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30.09.2007

les receptions de Monsieur l'Ambassadeur.

 Hier soir, Alex et moi étions invités à l'inauguration de la Maison Géorgienne, rue du Sabot, dans le 6ème. A l'angle de la rue du Four, trônait la Rolls Royce grise du propriétaire du restaurant, le tout dernier modèle (du meilleur goût !) et, tout autour on voyait des invités sirotant une coupe de champagne rosé (délicieux), des policiers veillant au bon déroulement de la soirée et des barrières empêchant les véhicules lambda de passer par là. De l'autre côté du cordon, des badauds tentaient de reconnaître telle ou telle personnalité. Mais peu de gens connus hier, surtout des ambassadeurs, des politiques et des géorgiens, venus admirer les lieux.

Vous vous demandez certainement comment je suis arrivée là. Je vous répondrai seulement qu'Alex travaille dans le milieu de la nuit. Et, à Paris, les gens qui bossent la nuit se connaissent tous.

Revenons à nos moutons. L'endroit est réussi, il faut le reconnaître. La façade est magnifique, tout en bois. Avant même d'être entré, on est dépaysé. Passée la porte, il faut descendre quelques marches pour découvrir l'accueil : un bar, des poutres sculptées, des briques roses, des vitraux, une fresque moyennageuse sur laquelle le patron est représenté (le petit détail kitch, il en faut !). Au dessus, deux étages géorgiens ou se restaurer, avec des boxes en bois ou en fer forgé, très jolis puis, encore un étage, français celui -là, très brillant si je puis dire, pour dépayser les géorgiens de passage à Paris. L'endroit est surprenant. Tous les matériaux utilisés ont été importés de Géorgie et le patron a fait venir des artisans locaux afin de réaliser ce décor. L'architecte a multiplié niveaux et recoins, ce qui apporte douceur, châleur et intimité. On s'y sent bien, on a envie d'y rester et d'y diner.  On a envie de s'installer dans l'un des boxes pour prendre une boisson chaude avec des tas de pâtisseries au retour d'une promenade dans les rues de Saint-Germain des Prés par une froide après-midi d'hiver. Le décor invite à la détente et à la rêverie. 

Au premier étage, un orchestre et des chanteurs géorgiens assuraient l'ambiance musicale. Le patron a su éviter le portrait du géorgien le plus célèbre à défaut d'être le plus fameux : Staline qui vous regarde, ça coupe l'appétit. En revanche, il a su choisir une gérante jeune (mon âge !), tout à fait charmante et parfaitement bilingue. Elle a beaucoup de classe et est adorable et drôle.

Remarquez, il en faut du second degré quand on dirige un établissement comme celui -ci. La soirée avait commencé comme un pince-fesse parisiens des plus classiques : ambassadeurs, politiciens, artistes, coquettes ; un florilège. En bas, au bar, deux jeunes fils à papa enchaînaient cul sec les verres de vodka. Ces deux là n'ont pas dû rester debout longtemps. Dans les escaliers, des semi call girls blondes aguichaient les jeunes conseillers de l'Elysée. Plus haut, les artistes sur le retour exhibaient à qui mieux mieux leurs très jeunes femelles vénales aux yeux bridés. De temps à autre, on apercevait un petit groupe de vieilles fausses blondes passées à de trop nombreuses reprises sous les doigts experts (?) de chirurgiens esthétiques peu scrupuleux.

En revanche, la fin de soirée a dû être difficile à la Maison Géorgienne. Au dernier étage, dans la clinquante salle française étaient rassemblés les géorgiens venus directement de leur Ambassade. Le champagne ou la vodka ayant déjà fait leur travail, les hommes (ou étaient les femmes, je n'en vis aucune dans cette salle ?) n'allaient pas tarder à chanter.Le géorgien, puisque de géorgienne il n'y avait point, a l'air viril, costaud et rougeaud. Avec son coup de taureau, il a le rire sonore, parle fort, doit chanter fort et a l'air de beaucoup s'amuser. Il tient bien l'alcool aussi.

Le géorgien est un sanguin, par le genre à manger des Ferrerro Rochers !

 

29.09.2007

je suis mariée, mais je me soigne.

Lorsque vous vous mariez, vous quittez le statut de mademoiselle pour celui de madame. Apparemment ça ne change pas grand chose. Et pourtant, nombreuses sont celles qui, une fois passées devant monsieur le maire et devant monsieur le curé, se métamorphosent.

