjart a exécuté son dernier salut et le rideau de velour rouge vient de se refermer . Le public doit se lever et pleurer car c'est une grande perte pour l'humanité.

22.11.2007

Je suis la fille spirituelle de Pierre Bellemare.

Il m'arrive parfois de me demander ce que je vais bien pouvoir écrire sur ce blog. Mon désir d'écrire ne va-t-il pas se heurter à un soudain manque d'imagination, à une panne d'inspiration ? Que vais-je donc bien pouvoir dire demain, la semaine prochaine, le mois prochain ?

Mais la vie se charge de m'apporter de nouveaux sujets sur un plateau. Des petites histoires de tous les jours, des anecdotes, des pensées somme toute banales mais que je transforme, du moins j'essaie, en petites histoires extraordinaires.

Quand j'étais enfant, j'allais passer une journée de temps en temps chez ma grand-mère maternelle. Etant aveugle, elle passait son temps à écouter la radio, ce qu'elle continue d'ailleurs de faire. Après le déjeuner, elle allumait son poste pour écouter les histoires extraordinaires de Pierre Bellemare. J'adorais ça, au grand dam de ma mère qui trouvait l'émission racoleuse. C'est ainsi que j'ai découvert les grandes enquêtes criminelles : Landru et Petiot n'eurent bientôt plus de secret pour moi. Pierre Bellemare parlait aussi d'hommes tout à fait communs transformés en héros malgré eux. L'une de ces histoires m'a marquée : un enfant ayant malencontreusement jeté son ballon dans le jardin des voisins, escalada le mur pour le récupérer. Il découvrit dans un cabanon un vieil homme enchaîné qui était emprisonné là depuis une quinzaine d'années. En fait, Bellemare avait le chic pour faire de ces faits divers souvent sordides des histoires haletantes. On peut certes lui reprocher un côté voyeuriste, mais on ne peut nier ses qualités de conteur.

Aujourd'hui, je tente de prendre le relais en vous contant une fable savoureuse qui n'est hélas ni une histoire, ni terminée, vous comprendrez tout à l'heure pourquoi.

 

Le premier jour des grêves, l'une de mes amies a été appelée au téléphone par le gardien de l'immeuble ou réside son beau-père de soixante quinze ans. Il s'inqiétait de ne plus avoir de nouvelles du vieil homme depuis vingt quatre heures. Le concierge fut autorisé à se rendre dans l'appartement en utilisant le double des clefs qui était en sa possession. Il découvrit le Monsieur étendu mort sur le tapis de la salle de bain. Le médecin fut appelé et ne put que constater le décès mais fut bien incapable d'en déterminer la cause exacte. Le corps fut donc emporté à l'Institut médico légal afin que des analyses toxicologiques soient effectuées puis, si nécessaire, qu'une autopsie soit pratiquée. Les résultats auraient du être connus environ vingt quatre heures plus tard, mais c'était compter sans les grêves. Six jours après, les résultats se font toujours attendre. L'IML souffre comme tout le monde des grêves. Les médecins légistes prennent eux aussi du retard et se retrouvent débordés. Les morts ne font pas grêve et continuent à affluer au 2 quai de la Rapée. Vous me direz, avec un brin d'humour noir, que les patients des médecins légistes se fichent d'attendre puisqu'ils sont morts, ils ne sont plus si pressés. Certes, mais les familles, elles, s'impatientent. La famille appelle les enfants pour connaître la date de l'enterrement, les cousins s'interrogent à leur tour sur les causes du décès. Les suppositions vont bon train. Le vieux Monsieur aurait-il été assassiné ? Si non, pourquoi les héritiers ne répondent-ils pas plus précisément à leurs questions ? Les fils se battraient-ils pour l'héritage ? L'un des héritiers n'aurait-il pas assassiné son père pour récupérer l'argent ?

A cette heure, le corps doit être autopsié mais on ne sait toujours pas quand, les grêves se poursuivant. Les morts devront attendre la fin des manifestations comme tout le monde, comme les vivants.

Moralité : ayez le bon gout de ne pas mourrir en période de troubles sociaux !    

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