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24.09.2007

une soirée toute simple entre filles

Vendredi soir, alors que le pays tout entier se passionnait pour le match France - Irlande et soutenait ardemment l'équipe nationale au son de la Marseillaise, mes copines et moi-même avons, et nous le reconnaissons honteusement, apporté tout notre soutien à d'autres mâles que Chabal et ses acolytes mais presque aussi musclés et beaucoup moins velus.

( Je tiens à préciser l'aide exceptionnelle d'Alex : Monsieur, bien qu'ayant reçu d'un client un billet pour aller assister au fameux match au Stade de France, l'a donné à un ami afin de rester à la maison pour garder les enfants malades tandis que Madame se jetait corps et âme dans une nuit de débauche. Ca, c'est de l'abnégation !)

20h15 : j'abandonnai ma petite famille pour me rendre avec quatre amies à Odéon ou nous avons dîné. Trouver un restaurant ne fût pas chose facile, la plupart des établissements ayant choisi de diffuser le match, y manger était impossible, les lieux étant envahis par des hordes de fous furieux vociférant une pinte de bière à la main. Finalement, après un petit tour dans une rue de Buci aux terrases bondées, nous avons trouvé refuge chez Pères et Filles, rue de Seine, un bistro agréable ou l'on a plutôt bien mangé  mais surtout, ou nous avons papoté, papoté, papoté.

 Une seule règle, ne pas aborder le sujet des enfants. De quoi voulez - vous que des femmes seules qui souhaitent s'amuser parlent  ? Littérature, philosophie, politique ? Mais après l'apéritif et le vin, vous croyez vraiment qu'on avait l'esprit encore suffisamment clair pour débattre de l'influence de la pensée kantienne dans la société actuelle ? Certes, Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre ont façonné la Rive Gauche depuis Saint-Germain des Prés jusqu'au quartier latin, mais nos centres d'intérêt furent très éloignés de ces préoccupations philosophiques. Plutôt qu'à l'existentialisme, nous préférâmes nous intéresser à des choses beaucoup plus terre à terre : les hommes et tout ce qui s'ensuit. A ce stade, la discussion devint beaucoup, beaucoup, beaucoup plus débridée. Nous parlâmes vibromasseur, godemichet, boules de geisha, lingerie coquine. Je crois bien que j'ai tout entendu ce soir là. (j'espère que ma mère ne lira jamais ce blog !) Nous avons même parlé taille des sexes de ces messieurs : l'une des célibataires du groupe ayant eu un ex avec un sexe de vingt trois centimètres (la moyenne nationale, c'est treize !), nous voilà toutes les cinq écartant les deux mains afin de nous représenter les fameux vingt trois centimètres .  "Ouh la la.  Tout ça, tu crois ?   Non, un peu plus.   Non, un peu moins.   Ah oui, quand même. "  

Le dîner fût ponctué d'éclats de rire et de confidences. Ce fût un repas de trentenaires qui s'assument. Pas de tabous, pas de frustrations, pas de complexes,. De la joie de vivre, de la rigolade, de la franche camaraderie féminine.  Des filles pleines de vie et bien dans leurs escarpins. A 23h, après que la France eut remporté le match, le restaurant s'est rempli. Il était temps pour nous de quitter les lieux.

Direction la rue de la Huchette. La promenade par la rue Saint -André des Arts fût des plus agréables. Supporters français et irlandais réunis dans une ambiance sympathique. J'eus l'impression de me retrouver quinze ans en arrière, lorsque j'étais étudiante à Rennes et que je sortais rue de la soif.  Nos pas nous menèrent jusque devant le Latin Corner. Des groupes de filles attendaient que le visio daigne les laisser entrer. Vous pensez vraiment que nous avons attendu comme tout le monde ? Nan, nan, nan ! Nous avons fendu la foule :  "pardon, pardon, pardon", l'air dégagé. "Monsieur X a réservé une table au nom de Louise."     "Deux minutes, j'appelle le patron. " Le patron est arrivé, nous sommes entrées. Jouissif, tout simplement jouissif.