La transformation est quasi immédiate : on devient RESPECTABLE ! Et ça, seule une femme mariée peut le comprendre, les autres, les célibataires méprisables, n'ont pas vécu cette expérience, elles ne peuvent pas comprendre.

Certaines femmes mariées ( je ne dis pas toutes et je me soigne pour ne jamais faire partie du lot !) font alors table rase du passé :

  1. cesser de fréquenter ses anciens amis, ils pourraient vous rappeler votre jeunesse, voire même vous faire chanter.
  2. faire copine copine avec la femme du dentiste, le femme du notaire et la femme du généraliste, il est extrèmement important d'être amie avec elles, ça pourra toujours servir à Monsieur, et puis on en rêve depuis qu'on est toute petite.
  3. oublier les ex. dont on a honte.
  4. oulier les beuveries d' étudiante : on boit juste une demi coupette quand on est invitée, par politesse, manquerait plus que le notaire du trou du cul du monde ou vous habitez  se rende compte que vous êtes pompette, que dirait sa femme qui elle est mariée depuis plus longtemps que vous, et qui connaît tout le monde ici.
  5. jeter ses vêtements ou plutôt les donner à Emmaus et veiller à ce que tout le monde le sache (c'est toujours bien vu de faire une bonne action), puis s'habiller comme maman (veste Barbour, serre -tête en velour, jupe écossaise en dessous du genou, mocassins bleu marine, collier de perles et carré Hermès). 
  6. se proposer pour donner les cours de catéchisme le mardi soir après l'école : ça permet ensuite d'avoir sa place réservée sur les bancs de l'église le dimanche matin.
  7. renouer avec ses copines de classe de l'école Notre - Dame des Blanches Colombes, mais uniquement avec celles qui sont mariées, les autres ne sont pas encore devenues respectables.
  8. cesser d'aimer la position de la levrette et se contenter d'un petit missionnaire rapide le samedi soir. Monsieur s'y habituera rapidement.
  9. oublier le jour ou l'on s'est faîte sauter dans les toilettes lors du Rallye machin chose, ça fait toujours désordre.
  10. faire au minimum quatre enfants et, par conséquent, acheter un Renault Espace.
  11. investir dans l'immobilier : la demeure bougeoise s'impose, avec la femme de ménage et le chien-chien qui vont avec.

Voilà, vous êtes une femme mariée RESPECTABLE ! Vous faites maintenant partie des notables du coin, vous avez  une belle maison et quatre beaux enfants, votre mari a une bonne situation (ça vous aura servi de faire toutes les soirées des Grandes Ecoles, votre maman peut être fière de vous !), il vous touche deux fois par mois, bref, c'est le bonheur. Et maintenant que la femme du dentiste est votre meilleure amie, vous allez enfin être invitée aux partouzes organisées par son mari en compagnie du notaire, du toubib et même du sénateur - maire : la consécration ! 

 

28.09.2007

Plus tard, je serai Miss Limousin. / La paix dans le monde.

A l'invitation d'une amie bloggeuse (Oopsgal, pour ne pas la citer. Allez jeter un coup d'oeil sur son site. C'est ma minute pub, profitez- en, y en aura pour tout le monde !), je réponds au questionnaire qui suit.

Je tiens à préciser qu'à chaque question j'ai donné deux réponses. A vous de cocher celle qui vous plait.

 

Mais avant, respectons la procédure :

Oopsgal : " Louise, levez la main droite et dîtes je le jure."

Louise : "Je le jure."

Oopsgal : "Recommencez Louise, sans croiser les doigts cette fois ! "

 

Attrapez le livre le plus proche, allez à la page 18 et écrivez la quatrième ligne :

1) "Cette année passée loin des soins protecteurs de sa mère avait amené un net changement dans"  En ce moment, je n'ai pas un seul bouquin en cours, alors j'ai pris celui d'Alex. Il ne s'agit pas d'une étude pédopsychiatrique mais de la biographie d'Adolph Hitler par John Toland. Mon mari est féru d'histoire contemporaine.

2) La paix dans le monde.

 

Sans vérifier, quelle heure est-il ?

1) 9h15.

2) La paix dans le monde.

 

Après vérification :

1) 9h29. Aujourd'hui, je me suis réveillée avec un quart d'heure de retard alors je vais être décalée toute la journée de 15 minutes . CQFD.

2) La paix dans le monde.

 

Que portez - vous ?

1) Un ensemble pantalon (il me fait un petit cul d'enfer !) - sweat-shirt en laine grise très douillet pour cocooner dans la maison. C'est le temps ! Et des chaussons type sabot Birkenstock en imprimé panthère. (un mythe s'effondre).

2) La paix dans le monde.

 

Avant de répondre à ce dictionnaire, que regardiez - vous ?

1) La chambre des garçons qui est vraiment en désordre ce matin, je vais avoir du boulot .

2) La paix dans le monde.

 

Quel bruit entendez - vous à part celui de l'ordinateur ?

1) Les klaxons des voitures parce qu'apparemment, il y a un imbécile qui bouche la rue.

2) La paix dans le monde.

 

Quand êtes - vous sortie la dernière fois :

1) A 8h15, pour enemner les garçons à l'école et à la garderie.

Et vendredi dernier, avec les copines. Nous sommes allées nous encanailler au Latin Corner. J'ai léché de la crême chantilly sur le ventre de notre serveur pratiquement nu. (J'ai juré de dire toute la vérité, fallait pas m'inviter !).

2) La paix dans le monde.

 

Avez - vous rêvé cette nuit ?

1) J'ai rêvé que mon aîné pleurait et demandait de l'aide. Je ne rêvais pas, il a fait pipi, j'ai été de corvée de drap à 4 heures du matin et impossible de me rendormir après.

2) La paix dans le monde.

 

Quand avez - vous ri pour la dernière fois ?

1) Samedi matin avec Alex : j'ai honte !!! J'évoquais ma soirée fifilles de la veille et décrivait la tenue d'une de mes copines qui a le chic pour s'habiller un peu beaucoup comme les putes albanaises qui arpentent les maréchaux. A chaque fois, ça nous fait rire. Je sais , ca n'est vraiment pas sympa de ma part !!!

2) La paix dans le monde.

 

Qu'y a-t-il sur les murs de la pièce ou vous êtes ?

1) Je suis dans mon salon et il y a un grand miroir genre trumeau. C'est l'un des premiers objets qu'Alex et moi avons acheté en commun. Il y a aussi une gravure représentant des chevaux, deux appliques dorées, une aquarelle du Panthéon et une gravure du Jardin des Plantes. Comme vous le savez déjà, nous aimons beaucoup notre quartier et nous adorons chîner.

2) La paix dans le monde.

 

Si vous deveniez multimillionnaire dans la nuit, quelle est la première chose que vous achèteriez ?

1) Comment savez - vous que je vais gagner le gros lot à Euromillions ce soir ? Alors demain matin, je file à l'agence immobilière Emile Garçin, ils vendent près des quais de Seine une maison de 220 m2 sur deux niveaux avec 130 m2 de jardin, le tout sans vis - à- vis, au calme, exposé sud et surtout, surtout, dans le 5ème arrondissement. Demain après midi, maxi séance shopping, samedi soir je me prends la plus monstrueuse cuite de ma vie, dimanche je cuve, jour du Seigneur oblige et lundi matin je pars faire mon premier tour du monde avec mari et enfants (quoique le mari, ça n'est pas indispensable, je pourrais toujours me payer un gigolo).

2) La paix dans le monde.

 

Avez - vous vu quelque chose d'étrange aujourd'hui ?

1) Alex a un bouton rouge sur la fesse gauche. Un gros bouton rouge avec du blanc dedans.

2) La paix dans le monde.

 

Que pensez - vous de ce questionnaire ?

1) Je pense qu'Oopsgal veut vraiment que je me présente au concours de Miss France.

2) La paix dans le monde.

 

Quel serait le prénom de votre fille si vous en aviez une ?

1) Quand je me suis retrouvée enceinte la première fois, nous avons pensé à Clara mais il y en a plein des Clara. Enfin, le problème a été vite réglé : je ne sais faire que des garçons.

2) La paix dans le monde.

 

Avez - vous déjà pensé à aller vivre à l'étranger ?

1) Je devais partir un an en Angleterre quand j'étais plus jeune, j'ai rencontré Alex, je suis venue à Paris. Remarquez, débarquer à Paris quand on vient de province, c'est un peu comme aller vivre à l'étranger, il y a un temps d'adaptation.

2) La paix dans le monde.

 

Que voudriez - vous que Dieu vous dise quand vous franchirez les portes du Paradis ?

1) " Entre Louise, entre. Pas la peine de regarder autour de toi, c'est bien pour toi que je les ouvre. On va s'éclater ma fille, tu vas voir. Une bonne restauration de la façade et on ne verra plus du tout que tu as 101 ans. Oh, mais je vois qu'Alex t'accompagne, remarque, à 105 ans, il était temps ! "

2) La paix dans le monde. (il a fumé là Dieu, ou quoi ?)