Le bar étant plein, nous avons patienté quelques instant au comptoir , ce qui nous a permis de siroter un premier cocktail tout en matant les serveurs en boxer short. Je ne vous avez pas dit que les serveurs étaient torse nu et en slip ? Désolée, c'est un oubli de ma part. Et oui, la particularité du Latin Corner est le service par de jeunes hommes de 20-25 ans à tout casser, au corps  d'athlète, des sortes de gogo danseurs en plus soft. Je n'ai jamais été très amateur de ce genre de "show", mais l'ambiance ici n'est ni pesante, ni trash. Les filles viennet là pour s'amuser et se défouler. Ca piaille, ça rigole. C'est sexy mais très bon enfant (si, si, c'est possible). Ca danse, ca chante, ca monte sur les chaises. Attention cependant, le second degré est OBLIGATOIRE, sinon passez votre chemin.

Ayant prévenu le patron que c'était l'anniversaire de mon amie Drit, celle-ci a été particulièrement choyée par notre serveur attitré, qui n'a pas hésité à la monter sur le bar et ... Je ne vous en dirai pas plus, elle m'en voudrait. Et puis, faîtes travailler votre imagination bon sang ! Un peu plus tard dans la soirée, nous avons chacune eu droit à notre petite gâterie, il n'y avait pas de raison. Profitant d'un léger moment d'accalmie, nous sommes allées remercier le patron qui est un jeune type sérieux, sympa et très discret, adorable.

 Puis, nous avons décidé de terminer la soirée au Roméo, boulevard Saint-Germain, juste avant Maubert Mutualité. Je ne connaissais pas cette boîte de nuit et là aussi ce fût un grand moment. Attention, quinzième degré OBLIGATOIRE. C'est une petite boîte style années 80 qui fait très dancing de province. On se croirait en vacances. Mais, surprise, oh surprise, nous nous retrouvons au milieu ... d'un car de CRS. Que des gardiens de la paix, des bacmen, des gendarmes et autres pompiers. Que du pur, du dur, du tatoué, des hommes, des vrais, avec des xxx. Tout un poème, que de la finesse. Mon dieu, mon dieu, ou sommes nous ? Il va vraiment falloir que je raconte ça à Alex !

Armées de notre quinzième degré, mes copines et moi nous élançâmes sur la piste de danse. Tu poses le pied sur la piste, tu as cinq chauves ( dans ces professions, le chauve costaud est à la mode) qui se mettent tout autour de toi en te regardant avec des yeux de merlan frit. Mais, ces messieurs, qui défendent la veuve et l'orphelin, te laissent tranquille dès qu'ils voient que tu n'es pas attirée comme un aimant par leur virilité et leur puissance, et ça c'est plutôt sympa.  Surtout sourire sinon on passe pour une bécheuse. Je suis là, autant m'amuser. Et moi,  j'adore les situations complètement décalées comme ça. On a bien ri, on a dansé.  On s'est fait un super souvenir, mais pas sur qu'on y retourne.

Enfin la fatigue s'est faite sentir. 4h30 du matin. Il était temps de rentrer. Nous sommes revenues en noctambus en évoquant les moments forts de la soirée. Nous nous sommes dit bonsoir nous promettant de nous appeler le lendemain, pas trop tôt . Je me suis couchée  et ai dormi deux heures, jusqu'à ce que mes fils viennent me réveiller en fanfare. Le réveil fût des plus difficiles.

Ouh la la, j'ai un mal de tête à gogo ce matin !

Commentaires

Je me méfie maintenant : il y a un gag, un anachronisme, le noctambus n'existe pas encore ? (de "mon temps" en tout cas, c'était le bus 27 et c'était chouette). Sinon c'est quoi un dancing de province ????

Ecrit par : Gwen | 24.09.2007

à 4h30 du matin, on prend le noctambus ! nous l'avons pris à Maubert jusqu'à Censier, après je ne sais pas du tout ou il va ...
quant au "dancing de province", n'y vois aucune suffisance de ma part. J'ai passé une bonne partie de mes soirées d'adolescence dans une boite qui s'appelait La Casba (tout un programme!) et j'en garde des souvenirs mémorables, et pourtant La Casba ne ressemblait aucunement au Cab, au Vip ou au Palais M. Et bien souvent on s'amuse beaucoup plus dans tous les Macumba ou autres Tamarys de province que dans les boîtes branchées parisiennes !

Ecrit par : Louise | 24.09.2007

Ole! Les fauves sont de sortie! =)
Ca fait un bien fou les soirees entre filles, hein?
Et rien a dire, Alex est un amour, tu l'as trouve ou?? (meme si le mien ronchonne un peu, je ne l'echangerais pour rien au monde)
Bonne soiree et bises!

Ecrit par : Oopsgal | 24.09.2007

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