 

Si vous pouviez changer quelque chose dans le monde en dehors de la politique et de la culpabilité, que changeriez - vous ?

1) J'enlèverais les poils sur le torse des hommes, je n'aime pas les velus.

2) Et la gagnante est Miss Poitou-Charente qui répond : "La paix dans le monde ! "

 

Aimez - vous danser ?

1) A trois ans, j'ai fait de la danse rythmique. A 6 ans, j'ai commencé la danse classique. A 8 ans, j'ai attaqué les pointes. A 10 ans et jusqu'à 25 ans, j'ai fait 1h30 minimum de danse classique par jour et en plus, je participais à des stages intensifs les week-end et pendant les vacances. J'ai ainsi sillonné la France de stage en stage, de grand prof en grand prof, pour finir par passer, sans succès, l'audition d'entrée au Jeune Ballet de France. Maintenant, mon corps est fatigué.

2) La paix dans le monde.

 

Georges Bush ?

1) Même pas aussi costaud qu'Arnold.

2) La paix dans le monde. (Vous êtes sûre Miss Picardie ?).

 

Quelle est la dernière chose que vous ayez regardée à la télévision ?

1) Jason Bourne dans La mort dans la peau, dimanche soir sur TF1.

2) L' élection de Miss France sur TF1 !!!

 

 

Maintenant, à Gwen de Chevaize de prendre le relais peut-être ? Fais pas ta timide Gwen ! A moins que Canard n'ait sa petite idée sur la paix dans le monde ...

 

Question subsidiaire : Si vous pouviez être quelqu''un d'autre, qui choisiriez - vous ?

Mme de Fontenay !!!

l'invitation du samedi.

Si je vous dis invitation du samedi, vous pensez dîner chez des amis, petits plats dans les grands, jolie robe noire et talons hauts, baby-sitter pour les enfants, bouquet de fleurs, champagne.

Or, l'invitation du samedi, c'est : "Antoine t'invite à fêter son anniversaire autour d'un bon gôuter de 15h30 à 18h30. Il y aura des jeux, des bonbons, des animations."

Vous êtes déçue, vous pensiez mettre votre nouvelle robe samedi soir.

Reprenez - vous, vous avez trois heures devant vous, trois heures juste pour vous, trois heures pour trouver les chaussures qui iront avec la robe. Cet après midi, c'est la maman d'Antoine qui s'y colle, à l'anniversaire. Chacune son tour !

"Bonne après-midi Henri, amuse-toi bien. Maman viendra te chercher tout à l'heure."

"C'est toujours 18h30 la fin du gôuter ? Ca n'est pas 19h ?"

27.09.2007

La classe.

J'ai eu envie de me faire belle. J'ai mis une robe noire trois trous qui s'arrête au dessus du genou, des escarpins noirs et mon collier Darel. Je me suis fait un chignon banane, j'ai pris un joli sac à main et suis allée me promener. Mon parfait look Jackie K.

Je me suis faite siffler par les éboueurs du camion poubelle qui passait par là.

Ca c'est la grande classe !

26.09.2007

I am a star dans mon quartier !

J'adore me promener dans mon quartier. A force de courir toute la journée à droite à gauche avec mes enfants, je connais tout le monde, ou presque.

  1. je descends l'escalier de mon immeuble, je rencontre la voisine du dessus. On s'embrasse, on discute, elle dit à Henri de venir chercher un morceau de gâteau au retour de sa promenade.
  2. En bas, la gardienne va gentillement me chercher la poussette et tripote les genoux de Franz en lui faisant des gouzi-gouzi. Ca va me côuter cher en étrennes.
  3. Je passe le porche. Première porte à droite, le DVD club : Franz va dire bonjour au vendeur, tous les deux discutent Scoubidou au moins une fois par jour.
  4. La boutique voisine : la maison de la presse. "Comme ils grandissent vos enfants. Toujours aussi débrouillards ?" et patati et patata.
  5. On arrive à marcher pendant au moins cent mètres sans rencontrer qui que ce soit. Un exploit !
  6. La maman d'Antoine, son fils était à la halte garderie avec Henri l'année dernière. "Antoine, fais un bisou à Henri." "Henri, fais un bisou à Antoine."
  7. Pomi, mon marchand de fruit à Mouffetard. "Comment ça va aujourd'hui ?" "Super avec ce temps." "tenez les enfants, une petite fraise."
  8. Je traverse la rue Censier. Une copine à ,la terrasse du Saint-Médard. "T'as cinq minutes pour prendre un café avec moi ?" Qu'à cela ne tienne, on est parties pour trois quart d'heure de commérages.
  9. Bon, faut quand même que j'aille faire mes courses : je traverse à nouveau la rue Censier, mais aussitôt une pause au square de l'église Saint-Médard est nécessaire, Henri a vu son copain Gabriel. Sa mère est une copine, une demi heure de cancans.
  10. On quitte le square pour remonter la rue Mouffetard. Halte à la première boutique de la poissonnerie Quoniam. Je vais toujours à celle-ci plutôt qu'à la grande un peu plus haut. Ne me demandez pas pourquoi, c'est comme ça. Là, discussion avec la fille de la maison, très sympa. Et puis son petit garçon va à la même école que mon fils, alors maintenant on taille aussi le bout de gras devant l'école.
  11. On remonte et, stop : arrêt à la boulangerie Le fournil de Mouffetard. "Votre fille et mon fils ne se battent pas trop dans la classe ? Je vais prendre une baguette bien cuite s'il vous plait. " (Mon mari adore m'y accompagner, pour la femme du boulanger, elle vaut le détour, tous les papa de l'école la connaisse). "Merci, à tout à l'heure à l'école."
  12. De la viande, j'ai oublié la viande. Arrêt à la boucherie , la viande est délicieuse et les bouchers sont tous beaux et très appétissants, alors ne boudons pas notre plaisir.
  13. On monte, on monte, on monte. Dur avec la poussette ! Un petit coucou à la vendeuse de glaces Berthillon. Tous les vendredi à 16h30, mon fils et son copain ont le droit à leur glace, un rituel.
  14. Arrivée à la bibliothèque. On va directement à l'espace enfant du sous-sol, on demande à la charmante et très zen bibliothécaire les nouveaux livres sur l'Egypte, on consulte les livres pop-up, elle connaît les gôuts d'Henri ! On empreinte et on lance un "au revoir" à la ronde qui répond : "à la semaine prochaine Henri !"
  15. On redescend, on redescend, on redescend. "Salut Marie !" Une ancienne copine du collège qui m'a reconnue l'autre jour. Elle s'est avancée vers moi, j'ai cru qu'elle voulait un renseignement. "Salut Louise !" Pour moi, ça a été le blanc. Mon dieu, qui est-ce ? Impossible de la reconnaître.  "Mais si, Marie, en classe d'allemand, en sixième ". Ah, ça y est, ça me revient. Ouf.
  16. Arrêt obligatoire à la boutique Maxi-livres, rue de Bazeilles. Discussion quotidienne entre mon fils et le vendeur : les nouveautés, les livres qu'on voudrait, ceux qu'on a déjà, et patati et patata. (Si je dérange, vous me le dites .)

Retour à la maison : on croise des copines de maman et patati et patata, des copains des enfants et patati et patata. On a mis trois heures alors que tout cela aurait pu être fait en une demi heure, mais c'est comme ça quand on est une star !

 

25.09.2007

c'est un garçon, madame

C'est un garçon , madame.

Ah. Mais je voulais une fille, moi. Une fille, je sais ce que c'est, j'en suis une. Mais, un garçon ? Je n'y connais rien en garçon, j'ai même pas de zizi.

Et puis, j'ai appris. Un garçon, c'est :

  • des petits cailloux dans les poches.
  • du sable dans les chaussettes.
  • des marrons dans la poussette.
  • des branches mortes plus grandes que soi qu'on traîne avec acharnement.
  • des tas de feuilles mortes dans lesquels on saute, on shoote.
  • des bigorneaux, des crevettes et des crabes dans les seaux de plage.
  • des lézards qu'on capture et qu'on observe ensuite dans un verre transparent.
  • des os de dinosaures.
  • des crânes d'animaux dénichés sous des troncs dans la forêt.
  • des cailloux qu'on jette de la digue.
  • des cailloux qu'on collectionne.
  • des doigts qu'on trempe dans la colle et puis des mains entières qu'on trempe dans la colle.
  • des points de suture sur le front.
  • des joues rouges d'avoir trop courru.
  • des croutes aux genoux.
  • des culottes courtes et des chaussettes en accordéon.
  • une chemise qui sort du pantalon.
  • des vêtements tâchés de boue et d'herbe.
  • des vroum vroum et des pin pon.
  • des pirates, des corsaires, des pompiers, des chevaliers.
  • un zizi.
  • des mouches qu'on observe au microscope.
  • des bains qu'on ne veut pas toujours prendre.
  • des fantômes, des squelettes, des momies et des monstres.
  • des épées lazer et des pistolets.
  • des engins de chantier.
  • des fourmis qu'on observe accroupi.
  • des gâteaux à la boue.
  • des légo et des playmobil.
  • des oeufs Kinder fauchés dans le frigidaire.
  • des lampes de poche cachées sous la couette.
  • de la glace au chocolat tout autour de la bouche.
  • des bouquets de paquerettes cueillis pour Maman.
  • des dessins pour Papa.
  • des "Maman, plus tard, je me marierai avec toi."
  • des "Maman, t'es la plus belle des Mamans.
  • des bisous, pleins de bisous.
  • des calins, pleins de calins.
  • de l'amour, que de l'amour.

 

 

24.09.2007

une soirée toute simple entre filles

Vendredi soir, alors que le pays tout entier se passionnait pour le match France - Irlande et soutenait ardemment l'équipe nationale au son de la Marseillaise, mes copines et moi-même avons, et nous le reconnaissons honteusement, apporté tout notre soutien à d'autres mâles que Chabal et ses acolytes mais presque aussi musclés et beaucoup moins velus.

( Je tiens à préciser l'aide exceptionnelle d'Alex : Monsieur, bien qu'ayant reçu d'un client un billet pour aller assister au fameux match au Stade de France, l'a donné à un ami afin de rester à la maison pour garder les enfants malades tandis que Madame se jetait corps et âme dans une nuit de débauche. Ca, c'est de l'abnégation !)

20h15 : j'abandonnai ma petite famille pour me rendre avec quatre amies à Odéon ou nous avons dîné. Trouver un restaurant ne fût pas chose facile, la plupart des établissements ayant choisi de diffuser le match, y manger était impossible, les lieux étant envahis par des hordes de fous furieux vociférant une pinte de bière à la main. Finalement, après un petit tour dans une rue de Buci aux terrases bondées, nous avons trouvé refuge chez Pères et Filles, rue de Seine, un bistro agréable ou l'on a plutôt bien mangé  mais surtout, ou nous avons papoté, papoté, papoté.

 Une seule règle, ne pas aborder le sujet des enfants. De quoi voulez - vous que des femmes seules qui souhaitent s'amuser parlent  ? Littérature, philosophie, politique ? Mais après l'apéritif et le vin, vous croyez vraiment qu'on avait l'esprit encore suffisamment clair pour débattre de l'influence de la pensée kantienne dans la société actuelle ? Certes, Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre ont façonné la Rive Gauche depuis Saint-Germain des Prés jusqu'au quartier latin, mais nos centres d'intérêt furent très éloignés de ces préoccupations philosophiques. Plutôt qu'à l'existentialisme, nous préférâmes nous intéresser à des choses beaucoup plus terre à terre : les hommes et tout ce qui s'ensuit. A ce stade, la discussion devint beaucoup, beaucoup, beaucoup plus débridée. Nous parlâmes vibromasseur, godemichet, boules de geisha, lingerie coquine. Je crois bien que j'ai tout entendu ce soir là. (j'espère que ma mère ne lira jamais ce blog !) Nous avons même parlé taille des sexes de ces messieurs : l'une des célibataires du groupe ayant eu un ex avec un sexe de vingt trois centimètres (la moyenne nationale, c'est treize !), nous voilà toutes les cinq écartant les deux mains afin de nous représenter les fameux vingt trois centimètres .  "Ouh la la.  Tout ça, tu crois ?   Non, un peu plus.   Non, un peu moins.   Ah oui, quand même. "  

Le dîner fût ponctué d'éclats de rire et de confidences. Ce fût un repas de trentenaires qui s'assument. Pas de tabous, pas de frustrations, pas de complexes,. De la joie de vivre, de la rigolade, de la franche camaraderie féminine.  Des filles pleines de vie et bien dans leurs escarpins. A 23h, après que la France eut remporté le match, le restaurant s'est rempli. Il était temps pour nous de quitter les lieux.

Direction la rue de la Huchette. La promenade par la rue Saint -André des Arts fût des plus agréables. Supporters français et irlandais réunis dans une ambiance sympathique. J'eus l'impression de me retrouver quinze ans en arrière, lorsque j'étais étudiante à Rennes et que je sortais rue de la soif.  Nos pas nous menèrent jusque devant le Latin Corner. Des groupes de filles attendaient que le visio daigne les laisser entrer. Vous pensez vraiment que nous avons attendu comme tout le monde ? Nan, nan, nan ! Nous avons fendu la foule :  "pardon, pardon, pardon", l'air dégagé. "Monsieur X a réservé une table au nom de Louise."     "Deux minutes, j'appelle le patron. " Le patron est arrivé, nous sommes entrées. Jouissif, tout simplement jouissif.

Le bar étant plein, nous avons patienté quelques instant au comptoir , ce qui nous a permis de siroter un premier cocktail tout en matant les serveurs en boxer short. Je ne vous avez pas dit que les serveurs étaient torse nu et en slip ? Désolée, c'est un oubli de ma part. Et oui, la particularité du Latin Corner est le service par de jeunes hommes de 20-25 ans à tout casser, au corps  d'athlète, des sortes de gogo danseurs en plus soft. Je n'ai jamais été très amateur de ce genre de "show", mais l'ambiance ici n'est ni pesante, ni trash. Les filles viennet là pour s'amuser et se défouler. Ca piaille, ça rigole. C'est sexy mais très bon enfant (si, si, c'est possible). Ca danse, ca chante, ca monte sur les chaises. Attention cependant, le second degré est OBLIGATOIRE, sinon passez votre chemin.

Ayant prévenu le patron que c'était l'anniversaire de mon amie Drit, celle-ci a été particulièrement choyée par notre serveur attitré, qui n'a pas hésité à la monter sur le bar et ... Je ne vous en dirai pas plus, elle m'en voudrait. Et puis, faîtes travailler votre imagination bon sang ! Un peu plus tard dans la soirée, nous avons chacune eu droit à notre petite gâterie, il n'y avait pas de raison. Profitant d'un léger moment d'accalmie, nous sommes allées remercier le patron qui est un jeune type sérieux, sympa et très discret, adorable.

 Puis, nous avons décidé de terminer la soirée au Roméo, boulevard Saint-Germain, juste avant Maubert Mutualité. Je ne connaissais pas cette boîte de nuit et là aussi ce fût un grand moment. Attention, quinzième degré OBLIGATOIRE. C'est une petite boîte style années 80 qui fait très dancing de province. On se croirait en vacances. Mais, surprise, oh surprise, nous nous retrouvons au milieu ... d'un car de CRS. Que des gardiens de la paix, des bacmen, des gendarmes et autres pompiers. Que du pur, du dur, du tatoué, des hommes, des vrais, avec des xxx. Tout un poème, que de la finesse. Mon dieu, mon dieu, ou sommes nous ? Il va vraiment falloir que je raconte ça à Alex !

Armées de notre quinzième degré, mes copines et moi nous élançâmes sur la piste de danse. Tu poses le pied sur la piste, tu as cinq chauves ( dans ces professions, le chauve costaud est à la mode) qui se mettent tout autour de toi en te regardant avec des yeux de merlan frit. Mais, ces messieurs, qui défendent la veuve et l'orphelin, te laissent tranquille dès qu'ils voient que tu n'es pas attirée comme un aimant par leur virilité et leur puissance, et ça c'est plutôt sympa.  Surtout sourire sinon on passe pour une bécheuse. Je suis là, autant m'amuser. Et moi,  j'adore les situations complètement décalées comme ça. On a bien ri, on a dansé.  On s'est fait un super souvenir, mais pas sur qu'on y retourne.

Enfin la fatigue s'est faite sentir. 4h30 du matin. Il était temps de rentrer. Nous sommes revenues en noctambus en évoquant les moments forts de la soirée. Nous nous sommes dit bonsoir nous promettant de nous appeler le lendemain, pas trop tôt . Je me suis couchée  et ai dormi deux heures, jusqu'à ce que mes fils viennent me réveiller en fanfare. Le réveil fût des plus difficiles.

Ouh la la, j'ai un mal de tête à gogo ce matin !

23.09.2007

La réunion.

Hier avait lieu à l'école de mon fils Franz la réunion de rentrée. 9h30, briefing dans le préau en commun avec les autres classes ; 10h, dans la classe, la maîtresse expose son organisation et le programme de l'année scolaire.

L'année dernière, dans le préau, ça avait été un vrai bordel, le mot n'est pas trop fort. Tous les parents étaient debout serrés comme des sardines et discutaient pendant que la directrice faisait son petit spitch d'accueil d'une voix faible. Au fond, on n'entendait rien. Puis, les représentants des parents d'élèves  avaient prêché la bonne parole afin de recruter quelques inconscients  (les mêmes qui lorsqu'ils avaient onze ans s'étaient présentés à l'élection d' élève délégué de la classe de sixième ! ) pour prendre le relais.

Alors, cette année, j'ai décidé d'arriver un peu plus tard dans le préau. Pas folle la guêpe. C'est donc à 9h30 au lieu de 9h15 que j'ai laissé mari et enfants à la maison afin de me rendre tranquillement à la fameuse réunion. A 9h45, j'arrive en même temps qu'un papa que je connais. Nous entrons dans l'école et nous félicitons mutuellement de notre clairvoyance. Mais au moment ou nous nous présentons devant la porte vitrée du préau, quelle n'est pas notre surprise de constater que le bordel de l'an passé a laissé place à des rangées de parents assis bien sagement sur des bancs et écoutant religieusement la directrice.

Un vent de panique souffle sur nos deux têtes. Une solution, demander à la gardienne à passer discrètement par la cour, mais celle-ci, avec un plaisir non dissimulé, ouvre grand la porte et nous pousse en avant. Cinquante têtes se tournent et nous dévisagent tandis que la directrice nous jette un regard noir. Nous esquissons un sourire gêné et nous avançons sur la pointe des pieds. Ayant repéré un énorme poteau, je choisis de me cacher derrière en attendant qu'on m'oublie.

L'année prochaine, je viendrai à 9h20.

22.09.2007

La fidélité ? Mon cul !

Comme je vous l'ais dit hier, cela fait onze ans qu'Alex et moi sommes mariés et seize ans que nous sommes ensemble. Comment cela est-il possible à notre époque ? Sachant que chaque année en France 250000 couples unissent leurs destinées mais que, dans le même temps, 180000 divorcent, effectivement le challenge est difficile à remporter.

Rester en couple n'est pas chose aisée. Alors, rester en couple sans que Monsieur battifole ou que Madame s'envoie en l'air, relève là du parcours du combattant. Une chose est sûre, personne, absolument personne n'est à l'abri d'une infidélité de son conjoint, et ce, même au bout de quanrante ans de mariage.

Un couple, ça se travaille.

 

Une solution ( notez bien que je ne dis pas LA solution ! ) :

Mesdames, investissez dans votre cul !

Un gros cul à la maison n'a jamais aidé un homme à être fidèle. Certes, un joli petit cul n'empêchera pas forcément Monsieur d'aller voir ailleurs, mais il en aura peut-être aussi beaucoup moins envie. Faîtes en sorte qu'il ne soit pas tenté par d'autres fessiers que le vôtre.

 

Quleques efforts sont alors nécessaires :

  • ne vous goinfrez pas (pas facile de ne pas succomber aux oeufs Kinder des enfants quand ceux -ci sont à l'école ) .
  • montez trois fois par jour les étages à pied avec un enfant dans chaque bras plus les courses.
  • marchez en talons aiguilles.
  • faîtes du sport quatre heures par jour et mangez de l'herbe si vos fesses sont vraiment boursoufflées par la cellulite. Et encore, je ne vous grantis pas de résultat. Pensez à la lipposucion peut-être ou alors faîtes un voeux et priez.

Ca a marché ? Formidable. Maintenant, adoptez une démarche chaloupée dans votre nouveau slim, haut perchée sur des talons de huit centimètres, ça galbe la fesse. Monsieur ne verra alors plus que vous, ou plutôt que lui, votre cul qui, lui fait de l'oeil. Oups ! Ces deux mains qui se plaquent violemment sur votre auguste postérieur et le malaxent ? C'est normal, vous venez de gagnez votre pari.

Mais si, malgré tous vos efforts, Monsieur ne remarque pas vos jolies fesses, présentez votre cul tout neuf de préférence à ses amis ou à ses collègues qui, eux, sauront l'apprécier à sa juste valeur. Pavanez -vous, cela énervera terriblement Monsieur qui n'aura alors de cesse de le garder pour lui tout seul. On ne chasse pas sur les terres de Monsieur ! Il sera tellement pris par sa nouvelle activité (vous / le garder), qu'il dédaignera le fessier de sa blonde collègue, le trouvant soudainement trop gros, trop mou, bref sans intérêt en comparaison avec le vôtre, tout rond, tout ferme, tout mignon et, qui plus est, à portée de main.

Mais attention, veillez à ne pas relâcher votre vigilance. un nouveau petit cul (parfois même plus jeune, ce sont les pires ceux -là ) peut arriver au bureau de Monsieur, alors serrez les fesses !

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